Rôle du parent

Pour la santé des jeunes : 2 heures d’écran maximum par jour

Article -

La Société canadienne de pédiatrie, qui représente plus de 3 000 pédiatres, recommande de limiter le temps passé devant les écrans par les préados à deux heures par jour.

Pour la santé des jeunes : 2 heures d’écran maximum par jour

Trop sédentaires, les préados!

Depuis 25 ans, le taux d’obésité a presque triplé chez nos enfants et nos adolescents. Jusqu’à 26 % d’entre eux ont un surplus de poids. Selon la Société canadienne de pédiatrie, le comportement sédentaire des jeunes Canadiens est le principal responsable de cette épidémie d’obésité. Les 10 ans et plus passent en moyenne 7 heures 48 minutes par jour devant la télévision, à jouer à des jeux vidéo ou sur l’ordinateur. Presque quatre fois le temps recommandé par les pédiatres! Or les enfants qui passent plus de deux heures par jour devant les écrans sont deux fois plus susceptibles de faire de l’embonpoint ou d’être obèses que ceux dont le temps d’écran ne dépasse pas une heure par jour.

 

Trop de temps d’écran nuit au développement et à la croissance

Trop de temps d’écran a une incidence sur le futur état de santé de l’enfant. En plus de nuire au développement cognitif et psychosocial, il peut compromettre la composition corporelle. Les préadolescents qui passent plus de deux heures par jour devant les écrans ont plus de chances de développer des maladies chroniques précoces comme le diabète de type 2 et les maladies du coeur, ainsi que des troubles du sommeil. Les jeunes aux comportements plus sédentaires risquent également de présenter un syndrome métabolique, de l’hypertension, de l’inattention, de mauvais résultats scolaires et une moins bonne estime de soi.

 

Les recommandations des pédiatres

Pour favoriser un développement sain, les jeunes de 9 à 13 ans, en pleine croissance, ont besoin d’au moins 60 minutes d’activité physique d’intensité modérée à élevée, chaque jour. Dans son avis « Une vie saine et active », la Société de pédiatrie rappelle que les jeunes doivent pratiquer trois fois par semaine des activités ou des sports d’intensité vigoureuse, comme courir ou nager rapidement. Ils doivent également pratiquer des activités qui renforcent les muscles et les os, saut à la corde, tennis ou basketball, au moins trois jours par semaine. Plus d’activité physique procure encore plus de bienfaits pour la santé.

 

Des conseils pour limiter le temps d’écran

Sur son portail, la Société canadienne de pédiatrie donne de nombreux conseils aux parents pour favoriser un usage sain des médias et réduire le temps d’écran récréatif à la maison :

  • Établissez des limites;
  • Proposez de nouvelles activités (Zumba, ultimate frisbee, activité de plein air, etc.);
  • Tenez compte de tous les médias électroniques pour calculer le temps d’écran total;
  • Retirez des chambres téléviseurs et ordinateurs;
  • Éteignez la télévision ou l’ordinateur lorsque vous ne vous en servez pas;
  • Évitez de manger devant la télévision;
  • Informez-vous des fonctions de contrôle parental qui permettent d’intégrer des minuteries de jeu, de gérer l’accès en ligne ou de surveiller les sites Web que visite votre enfant;
  • Enseignez à vos enfants l’importance de « débrancher » leurs appareils;
  • Équilibrez le temps d’écran de votre enfant avec ses activités physiques.

 

http://www.soinsdenosenfants.cps.ca/handouts/limiting_screen_time_at_home

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Je n’aime pas le sport mais j’aimerais que mes enfants soient actifs

Opinion -

Il y a parfois un décalage entre ce que l’on veut, ce que l’on dit et ce que l’on fait.  Une révélation  en relisant mes articles pour WIXXMAG. Et une remise en question sur la façon de mieux aligner désirs, pensées et… agissements.

Je n’aime pas le sport mais j’aimerais que mes enfants soient actifs

Lorsque j’ai offert mes services à WIXXMAG, je souhaitais relater mes expériences sportives — positives et négatives — faites en famille. C’était une façon de montrer à mes enfants un volet plus concret de mon travail, tout en leur signifiant que je m’intéresse à eux et à leur santé. Je voyais aussi l’expérience comme un partage avec d’autres parents.

 

J’ai écrit un premier texte, puis un deuxième et ainsi de suite. Au bout de six articles, j’ai pris du recul et j’ai regardé tout ça. Je me suis dit : « Wow, tu as de quoi à dire finalement. Mais, si les parents qui te lisent te croisent dans la rue, ils vont faire un saut! Disons que je n’ai pas l’allure qui va avec ce que je prêche. Et mes enfants ne bougent pas tant que ça! »  Ouch!

 

La réalité

Je ne suis pas un modèle sportif pour mes enfants. J’ai un peu de surpoids depuis plusieurs années, et de mauvaises excuses pour justifier mon état. En somme, je tiens un double discours. Bien entendu, mes enfants ne seront pas dupes longtemps.

 

J’ai beaucoup de difficulté à trouver du temps pour bouger. Je n’y mets que deux heures par semaine actuellement. Pourtant, je faisais plus de dix heures de sport par semaine l’an passé, et j’en étais très fier. L’équilibre physique est fragile.

 

Malheureusement, étant jeune, je n’ai pas fait du sport une habitude. J’ai joué au hockey et un peu au baseball au primaire, certes. J’ai aussi fait partie d’une équipe de volleyball au secondaire et jouer au tennis, puis j’ai fait un peu d’arts martiaux. Ensuite, plus rien pendant une dizaine d’années. L’accent était mis sur les études, puis le travail.

 

Tout ça pour dire que je n’éprouve pas le besoin de bouger. Tout simplement. Même si je ressens les effets néfastes de l’inactivité physique. Même si j’ai expérimenté les bienfaits de bouger. Je fais partie des statistiques que WIXXMAG tente d’améliorer.

 

Je vise mieux pour mes enfants

Je veux que ce soit différent pour mes enfants. Et je sais que c’est maintenant que je dois commencer à créer l’habitude et le besoin de bouger.

 

Pour réussir, je dois ajouter les gestes aux paroles. Idéalement, si je peux faire des activités avec eux et vivre des expériences positives, celles-ci se transformeront en souvenirs agréables. Lorsqu’ils seront plus grands, ils voudront probablement  revivre des moments similaires. Le volet émotif n’est pas à négliger.

 

Quant à moi, j’ai envisagé plusieurs stratagèmes — qui impliquent les enfants évidemment — pour remédier à ma situation. J’en parlerai dans mes prochains articles, avec les résultats obtenus et les réactions de mes enfants. À suivre…

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