Pratico-pratique

Ma fille n’aime pas l’éducation physique : 4 trucs pour l’aider avant la rentrée

Moment préféré de la semaine pour plusieurs élèves, les cours d’éducation physique et à la santé (ÉPS) sont détestés par d’autres. Chez les filles, en particulier pendant les années qui entourent la transition vers le secondaire, les cours d’ÉPS peuvent soudain devenir vraiment désagréables. Vêtements oubliés, mal de ventre, menstruations, toutes les raisons sont bonnes pour demeurer sur le banc.

Ma fille n’aime pas l’éducation physique : 4 trucs pour l’aider avant la rentrée
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Certaines adolescentes présentent quelques lacunes du côté de leurs habiletés motrices, ce qui peut nuire à leur plaisir en contexte sportif. Cependant, nous savons que même lorsqu’elles sont habiles, plusieurs manquent de confiance en elles. Elles peuvent aussi être préoccupées par l’image qu’elles projettent lorsqu’elles pratiquent une activité physique.

 

Voici 4 trucs pour aider les jeunes filles à apprécier davantage leurs cours d’ÉPS.

 

1. Améliorer ses habiletés

Est-ce que votre fille a peur du ballon? Si la réponse est oui, sachez qu’elle n’est pas seule! Il n’est pas rare d’entendre de jeunes femmes raconter à quel point la peur du ballon les a empêchées d’avoir du plaisir à pratiquer des sports. Le remède? La pratique!

 

Le basketball, le volleyball ou le handball sont des exemples de sports qui reviennent souvent au programme et qui reposent, entre autres, sur la maîtrise d’habiletés reliées à la manipulation d’objets. Voici quelques exemples d’action de manipulation :

  • dribbler;
  • lancer;
  • frapper;
  • attraper;
  • faire dévier;

 

De la petite enfance jusqu’à l’adolescence, il est recommandé de manipuler des balles ou des ballons de grosseurs variées avec les mains ou les pieds. Dans un lieu dégagé, encouragez vos filles :

  • à lancer ou à botter de toutes leurs forces;
  • à viser une cible au mur;
  • à attraper à 1 ou à 2 mains un objet qui vient du haut ou qui a rebondi au sol;
  • à intercepter une passe avec les pieds.

Et félicitez-la pour ses petites réussites. Ça peut faire toute la différence!

 

2. Développer une routine de soirée active

Plus on bouge, plus on a le goût de bouger! Mais avant que l’activité physique devienne une réelle habitude de laquelle on ne peut plus se passer, il faut parfois la mettre à l’horaire. Pourquoi ne pas commencer maintenant? Au mois d’août, les soirées deviennent progressivement plus fraîches et donc parfaites pour s’activer sans avoir trop chaud.

 

Pourquoi ne pas prendre l’habitude de sortir en famille après le souper (même si la vaisselle n’est pas lavée)? Une promenade à vélo jusqu’à l’épicerie pour compléter le lunch du lendemain, une visite au parc pour faire des acrobaties dans les structures de jeu ou un tournoi de corde à danser dans la rue; toutes les raisons sont bonnes pour ne pas s’enfermer à l’intérieur (devant les écrans) en attendant l’heure du coucher.

 

Une autre stratégie gagnante est de profiter du souper pour demander à vos filles ce qu’elles ont le goût de faire. Plus elles se sentiront impliquées, plus elles apprécieront!

 

 

3. Chasser la peur de la nouveauté

Accepter avec plaisir les tâches proposées par l’enseignant.e en ÉPS implique de posséder une certaine confiance en ses habiletés. Pour gagner cette confiance, rien de mieux que de se retrouver régulièrement devant des défis nouveaux. Et si on s’essaie en famille, dans un contexte où les difficultés de tous sont respectées et où les encouragements règnent, tout le monde gagne!

 

Votre fille sait nager? Super! Mais est-elle capable de faire une culbute au sol? Elle maîtrise le vélo à deux roues? Parfait! Est-elle capable de frapper avec une raquette sur un volant qui est lancé vers elle? Elle peut sauter très haut sur un trampoline, mais peut-elle conserver son équilibre sur une planche à roulettes? Dans l’eau, dans les airs, sur la terre, variez les contextes de pratique et aidez-la à sortir de sa zone de confort tout en respectant son rythme.

 

En panne d’idées? Visitez le vadoncjouer.ca. Vous y trouverez un répertoire des 70 fédérations sportives et de plein air du Québec; de quoi découvrir des activités moins traditionnelles que celles offertes à l’école et s’amuser toute l’année!

 

4. S’assurer qu’elle est bien équipée

De la même façon que l’on s’assure que nos enfants possèdent les crayons et cahiers nécessaires à leurs apprentissages en classe, il est tout aussi important de s’assurer que votre fille a l’équipement de sport approprié pour s’engager avec confiance pendant le cours d’ÉPS. Et elle grandira pendant l’année… n’oubliez pas de vérifier que les grandeurs conviennent toujours de temps en temps!  

  • Soutien-gorge sportif : Consultez ce guide pour savoir comment accompagner votre jeune fille dans l’achat de ce vêtement essentiel.
  • Souliers de course : Sans dépenser une fortune, choisissez des chaussures confortables, de la bonne taille (longueur et largeur) et dont la semelle est appropriée au gymnase. Faites-vous conseiller et surveillez les soldes de fin de saison!
  • Vêtements : Leggings ou pantalons courts? Chandail à manches courtes ou camisole? Questionnez votre jeune fille à propos de ses préférences.
  • Trousse d’hygiène : La transpiration, les menstruations, la pilosité… ça fait partie de la vie! En fonction de ses préoccupations, vous pourriez aider votre fille à préparer une trousse qui contiendra les essentiels dont elle pourrait avoir besoin pour se préparer avant, ou pour se rafraîchir après le cours d’ÉPS (accessoires pour attacher ses cheveux, lingettes, déodorant, etc.). Consultez cet article pour en savoir plus à propos de l’activité physique chez les filles à la puberté.

 

En suivant ces 4 trucs, votre fille sourcillera assurément moins lorsqu’elle verra son cour d’ÉPS à l’horaire l’automne prochain.

 

Par Geneviève Leduc, Ph. D., conseillère aux programmes et à l’évaluation chez Fillactive

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