Rôle du parent

Doit-on inscrire ou non son enfant aux activités physiques parascolaires?

Opinion -

[Article mis à jour] Le retour en classe approche et vient avec lui le temps du choix des activités physiques parascolaires de nos enfants. J’ai questionné quelques parents et enseignants pour en savoir plus sur la nécessité ou non de participer, ainsi que certains trucs pour aider vos enfants à choisir.

Doit-on inscrire ou non son enfant aux activités physiques parascolaires?

Un complément essentiel aux cours d’éducation physique

Vous l’avez déjà entendu à gauche et à droite : les enfants et les jeunes devraient bouger un minimum de 60 minutes par jour selon la recommandation de Santé Canada. À l’école, 2 périodes d’une heure d’éducation physique sont à l’horaire. Est-ce suffisant?

 

Denis, spécialiste en éducation physique au primaire, nous répond catégoriquement non. Surtout qu’il faut déduire de ce nombre théorique le temps requis pour changer de vêtements avant et après, ainsi que le temps pour les consignes.   On parle donc davantage de 40 à 45 minutes d’activité physique.

 

Les activités physiques parascolaires sont donc un complément essentiel aux cours d’éducation physique.

 

Forcer l’enfant ou le pousser à choisir?

Tous les gens que j’ai consultés s’entendent pour dire qu’il ne faut pas forcer un enfant à faire une activité physique en particulier. Il faut évaluer ses besoins, ses intérêts et son tempérament. Mais certains nuancent comme Frédéric, père de 4 enfants :

 

« Des fois, en obligeant, ça permet à l’enfant de découvrir une passion qu’il n’aurait pas découverte autrement. Je crois qu’il faut effectivement s’adapter et écouter, mais il y a aussi des enfants qu’il faut “pousser” un peu plus sinon ils demeureront (très) passifs. »

 

Comment (aider à) choisir?

En tant que parent, vous pouvez aider votre enfant à connaître les activités qui existent et à choisir parmi celles-ci.  

 

S’il a de la difficulté à arrêter son choix, vous pouvez éveiller sa curiosité en cherchant sur le web, y aller par élimination ou encore l’influencer en fonction de ce que font ses amis.

 

Denis précise : « À moins qu’il ne soit complètement malheureux en essayant – ce qui peut cacher autre chose — il doit aller jusqu’au bout une fois lancé. L’important est d’essayer et de se découvrir, pas de performer. »

 

Vive les activités physiques parascolaires!

En résumé, si votre enfant n’est pas en mesure de bouger 60 minutes par jour, considérez avec lui les activités physiques parascolaires. Si l’école de quartier n’en offre pas, parlez-en au conseil d’établissement et regardez les possibilités. Si aucune activité n’intéresse votre enfant, sensibilisez-le à l’importance de bouger et aidez-le à en choisir une, que ce soit en parascolaire ou en dehors de l’école.

 

Comment procédez-vous lorsque vient le temps de choisir une activité physique pour votre enfant?

 


Consultez notre dossier complet sur la Rentrée scolaire.

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Défaite sportive: comment transformer l’échec en succès?

Opinion -

[Article mis à jour] Nos enfants vivront assurément des échecs, dans la vie comme dans le sport. Comment peut-on les aider à vivre sereinement ces expériences difficiles? Comment peut-on les accompagner pour éviter qu’ils perdent confiance en eux, en leurs moyens?

Défaite sportive: comment transformer l’échec en succès?

Cinq questions pour gérer l’adversité

 

Chaque enfant réagit différemment devant l’échec. Les miens ne font pas exception. Ils adoptent, tous trois, des comportements distincts : l’un implose, l’autre explose et le dernier boude! Quoiqu’il faille s’adapter aux tempéraments parfois opposés de nos enfants, j’ai pris le parti d’encadrer les miens de façon homogène. Voici mon guide de survie pour parents avertis : 5 questions-solutions pour métamorphoser l’échec en réflexion.

 

1. Et puis? Comment te sens-tu? Comment as-tu vécu ton expérience?

La première question est très ouverte. Elle vise à laisser l’enfant s’exprimer librement sur ce qu’il vient de vivre. Elle permet aussi d’orienter les questions subséquentes selon la perception de votre jeune. C’est à ce stade qu’émanent les émotions : colère, frustration, etc.

 

2. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné?

Cette question, plus précise, vise à laisser de côté l’émotion pour faire place au rationnel. L’idée est de permettre à mes jeunes, aux vôtres, d’analyser ce qui a fait défaut. Il se peut qu’à cette étape ils ciblent des facteurs externes : l’heure, l’endroit, et même les coéquipiers. Légitime, certes, mais qu’en est-il réellement? Pas la peine de creuser ce sillon…

 

3. Qu’est-ce que tu as bien fait?

C’est le temps d’essayer de faire émerger les aspects positifs de l’échec. Mes enfants, vos enfants, doivent alors évaluer ce qu’ils ont bien fait. Laissez-leur le temps d’y penser. S’ils ne trouvent toujours pas, vous pouvez leur faire de vagues suggestions. Mais, il est important que l’essentiel vienne de leurs propres réflexions.

 

4. Aurais-tu pu faire mieux? As-tu « donné ton 100 % »?

Cette avant-dernière question permet de faire le lien entre l’objectif de départ, la performance et le résultat. Si votre enfant a donné son maximum, ça ne lui sert à rien de s’apitoyer sur son sort. Par contre, s’il avait pu faire mieux, c’est important qu’il en prenne conscience.

 

 

5. Maintenant, qu’est-ce que tu ferais différemment?

La dernière question invite vos enfants à se projeter dans l’avenir. À la lumière de leurs réponses, ils pourront voir ce qu’ils devront changer ou améliorer. Selon leur âge, il est possible que vous deviez résumer la situation pour eux et les aider à tirer leurs propres conclusions.

 

Transformer un échec en succès

Il est important, en tant que parent, de soutenir nos enfants dans leurs échecs. Les 5 questions présentées ici m’aident à les outiller en ce sens.

 

Si les premières fois ont été difficiles, avec le temps, l’exercice est devenu plus naturel. L’objectif final est de les rendre autonomes dans cette démarche.

 

Surtout, n’oubliez pas de leur dire qu’un échec devient un succès chaque fois qu’on en retire quelque chose.

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