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Agenda familial: 8 trucs pour concilier école et cours extrascolaires

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Le combat semble éternel : d’un côté, on veut établir (et maintenir!) une routine stable à la maison. D’un autre, on souhaite que nos enfants s’épanouissent à travers des activités qui comblent leur besoin de bouger, de créer, de sociabiliser et d’aiguiser leur curiosité et leur estime de soi. La conciliation cours et horaire familial est-elle utopique? On pense que non… et voici nos trucs.

Agenda familial: 8 trucs pour concilier école et cours extrascolaires
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Faire les bons choix

Si le cours extrascolaire auquel est inscrit l’enfant ne le branche pas particulièrement, il faut s’attendre à de la résistance, de l’argumentation, voire de la chicane, au moment de se rendre à l’activité en question. Bref, rien pour faciliter le processus. Le choix d’une activité doit ainsi se faire conjointement avec l’enfant. Certains centres sportifs ou de loisir offrent des séances d’essai et des portes ouvertes, permettant aux jeunes de tâter le terrain avant de procéder à l’inscription.

 

Viser local

En choisissant des activités qui sont offertes à proximité, dans notre quartier ou dans notre municipalité, on réduit non seulement le temps passé dans la voiture ou le transport en commun, mais par le fait même notre empreinte écologique. On peut s’y rendre à pied? C’est encore mieux!

 

Encore plus local

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Nos chérubins veulent apprendre les rudiments du chant ou d’un nouvel instrument de musique? Quelques recherches vous permettront de trouver des professeurs prêts à se déplacer à la maison pour des cours particuliers. Un peu plus dispendieuse, cette formule permet toutefois d’abolir le temps de déplacement et aux parents de vaquer à leurs occupations habituelles.

 

Prendre une longueur d’avance

En prévision des moments où tout se bouscule (quand, dès le retour de l’école, on doit s’activer pour que la plus grande soit à l’heure à son soccer et le plus jeune à son plongeon), on s’assure d’avoir quelques soupers déjà prêts au frigo ou au congélo.

 

Accorder la priorité aux devoirs

Pendant qu’on cuisine le dimanche après-midi en vue de faire des réserves pour les jours à venir, on en profite pour inciter les enfants à faire l’ensemble de leurs devoirs de la semaine, si le système mis en place par leur enseignant(e) le permet. Ainsi, les soirs de karaté ou d’art dramatique, il ne restera qu’à revoir les leçons.

 

 

Joindre l’utile à… l’utile

Et justement : les leçons. L’idéal serait d’en faire un peu chaque soir pour éviter de se retrouver la veille de la dictée en état de panique, à tenter de mémoriser 30 mots. Plus facile à dire qu’à faire! Pour y arriver, on profite de chaque petit moment à notre disposition. Par exemple, durant le trajet entre la maison et le cours de danse, on revoit avec les enfants leurs mots vocabulaires, leurs conjugaisons et leurs multiplications.

 

L’union fait la force

Bien que les cours constituent de bons endroits pour que les enfants créent de nouveaux liens, il y a aussi des avantages à ce qu’ils y soient inscrits avec des enfants faisant déjà partie de leur cercle. Si votre enfant s’inscrit à des ateliers de science avec deux amis ou voisins, vous serez responsable du transport de l’équipée qu’un seul samedi sur trois.

 

Profiter de l’offre de l’école

Certaines écoles ou certains services de garde offrent, en collaboration avec des centres sportifs et culturels du quartier, des séances de hockey cosom, des ateliers de cuisine ou des cours de dessin après les heures de classe ou le midi. Cette formule est l’une des plus gagnantes : l’activité s’insère dans l’horaire habituel, ni vu, ni connu!

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Bouger au-delà de la récré : trucs et astuces des services de garde actifs

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[Article mis à jour]

Des centaines de milliers de jeunes profitent du service de garde de leur école. Ça en fait quelques-uns! Louise Poulin, conseillère à l’ASGEMSQ, partage l’expertise de l’organisation pour faire bouger tous les 9-13 ans.

Bouger au-delà de la récré : trucs et astuces des services de garde actifs

Qu’est-ce que les 9-13 ans ont de particulier par rapport aux plus jeunes?

Ils sont coincés entre deux âges. Je dis souvent qu’ils ont des rêves de grands… qu’ils confient à leur ourson en peluche. Contrairement à ce que certains pensent, ils ne sont pas « blasés » : ils veulent simplement vivre des découvertes et ne pas encore faire comme les plus jeunes. C’est le bon moment, puisque, physiquement, ils sont maintenant capables de mouvements plus raffinés, et, psychologiquement, ils sont moins rigides dans leur choix d’activité (par rapport aux 6-8 ans qui DOIVENT « jouer de la bonne façon » et qui n’accepteraient pas, par exemple, qu’on transforme les règlements de leur jeu préféré pour « faire changement »).

 

Quelles astuces partageriez-vous aux intervenants qui côtoient ces jeunes et à leurs parents?

1. D’enrober l’activité physique

Les jeunes n’ont pas envie « qu’on les occupe pour les occuper » : ils veulent sentir que l’activité a un sens et pose un défi. Plutôt que de laisser une période libre de cordes à danser, par exemple, on peut leur organiser un tournoi. Ou bien, dans une pièce de théâtre, on ajoute un numéro de danse qu’ils devront préparer.

 

2. De s’investir

Je crois fermement que l’implication des jeunes dépend de l’implication des intervenants. Être un bon modèle qui inspire, c’est la base. Pourquoi ne pas partager ses propres passions actives et y initier les jeunes? Ou s’impliquer en s’initiant soi-même à une activité qu’ils suggèrent? Ils adorent d’ailleurs quand les rôles sont inversés – un baume pour leur ego! Si les jeunes souhaitent découvrir un sport et qu’on n’y connaît rien, c’est de notre responsabilité d’aller chercher les ressources pour leur enseigner. Une école avait par exemple déniché un professeur de breakdance pour ses élèves, qui ont bien sûr adoré l’expérience!

 

3. De s’ouvrir

Il faut s’ouvrir à leur monde pour y ancrer l’activité sportive. Dur de leur proposer le dernier sport « hot » si on n’est pas au courant! C’est aussi important de s’ouvrir aux jeunes et de les inviter à s’ouvrir à nous. On leur demande carrément ce qu’ils souhaitent faire comme activité physique et on les écoute. On risque parfois d’entendre des commentaires désobligeants (« c’est poche comme activité »), mais si on est vraiment attentif, on se rend compte qu’il se cache souvent d’autres raisons derrière ce refus de participer comme la peur « d’avoir l’air niaiseux ». Les jeunes veulent découvrir de nouvelles activités, mais y performer tout de suite! Cocktail stressant. Le mieux c’est alors de dédramatiser en les invitant à essayer l’activité pendant une quinzaine de minutes et de les rassurer en leur disant que si ça ne va pas, on fera autre chose.

 

4. Donner des options

Dans un local, plusieurs activités physiques peuvent se dérouler en même temps afin de plaire à tous. On réserve le cœur du gymnase à l’activité choisie par la majorité, le ballon chasseur, par exemple, mais on permet aussi de la gymnastique dans un coin et de la danse dans l’autre. D’ailleurs, il arrive souvent qu’on commence une activité avec seulement quelques jeunes, les plus motivés… puis d’autres se rallient au groupe! L’effet d’entraînement est important à cet âge, et le plaisir, c’est contagieux.

 

5. Miser sur les déplacements actifs

En service de garde, les jeunes sont tannés d’être entre les quatre murs de leur école. Ils veulent sortir et découvrir, comme tous les jeunes! Pourquoi ne pas organiser une activité à la piscine du quartier ou à l’aréna du coin, et s’y rendre à la marche ou en vélo? Les jeunes perçoivent cette sortie en plus comme un privilège de « grands », ce qu’ils adorent! 

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