Santé physique

Être en surpoids et en bonne santé, c’est possible!

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Autrefois, on associait directement surpoids à mauvaise santé. Pourtant, les statistiques démontrent que 30 % des personnes obèses seraient en bonne santé sur le plan métabolique.

Être en surpoids et en bonne santé, c’est possible!

De nos jours, on réalise que pour déterminer l’état de santé d’une personne, il faut tenir compte non seulement de son indice de masse corporelle (IMC), mais aussi d’autres facteurs comme la répartition des graisses corporelles.

 

Tour de taille ou l’IMC : quel indicateur choisir?

Rappelons que l’IMC se calcule en divisant le poids par le carré de la taille. Deux personnes ayant des IMC identiques peuvent donc avoir des silhouettes très différentes selon les régions où sont accumulées les graisses. Or, on sait qu’un excès de graisse abdominale est plus néfaste pour la santé qu’un surplus au niveau des hanches et des cuisses. L’obésité abdominale augmente les risques de souffrir de maladies cardiovasculaires, de certains cancers, de démence et de dépression.

 

Voilà pourquoi plusieurs spécialistes préfèrent se fier au tour de taille (un indicateur de l’obésité abdominale) d’une personne qu’à son IMC pour évaluer son état de santé. Les résultats d’une récente recherche danoise vont également dans ce sens.

 

Les auteurs de cette étude voulaient savoir pourquoi 30 % des personnes obèses sont en bonne santé sur le plan métabolique. Une statistique qui a de quoi étonner, puisque des études antérieures ont prouvé que l’obésité provoque une réaction inflammatoire générale de l’organisme susceptible d’entraîner des maladies cardiovasculaires (haute pression artérielle, AVC, infarctus) et des désordres métaboliques (diabète de type 2).

 

Selon les scientifiques danois, la condition physique serait la clef de l’énigme. Ils ont découvert que les participants (hommes et femmes) en bonne condition physique avaient un plus petit tour de taille et un niveau d’inflammation générale peu élevé, quel que soit leur IMC. Ils ont aussi constaté que les participants ayant un plus grand tour de taille avaient un niveau d’inflammation plus élevé, peu importe leur IMC. Cela démontre qu’on peut retirer de grands bénéfices sur le plan de la santé en améliorant sa condition physique, quel que soit son poids.

 

à propos de l'étude

Au cours de leur recherche, les chercheurs danois ont analysé plusieurs paramètres chez plus de 10 000 hommes et femmes :

  • indice de masse corporelle (indicateur de corpulence);
  • consommation maximale d’oxygène ou VO2 max (indicateur de condition physique);
  • tour de taille (indicateur d’obésité viscérale);
  • niveau d’inflammation interne (au moyen d’un test sanguin).

 

Ils ont découvert, tant chez les hommes que chez les femmes, que les individus en bonne condition physique avaient un plus petit tour de taille et un niveau d’inflammation générale peu élevé, quel que soit leur indice de masse corporelle (IMC). Ils ont aussi constaté que les individus ayant un plus grand tour de taille avaient un niveau d’inflammation plus élevé, peu importe leur indice de masse corporelle.

 


Sources :

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Santé physique

Enfants et adolescents en surpoids: 10 conseils pour prévenir l’abandon de l’activité physique

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De nombreuses raisons peuvent entrer en ligne de compte lorsqu’un enfant en surpoids ou obèse ne veut pas faire d’activité physique. Notamment la façon dont il a été jugé et traité à l’enfance, en raison de son apparence.

Enfants et adolescents en surpoids: 10 conseils pour prévenir l’abandon de l’activité physique

Pourquoi certains enfants ne veulent pas faire de l’exercice physique ?

Angela Alberga, professeure adjointe au département des sciences de l’exercice à l’Université Concordia, étudie le lien entre la stigmatisation des enfants en surpoids et leur tendance à éviter la pratique d’activités physiques. Elle fait des recommandations pour encourager les jeunes à prendre plaisir à faire de l’exercice.

 

Elle a publié plusieurs recherches, dont une étude qui devrait sortir plus tard ce printemps, et dans laquelle on peut lire que les adolescents avec un surplus de poids qui accordent beaucoup d’importance à leur apparence physique et ceux qui montrent des symptômes de dépression et de confusion ont tendance à moins adhérer à un programme d’exercice. « Voici la raison pour laquelle il est important de promouvoir la santé mentale en plus de l’exercice », souligne-t-elle.

 

Les parents, les éducateurs et les professionnels de la santé devraient davantage promouvoir l’exercice physique pour le plaisir et la santé, plutôt que de focaliser sur le contrôle du poids.

 

Enfants en surpoids stigmatisés

Les enfants que l’on dénigre, rabaisse ou rabroue parce qu’ils « gros » subissent des reproches qui génèrent une honte de leur corps. « La stigmatisation en raison du poids est un cercle vicieux, affirme Dre Alberga. Plus les gens se sentent jugés et couverts de honte parce qu’ils ont un surpoids, plus ils sont stressés et plus ils se tournent vers de mauvaises habitudes, ce qui rend plus difficile la gestion du poids. » Selon elle, les parents, les éducateurs et les professionnels de la santé devraient davantage promouvoir l’exercice physique pour le plaisir et la santé, plutôt que de focaliser sur le contrôle du poids.

 

« Il y a plusieurs études montrant que les enfants dont on se moque en raison de leur poids pratiquent moins d’exercice physique 1-2-3 », continue la professeure. Elle cite notamment l’étude Éducation et sport : à quel point cela affecte la participation aux activités physiques plus tard dans la vie (traduction libre), dans laquelle on lit que les étudiants qui étaient les moins souvent choisis pour faire partie d’une équipe sportive sont souvent devenus, à l’âge adulte, moins engagés sur le plan de l’activité physique. Les auteurs de cette étude parue en 2013 recommandaient que les professeurs et les entraîneurs sportifs tiennent compte des effets à long terme de leur pratique potentiellement négative (emploi des mots, façon de faire les équipes…) envers leurs étudiants.

 

« Bien qu’on sache que la stigmatisation en raison du poids existe dans plusieurs situations – professionnels de la santé, parents, amis, compagnons à l’école – on ne sait pas exactement qui a le plus d’influence. »

 

Comment redonner à un enfant le goût de l’activité physique?

Que peut-on faire pour encourager les préadolescents qui ont déjà été rabaissés à la petite enfance (3-8 ans) à faire de l’exercice, même s’ils ne sont pas très bons en sport ou en raison d’un surpoids?

 

« Il faut se rappeler que l’activité physique n’est pas juste ce que les athlètes pratiquent, répond Angela Alberga. Tout le monde peut faire de l’exercice. En gros, il est important que les enfants et les adolescents participent à des activités qui leur plaisent et que les parents, éducateurs, professeurs et kinésiologues exposent les jeunes très tôt à une grande variété d’exercices physiques, que ce soit des jeux libres, des activités individuelles, des sports d’équipe 4… Tout en insistant sur le plaisir et l’appréciation plutôt que sur la perfection, la performance et la compétition. »

 

Donc si on valorise l’aspect ludique et participatif et non la compétitivité, on devrait « récupérer » les préadolescents et les adolescents qui n’avaient jamais eu de plaisir à faire du sport. En autant que l’on trouve une ou des activités qu’ils auront choisie(s) parce qu’ils s’amusent avant tout.

 

Parents et éducateurs, proposez-leur un vaste choix parmi les sports d’équipe, les arts martiaux, les sports individuels (natation, jogging, exercices au gym…) et les jeux libres (tague, corde à sauter, élastique…) offerts à l’école, au parc, au centre de loisirs, dans la cour ou la ruelle. Et encouragez-les à s’amuser avant tout !

 

Angela Alberga
Crédit photo: David Ward, Concordia University

 

10 conseils pour prévenir l’abandon de la pratique chez les enfants en surpoids

Les interventions par l’activité physique s’adressant aux enfants obèses et à ceux présentant un surpoids ont connu un succès mitigé et l’abandon de la pratique est un sujet préoccupant. La conception judicieuse et la mise en œuvre des interventions au moyen de l’activité physique sont d’une importance capitale pour maximiser le maintien de la pratique et améliorer de ce fait la santé globale de cette population.

 

Voici 10 conseils tirés de l’étude Top 10 practical lessons learned from physical activity interventions in overweight and obese children and adolescents.

 

1. Le contexte-milieu de pratique de l’activité physique est important.

2. Le choix de l’entraîneur physique compte.

3. Les activités physiques sélectionnées doivent être diversifiées et amusantes.

4. On doit envisager un rôle pour le parent-tuteur.

5. On doit prendre en compte les caractéristiques physiques et psychosociales individuelles.

6. On doit fixer des objectifs réalistes.

7. On doit faire régulièrement des rappels.

8. On doit utiliser une approche multidisciplinaire.

9. On doit identifier rapidement les obstacles et élaborer un plan pour les éliminer.

10. On doit communiquer le vrai message : dire spécifiquement pourquoi on le fait.

 

Les recommandations dans cet article peuvent être utilisées pour d’autres programmes d’activité physique à l’intention des enfants et des adolescents, dans d’autres milieux d’éducation physique et de santé publique, et ce, dans l’espoir de diminuer l’abandon de la pratique de l’activité physique et d’en tirer des bénéfices sur le plan sanitaire pour cette population.

 


RÉFÉRENCES

  1. Cardinal, B. J., Yan, Z., & Cardinal, M. K. (2013). Negative experiences in physical education and sport: How much do they affect physical activity participation later in life. Journal of Physical Education, Recreation and Dance, 84, 49-53.
  2. Barkley, J. E., Salvy, S. J., & Roemmich, J. N. (2012). The effect of simulated ostracism on physical activity behavior in children. Pediatrics, 129, e659-666.
  3. Hayden-Wade HA1, Stein RI, Ghaderi A, Saelens BE, Zabinski MF, Wilfley DE. (2005). Prevalence, characteristics, and correlates of teasing experiences among overweight children vs. non-overweight peers (2005). Obes Res. [Obesity Research] 2005 Aug. 13 (8):1381-92.
  4. Alberga, A. S., Medd, E. R., Adamo, K. B., Goldfield, G. S., Prud’homme, D., Kenny, G. P., & Sigal, R. J. (2013). Top 10 practical lessons learned from physical activity interventions in overweight and obese children and adolescents. Applied Physiology Nutrition & Metabolism, 38, 249-258.
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