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Comment accompagner un enfant qui souffre de stress?

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Selon la Fondation de psychologie du Canada, le niveau de stress chez les enfants a grimpé de 45 % au cours des 30 dernières années. Quelles en sont les causes, comment le reconnaître et bien outiller les jeunes afin d’atténuer les effets néfastes?

Comment accompagner un enfant qui souffre de stress?
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« Chez la plupart des gens, les petits comme les grands, la principale source de stress est la nouveauté, c’est-à-dire se retrouver dans des situations où on ne sait pas trop ce qui arrivera. Dans la vie des enfants, les facteurs de nouveautés sont multiples », soutient d’emblée Francine Tellier, conseillère aux partenariats et coordonnatrice à l’Association québécoise des CPE. Celle qui a collaboré à l’élaboration du programme préscolaire Nos enfants et le stress nous livre les pistes qui suivent afin d’identifier si notre enfant souffre du stress et comment l’aider.

 

 

Selon la Fondation de psychologie du Canada, le niveau de stress chez les enfants a grimpé de 45 % au cours des 30 dernières années.

 

Les causes du stress

Un changement d’école, de groupe ou de niveau, une séparation, un déménagement, un horaire trop chargé, ou au contraire pas assez de stimulations, de l’intimidation, des conflits, des difficultés scolaires… les situations susceptibles de déclencher du stress chez les enfants sont infinies.

 

Les signes à surveiller

Bien que les manifestations du stress varient d’un enfant à l’autre selon son tempérament, le contexte, son âge ou son niveau de développement, soyez attentif à tout changement de comportement. Crises de colère, tristesse, insécurité, isolement, insomnie, perte d’appétit, désintérêt pour leurs activités favorites, refus d’aller à l’école ou ennuis physiques (maux de ventre, de tête, etc.) : voici quelques-uns des symptômes du stress.

 

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Comment intervenir?

L’écoute et la communication constituent les principales clés pour aider les enfants à combattre le stress. Avec bienveillance, soit sans jugement ni reproche, amenez-les tout doucement à exprimer ce qu’ils ont sur le cœur. Pour établir le lien de confiance propice aux confidences, il est conseillé de passer du temps avec l’enfant, faire avec lui des activités qu’il affectionne particulièrement et de lui démontrer de l’affection. Peut-être ne seront-ils pas en mesure de mettre eux-mêmes le doigt sur ce qui leur cause du tracas et, par conséquent, de le verbaliser. Qu’importe, l’essentiel demeure de leur assurer une présence réconfortante.

 

Quelques coups de pouce

Les stratégies favorables à une meilleure gestion du stress sont multiples :

  • Aménager des moments de temps libre et de détente à l’horaire.
  • S’initier à des techniques de relaxation, de méditation et de yoga.
  • Pratiquer des activités physiques plusieurs fois par semaine.
  • Maintenir une routine quotidienne stable.
  • S’assurer que l’enfant ait suffisamment d’heures sommeil et une alimentation équilibrée.

 

 

Quand le stress devient trop envahissant

Si malgré tous les moyens mis en place, votre enfant semble ne pas être en mesure de surmonter son stress et que celui-ci devient de plus en plus invalidant, vous pouvez recourir aux services d’un ou d’une psychologue, que ce soit à l’école, via le CLSC ou en clinique privée. Référez-vous à l’Ordre des psychologues du Québec pour connaître les ressources de votre région.

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Des idées pour bien préparer son enfant à la maternelle

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« Est-ce que mon enfant est bien préparé pour l’entrée à l’école? » Des milliers de parents se posent chaque année cette question très légitime. L’arrivée en milieu scolaire est en effet un moment charnière dans la vie d’un enfant, et tous ne sont malheureusement pas aussi bien préparés.

Des idées pour bien préparer son enfant à la maternelle
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Josée Lemieux, chargée de projet petite enfance à Forme ta vie

 

Des chiffres préoccupants

Selon l’enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle, il y a au Québec un peu plus d’un enfant à la maternelle sur quatre (27,7 %) qui présente une vulnérabilité dans au moins un des cinq domaines de développement et un sur sept (14,2 %) qui est vulnérable dans au moins deux domaines.

Les domaines en question sont :

  1. La santé physique et le bien-être;
  2. Les compétences sociales;
  3. La maturité affective;
  4. Le développement cognitif et langagier;
  5. Les habiletés de communication et les connaissances générales.

 

Ce sont des chiffres qui interpellent notamment Josée Lemieux, chargée de projet petite enfance à Forme ta vie, un regroupement de partenaires de la communauté du secteur ouest de Laval qui favorisent le bien-être des familles par le biais du développement global des enfants et l’adoption de saines habitudes de vie des jeunes. Cette spécialiste vient d’ailleurs de lancer une série d’affichettes pédagogiques visant à aider les parents à bien préparer leurs enfants au quotidien.

 

Préparer son enfant à l’école… dès la grossesse!

Josée Lemieux souligne que l’interaction avec l’enfant peut se faire très tôt. « Dès la grossesse, on peut stimuler l’enfant, avec de la musique notamment. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il faut favoriser l’éveil de l’enfant au quotidien, dans la vie de tous les jours, c’est de cette façon que se fait l’apprentissage. Il n’est donc pas nécessaire de créer un environnement éducatif artificiel pour que l’enfant apprenne. Il faut utiliser simplement tout ce qu’il y a autour de nous. L’enfant n’est pas dans l’abstraction, mais dans le concret, il aime manipuler les choses. Faire un gâteau, c’est l’occasion d’aborder la lecture grâce à la recette par exemple; en faisant un tour au marché, on peut s’amuser à compter les fruits et les légumes, etc. ».

 

« Il n’est pas nécessaire de créer un environnement éducatif artificiel pour que l’enfant apprenne. Il faut utiliser simplement tout ce qu’il y a autour de nous. »

 

Pas seulement la lecture et l’écriture…

Selon la spécialiste, beaucoup de parents se focalisent trop sur les exercices comme l’écriture et la lecture et négligent parfois un aspect pourtant essentiel : la grande motricité. « Ce qu’on appelle la grande motricité est directement lié à l’école, un enfant doit par exemple avoir un tronc solide pour apprendre à lire et à écrire correctement, sans se fatiguer, avoir de la coordination entre ses yeux et ses bras. Certains parents pensent qu’ils n’ont pas fait grand-chose quand ils sont allés se promener en forêt ou qu’ils ont joué au parc avec leurs enfants alors que ce genre d’activités sont au contraire très importantes pour l’éveil de l’enfant ».

 

Pour bien préparer ses enfants à l’école, on ne négligera pas non plus les activités de transition scolaire. « Il s’agit, pour les parents, de permettre à l’enfant de se familiariser à sa future école en participant aux activités offertes par le milieu (activités de préparation à l’école, journée d’accueil au préscolaire…) et en saisissant plusieurs occasions dans leur quotidien (passer devant l’école en voiture ou en marchant, aller jouer dans la cour d’école pendant l’été…) », continue Josée Lemieux.

 

Une maman et sa fille cuisinent
Cuisiner, c’est déjà comprendre un peu la structure de l’écrit et son utilité au quotidien.

 

3 idées d’activités concrètes

Voici des exemples concrets d’activités d’éveil tirés des affichettes imaginées par Josée Lemieux.

1. L’éveil à la lecture… en cuisinant

Remarquer que la recette se lit de gauche à droite et de haut en bas, respecter les étapes de la préparation, reconnaître des mots répétés comme tasse… Cuisiner, c’est déjà comprendre un peu la structure de l’écrit et son utilité au quotidien.

 

2. L’éveil à l’écriture… en jouant au ballon

Tonifier les muscles des bras, travailler la communication entre l’œil et la main, coordonner le mouvement épaule-coude-poignet-main… voilà des façons amusantes de se préparer à tenir un crayon.

 

3. L’éveil aux mathématiques et aux sciences… en faisant le marché

Associer des fruits qui se ressemblent, constater qu’un pamplemousse est plus lourd qu’un citron,

déposer quatre pommes vertes dans un sac… Une salade de fruits, ça commence par un savoureux exercice de mathématiques.

 

 

Source :

Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle (EQDEM)

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