Saine alimentation

5 phrases à dire à vos enfants à table

« Encore deux petites bouchées ». « Si tu n’as plus faim pour ton repas, tu n’as plus faim pour le dessert ». « Finis ton assiette si tu veux aller jouer ». « Pense aux enfants qui n’ont rien à manger ». Avez-vous déjà utilisé une de ces phrases pour inciter votre enfant à manger un peu plus ?

5 phrases à dire à vos enfants à table
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Bien que ces stratégies puissent être efficaces à court terme pour que votre enfant mange son repas, l’impact à long terme en est toute autre.

 

En effet, ces phrases incitent votre enfant à manger pour avoir la récompense promise ou pour vous faire plaisir. Il n’est donc plus à l’écoute les signaux de satiété que son corps lui envoie lorsqu’il n’a plus faim.

 

Rappelez-vous ceci : c’est aux parents de choisir le menu, le lieu et l’heure du repas. Mais c’est à l’enfant de choisir la quantité qu’il veut manger… même si cela équivaut à zéro bouchée. Chacun son rôle !

 

Quoi faire alors ? Il existe quelques phrases positives qui peuvent être utilisées pour aider votre enfant à écouter sa faim tout en explorant les aliments, même ceux moins appréciés ! Voici donc 5 phrases que la Fondation Olo vous invite à essayer avec votre famille.

 

1. Est-ce que tu as une petite faim ou une grosse faim ?

En demandant à votre enfant son niveau d’appétit au moment de servir les assiettes, vous faites deux pierres d’un coup. Vous l’incitez à écouter son corps et à reconnaitre ses besoins. Vous limitez aussi le gaspillage alimentaire, puisque vous évitez de servir de trop grosses portions qui finiront à la poubelle.

 

2. Tu n’es pas obligé de le manger, mais je le mets dans ton assiette.

Vous avez mis du rapini dans l’assiette du petit qui réagit par un : « ouache » ? Votre enfant n’est pas obligé de le manger, ni même de le mettre dans sa bouche. Mais ne l’enlevez pas de l’assiette ! La découverte des aliments se fait avec les 5 sens. Alors, même si les papilles ne sont pas impliquées, l’odorat et la vue permettront de se familiariser avec l’aliment moins connu ou aimé. À force de voir les aliments moins appréciés, et de vous voir les savourer, il finira un jour par y goûter… et peut-être de les aimer à son tour !

 

Forcer un enfant à manger peut vite rendre l’ambiance du repas désagréable. Oui, il mangera peut-être l’aliment en question, mais il risque d’être encore plus difficile au moment du prochain repas.

 

 

3. Bravo ! Tu as goûté un nouvel aliment !

Les enfants ne sont pas toujours courageux lorsqu’ils se trouvent devant un nouvel aliment. C’est normal. Pour les aider à passer par-dessus leurs craintes, vous pouvez les encourager à goûter. « Ça me fait plaisir quand tu goûtes » ou « J’aime quand tu essaies de nouveaux aliments » sont aussi de bons exemples.

 

C’est important de reconnaitre les efforts que l’enfant fait face à un nouveau mets ou un aliment moins apprécié. Il sera ainsi davantage motivé et enclin à renouveler l’expérience et à goûter de nouveaux mets.

 

Il est toutefois important d’encourager la découverte des aliments et non pas la consommation. En effet, goûter ne veut pas dire aimer ou même manger. Chacun a droit d’avoir ses propres goûts et préférences. Si votre enfant n’aime vraiment pas le goût ou la texture de l’aliment qu’il a dans sa bouche, il est peut-être préférable qu’il le recrache discrètement dans sa serviette de table. Cela aussi fait partie de la découverte des aliments. Ça peut paraitre surprenant, mais en forçant un enfant à avaler un aliment qui ne lui plait vraiment pas on risque de créer un fort dégoût envers celui-ci.

 

4. As-tu fini avec ton assiette ? As-tu encore faim ?

Finir l’assiette ne veut pas dire avoir fini son contenu. Il s’agit plutôt de demander à l’enfant s’il a suffisamment mangé en fonction de sa faim. C’est important de permettre à l’enfant de se questionner sur son niveau de faim pendant le repas. Cela lui permet d’être plus à l’écoute et de mieux reconnaitre les signaux de son corps.

 

Vous voyez qu’il n’a presque rien mangé ? Demandez-lui pourquoi il n’a pas très faim : est-ce dû à la fatigue, une trop grosse collation, un mal de vente ou un souci. Bien des choses peuvent influencer l’appétit. Il n’a peut-être simplement pas faim ou n’aime pas trop le repas. Ça peut nous arriver à nous aussi !

 

Il a terminé son assiette et demande une portion supplémentaire ? Est-ce qu’il a encore faim ou est-ce plutôt de la gourmandise ? Demandez-lui de bien écouter les signaux que lui envoie son ventre. S’il a encore faim, n’hésitez pas à le servir de nouveau ! Peut-être est-il dans une poussée de croissance ou a-t-il eu une journée très active?

 

 

5. As-tu encore faim pour un dessert ?

Le dessert fait partie du repas, au même titre que les autres aliments. C’est à vous, parents, de choisir un dessert nutritif qui va venir compléter le repas (pomme, yogourt, muffins, etc.). Le dessert ne doit pas être mis sur un piédestal ou être utilisé comme une récompense. Qu’il ait fini le contenu de son assiette ou non, l’enfant aura droit à une portion de dessert comme toute la famille. Et s’il a encore faim ensuite, il pourra retourner à son repas principal.

 

Pour que les repas demeurent agréables pour tous, évitez de mettre trop d’emphase sur le contenu de l’assiette. Trouvez donc d’autres sujets de conversations qui seront agréables pour tous, par exemple :

  • Comment s’est passée la journée ?
  • Qu’est-ce qu’on a le plus aimé aujourd’hui ?
  • Ce qu’on voudrait faire la fin de semaine prochaine ?
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