Santé physique

5 conseils pour favoriser l’inclusion des enfants avec des difficultés motrices

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Dribler avec un ballon, faire de la corde à sauter, réaliser des bracelets en perles : ces exemples d’activités font le bonheur de certains enfants… et créent de l’anxiété chez d’autres, moins habiles. Comment remédier à la situation?

5 conseils pour favoriser l’inclusion des enfants avec des difficultés motrices
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Pour les enfants éprouvant des difficultés motrices, certaines activités physiques peuvent décourager. Il faut pourtant redoubler d’efforts pour encadrer ces enfants afin d’éviter le cycle du désengagement, explique Mariève Blanchet, professeure au département des sciences de l’activité physique de l’UQÀM et co-directrice du Laboratoire de recherche en motricité de l’enfant. 

 

« Un enfant qui a de la difficulté à bouger va vivre beaucoup d’échecs et aura de la difficulté à s’intégrer, ce qui va influencer ses habiletés sociales, explique-t-elle. Cela mène par la suite à des difficultés psychologiques et à une faible motivation. L’enfant peut devenir sédentaire et donc réduire davantage sa condition physique. C’est un cycle malsain. »

 

 

Inclusion des enfants avec difficultés motrices : nos conseils 

Comment donc éviter ce piège et inclure les enfants éprouvant des difficultés au niveau de la motricité fine ou globale? La spécialiste propose quelques pistes.

  1. Modifier le concept des jeux. Au lieu d’organiser des compétitions ou jeux basés sur la performance, le pointage ou la rapidité, on préfère miser sur des jeux coopératifs. Tous les enfants avanceront donc ensemble vers le même objectif, sans que l’un d’eux ne soit blâmé pour la mauvaise performance de l’équipe, ou choisi en dernier. 
  2. Diminuer le plus possible la stigmatisation. Trouver des stratégies pour qu’on ne puisse pas facilement identifier qui est le plus habile. Par exemple, on multiplie les lignes de départ pour un même jeu. 
  3. Varier les objets ludiques. Les objets eux-mêmes peuvent susciter des émotions négatives. Par exemple, un simple ballon de soccer peut être associé à de mauvais souvenirs chez un jeune. On proposera donc plutôt des ballons et outils variés, des accessoires non structurés. 
  4. Encourager le jeu libre.  Si on se déplace au parc, on propose aux enfants de s’amuser à leur rythme, avec les éléments de la nature (sable, cailloux, branches), plutôt que d’axer sur le jeu dans les modules. Le jeu libre compte une panoplie de bienfaits.
  5. Réduire la taille des groupes. En minimisant le nombre d’enfants par groupe, on favorise la participation de tous les enfants.

 

 

Sensibiliser les adultes à une meilleure intégration

Évidemment, les adultes et intervenants doivent être sensibilisés à la réalité des enfants ayant des difficultés motrices. Il existe plusieurs ressources qui leur sont destinées concernant le loisir inclusif. L’équipe de Mariève Blanchet teste d’ailleurs présentement un nouveau programme intitulé DYSactivation dans des camps de jour.  Le but du programme est d’accompagner les intervenants à mieux inclure les enfants dans leurs différences.

 

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