Santé physique

Pourquoi tant de jeunes abandonnent-ils le sport à l’âge de 13 ans?

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Selon l’organisme National Alliance for Youth Sports, environ 70 % des jeunes Américains quittent leur équipe sportive vers l’âge de 13 ans. On peut penser qu’il en est de même au Québec. Les préados ont-ils l’envie de faire du sport? Comment les convaincre de persévérer? 

Pourquoi tant de jeunes abandonnent-ils le sport à l’âge de 13 ans?

Vous connaissez sans doute des préadolescents qui se sont soudainement lassés d’un sport qu’ils pratiquaient depuis des années. Comment expliquer ce désintérêt? Quand les jeunes atteignent la préadolescence, leurs entraîneurs et leurs parents ont tendance à miser davantage sur la performance.

 

 

Or, comme le démontre une étude américaine, c’est avant tout pour avoir du plaisir que la majorité des jeunes athlètes font du sport. Ils n’accordent pas autant d’importance au fait de gagner qu’on pourrait le croire. Mais les attentes des parents et des entraîneurs créent une pression indue chez les jeunes pouvant provoquer anxiété et dépression. De plus, nombre d’enfants se plaignent d’être la cible de critiques incessantes, ce qui mine leur estime de soi.

 

Autre problème : quand les enfants atteignent un certain niveau de performance, la pratique du sport entraîne des dépenses (équipement, camp d’entraînement, déplacements) trop élevées pour les familles à revenu modeste. De plus, une multitude de jeunes abandonnent le sport en raison de blessures subies à répétition.

 

Finalement, les préadolescents découvrent de nouveaux champs d’intérêts susceptibles de supplanter leur passion du sport, notamment la musique, les études, les sorties entre amis, les réseaux sociaux et les relations amoureuses. 

 

 

Comment prévenir l’abandon du sport 

Voici quelques conseils pour aider votre rejeton à être actif physiquement… même après l’âge de 13 ans:

 

  • N’hésitez pas à demander à votre enfant s’il aime encore le sport qu’il pratique. Proposez-lui de découvrir d’autres activités sportives à faire par pur plaisir.  
  • Si l’aspect compétitif du sport rebute votre jeune, essayez de trouver un club récréatif.
  • Vérifiez si l’entraîneur.e a une attitude positive, s’il (elle) sait  dédramatiser la défaite et valoriser la participation et l’effort. Sinon, songez à changer votre enfant d’équipe.
  • Après un match, évitez de « passer au peigne fin » la performance de votre jeune.     
  • Assurez-vous que la pratique du sport ne soit pas trop exigeante en termes d’efforts et de temps. L’académie américaine de pédiatrie recommande que les athlètes juvéniles ne s’entraînent pas plus de 5 jours par semaine et qu’ils prennent une pause annuelle de 2 ou 3 mois de leur principale discipline sportive.

 

À LIRE AUSSI: Surmonter l’attitude négative de son enfant face aux sports et Comment inciter son préado à bouger


Références:

Why 70 percent of kids quit sports by age 13

Why kids quit sports

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Santé physique

Être physiquement actif, ça s’apprend jeune!

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Une récente étude menée à l’Université de Montréal souligne l’importance d’inciter les enfants issus des milieux socioéconomiques défavorisés à être plus actifs physiquement. Leur santé à l’âge adulte en dépend!  

Être physiquement actif, ça s’apprend jeune!

Dans le cadre de son doctorat, Carl-Étienne Juneau a cherché à savoir s’il existait une  association entre le statut socioéconomique durant l’enfance et le niveau d’activité à l’âge adulte.

 

Après avoir passé en revue plus de 10 000 articles scientifiques, M. Juneau et ses collègues ont analysé 42 études particulièrement pertinentes. Résultat : près de 62 % d’entre elles démontrent  l’existence d’une telle association.

 

Selon M. Juneau, cela s’explique par le fait que les individus ayant grandi avec des parents plus défavorisés et moins scolarisés n’ont pas eu l’opportunité de développer les habiletés motrices facilitant la pratique d’activités physiques plus tard dans la vie.

 

Des solutions envisageables

Que faire pour remédier à cette situation? M. Juneau estime qu’il faut s’attaquer à la racine du problème en luttant contre la pauvreté et le décrochage scolaire. Il recommande notamment de renforcer le rôle des intervenants sociaux dans les écoles, d’abaisser les droits de scolarité pour les étudiants démunis et de bonifier les bourses d’études.  

 

Quelques ressources utiles

Les organismes suivants se donnent pour mission d’encourager les enfants moins fortunés à bouger davantage :

 

  • Accès-Loisirs Québec collabore avec les milieux communautaires pour permettre aux personnes à faible revenu d’accéder gratuitement à des activités sportives, culturelles et de plein air.

 

 

 

 

 

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