Astuces cuisine

7 aliments qui peuvent être toxiques (s’ils sont mal apprêtés)

Article -

Sous leurs airs inoffensifs, certains fruits et légumes demandent d’être cuisinés avec précaution avant d’être consommés, faute de quoi ils peuvent provoquer des malaises. Afin de profiter pleinement de ces aliments de saison, voici ce qu’il faut savoir à leur sujet.

7 aliments qui peuvent être toxiques (s’ils sont mal apprêtés)

1. Les têtes de violon

 

On ignore quelle est la toxine à l’origine des malaises engendrés par la consommation de têtes de violon crues. On sait toutefois que celle-ci ne résiste pas à la cuisson. Afin d’éviter toute intoxication, on doit donc soumettre ces crosses de fougères à un traitement de chaleur. Anne-Marie Desbiens, chimiste spécialisée en science des aliments et auteure du blogue La Foodie Scientifique, recommande de les tremper et de les laver à grande eau de deux à trois fois, puis de les cuire à la vapeur au moins 10 minutes. Ensuite, on jette l’eau de cuisson et on les rince une dernière fois avant de les dorer à la poêle.

 

2. Les feuilles de rhubarbe

Les tiges de rhubarbe au goût acidulé font de savoureux crumbles, tartes et compotes. Mais attention à ses feuilles qui, elles, ne sont pas comestibles! Leur toxicité tient à leur forte concentration en oxalates et en anthraquinones, deux molécules qui peuvent nous rendre malades lorsqu’elles sont consommées à forte dose. D’ailleurs, les feuilles de rhubarbe sont parfois utilisées dans la confection de désherbant naturel.

 

3. La betterave crue

 

Conséquence de la montée du crudivorisme ou de la popularité d’appareils comme le spiraliseur, plusieurs recettes comptent la betterave crue sur leur liste d’ingrédients. Or, au cours des dernières années, le MAPAQ (ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Pêcheries) a recensé des dizaines de cas de toxi-infections alimentaires liés à la consommation de cette racine. « Le phénomène demeure à ce jour inexpliqué, car on ignore les causes exactes de ces intoxications, explique Anne-Marie Desbiens. On sait toutefois que la cuisson va empêcher cette réaction. » Ainsi, si on souhaite incorporer des betteraves râpées ou en spirales à nos salades, on suggère de les blanchir 1 minute afin de prévenir un éventuel malaise.  

 

4. Les noyaux de certains fruits

Les pépins de pomme, de même que les noyaux d’abricot, de cerise, de pêche et de prune contiennent des petites quantités de glycoside cyanogène. « Si on mange l’amande contenue à l’intérieur de ces noyaux, précise notre spécialiste, la molécule se transforme en acide cyanhydrique, le fameux cyanure, qui est un poison très puissant. » Cela dit, on doit en ingérer une quantité importante pour en ressentir les effets néfastes. Les risques qu’on en avale suffisamment pour nuire à notre santé sont donc minimes.

 

5. La tomate verte

Appartenant à la famille des glycoalcaloïdes, la tomatine se trouve dans la tomate non mûre. « Dans ce cas, souligne Anne-Marie Desbiens, la molécule n’est pas détruite par la cuisson. Il faut donc prendre certaines mesures pour réduire au minimum notre exposition à celle-ci. » Santé Canada conseille de manger avec modération les tomates vertes et les produits qui en contiennent, tels certains ketchups et marinades. Comme la concentration en tomatine diminue au fil de la maturation du fruit, les tomates qui ont atteint leur plein mûrissement ne représentent aucun danger.

 

6. Les baies de sureau

 

Le sureau est un arbuste qui pousse abondamment au Québec et ses baies rondes sont prisées en sirops et en gelées. Toutefois, la chair de ces petits fruits, lorsqu’immatures, contient de la sambucine, un alcaloïde légèrement toxique, tandis que ses graines renferment du glycoside cyanogène, comme c’est le cas pour les fruits à noyaux. Il convient donc de choisir des baies de sureau bien mûres et de les cuire avant de les consommer, car la maturité et la chaleur vont désintégrer ces deux molécules indésirables.

 

7. La pomme de terre verte

Il arrive qu’une pomme de terre ayant été en contact avec la lumière produise de la chlorophylle qui lui donne une teinte verdâtre. Ce verdissement est peut-être un indice de la présence de solanine et de chaconine, des glyoalcaloïdes qui peuvent s’avérer toxiques et qui se forment elles aussi à la lumière. Comme elles résistent à la cuisson, on doit retirer de la patate toute trace de vert – elle se situe généralement sur ou sous la pelure – avant de la cuisiner. Si on dénote un goût amer en bouche, c’est peut-être également le signe que le légume est contaminé. Dans ce cas, la seule option est de le jeter.

Infolettre
Pour recevoir par courriel nos plus récents articles.
Abonnez-vous
Infolettre
Astuces cuisine

Vacances: comment gérer les collations de vos enfants

Article -

Que faire avec les estomacs qui crient famine tout le temps? La nutritionniste Isabelle Thibault nous donne quelques trucs et astuces pour gérer l’appétit de vos petits mangeurs.

Vacances: comment gérer les collations de vos enfants

Les collations permettent d’offrir un apport en énergie, de compléter un repas et de patienter jusqu’au prochain lunch. Sans contredit, elles sont importantes (à ne pas confondre avec le grignotage). Voici 7 trucs pour gérer les collations pendant les vacances.

1. À chacun ses responsabilités

 « Les enfants sont responsables du “combien”, soit de la quantité d’aliments qu’ils consomment, alors que les parents sont responsables de tout le reste », dit la nutritionniste Isabelle Thibault.

Tout le reste, c’est-à-dire :

  • le « quoi » : les aliments qui sont offerts à l’enfant;
  • le « quand » : le moment auquel la collation est donnée;
  • le « où » : le lieu où sont dégustés les aliments;
  • le « qui » : seul ou avec d’autres personnes;
  • le « comment » : l’ambiance.

Les parents ont donc beaucoup de responsabilités, mais doivent permettre à leur enfant de respecter sa faim; de déterminer s’il souhaite arrêter de manger, en avoir plus ou sauter la collation.

2. Prioriser un horaire régulier

La nutritionniste suggère, en outre, d’offrir les collations à des heures régulières, ce qui permettra de devenir un moment prévisible pour l’enfant. Il sera alors en mesure de prévoir la prochaine occasion de manger. Cette routine sera favorable au développement de meilleures habitudes alimentaires. Évidemment, rien n’empêche de déroger à l’occasion.

 

3. Respecter un intervalle entre le repas et la collation

Comme on ne veut pas gâcher le prochain repas, Mme Thibault soutient qu’il devrait y avoir 1 h 30 à 2 heures entre un repas et une collation. Si le temps est trop rapproché, l’enfant pourrait ne pas vouloir manger au prochain repas.

4. Prendre le temps de manger

Est-ce que votre enfant a pris le temps de manger ou a-t-il englouti son repas? Est-ce qu’il a eu assez de temps pour manger suffisamment à sa faim? Il importe de se questionner. Généralement, on devrait prendre au moins 20 à 30 minutes pour déguster son repas. On dit que si on mange lentement, on donne notamment au corps le temps de capter le signal de satiété que nous envoie le cerveau. Et il y a plein d’autres bienfaits!

5. Choisir de bons aliments

À l’évidence, il faut faire des choix judicieux. La collation doit être nourrissante. Qu’est-ce qu’on offre à nos enfants affamés? Vous trouverez des idées dans les textes Fringale entre les repas : 3 idées de collations santé et  Collations santé : 6 principes à savoir.

En bref, la nutritionniste Isabelle Thibault aime bien suggérer de s’en tenir aux aliments le moins transformés possibles ou ayant une courte liste d’ingrédients. Aussi, elle recommande des collations ayant une teneur en fibres ou en protéines qui aident à prolonger la sensation de satiété.

À titre d’exemple, elle mentionne également que pour les fruits, on peut les manger frais, en compote, en salade, surgelés, etc. Quant aux légumineuses, on peut les déguster grillées, nature, en salade, en purée, etc.

D’autres idées de collation? Des légumes avec de l’humus, un œuf brouillé dans une tortilla de blé entier, une crêpe ou un gruau avec des fruits.

Et quelle serait une collation gagnante pour la saison estivale? Isabelle Thibault propose de tremper des fruits dans du yogourt grec avant de faire congeler.

6. À retenir

Se rappeler que la collation permet de compléter les repas. « De ce fait, si au repas précédent, notre enfant n’a pas mangé de légumes, on peut en intégrer dans la collation, avec une source de protéines bien sûr! », suggère la nutritionniste.

Et n’oubliez pas que ce n’est pas votre enfant qui dicte le moment de la collation. Il est responsable du « combien », vous choisissez le « quand », et tout le reste!

7. Une suggestion : créez une banque d’idées rapides

Avec votre enfant, élaborez une liste de collations équilibrées que vous pourrez coller dans une armoire de la cuisine.

Comment gérez-vous le dossier des collations pendant les vacances?

Infolettre
Pour recevoir par courriel nos plus récents articles.
Abonnez-vous
Infolettre