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Trop de télévision à l’âge de 2 ans nuirait à la santé à l’adolescence

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Les parents de tout-petits le savent : un épisode de la Pat’Patrouille par-ci, par-là peut grandement contribuer à la qualité de vie familiale. Le temps de préparer le souper, disons… Mais qu’arrive-t-il si notre enfant regarde excessivement la télévision?

Trop de télévision à l’âge de 2 ans nuirait à la santé à l’adolescence

La Société canadienne de pédiatrie recommande que les tout-petits de 2 à 4 ans ne passent pas plus d’une heure par jour devant un écran. La consommation excessive de la télévision à 2 ans peut causer des méfaits chez les enfants.

 

Des chercheuses de l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal ont voulu vérifier si les enfants de 2 ans qui regardent beaucoup la télévision sont plus à risques d’adopter de mauvaises habitudes de vie à l’âge de 13 ans.

 

 

Les résultats de cette recherche indiquent que chaque heure de visionnement dépassant la limite recommandée par les pédiatres est associée ces conséquences négatives :

 

  • Une hausse de 8,2 % du risque de consommer des aliments malsains (frites, desserts, collations sucrées et salées, boissons gazeuses et énergisantes, plats préparés, etc.);
  • Une augmentation de 13,3 % de l’indice de masse corporelle (IMC), un outil évaluant le degré général d’obésité;
  • Une baisse de 10 % de la prise de petit-déjeuner les jours d’école;
  • Une baisse de 4,7 % de l’engagement scolaire, ce qui se traduit par moins d’efforts fournis en secondaire 1.

 

Écrans : quelles sont les recommandations?

La Société canadienne de pédiatrie recommande que les tout-petits de 2 à 4 ans ne passent pas plus d’une heure par jour devant un écran.

 

Pour les enfants de plus de 4 ans, la limite de temps est fixée à 2 heures par jour.

 

 

Des impacts à long terme

Selon les auteurs de l’étude, ces conséquences négatives s’expliqueraient par le fait que regarder la télévision est un divertissement sédentaire qui ne requiert pas d’effort physique ou mental soutenu.

Les enfants qui regardent trop la télévision en bas âge auraient tendance à privilégier les activités divertissantes sans effort physique et seraient peu enclins, plus tard dans leur vie, à s’investir dans des activités non ludiques comme l’école. Les chercheuses soulignent que les habitudes de vie se prennent dès la petite enfance et semblent persister toute la vie.

 

À propos de cette étude

Les chercheuses ont examiné une cohorte de près de 2000 garçons et filles nés au Québec entre le printemps 1997 et le printemps 1998.

 

Les enfants ont été suivis dès l’âge de cinq mois dans le cadre de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec. Quand ils ont eu 2 ans, elles ont demandé à leurs parents de dire combien de temps chaque jour leurs enfants regardaient la télévision. Puis, quand ils ont eu 13 ans, elles ont recueilli auprès des jeunes eux-mêmes de l’information sur leurs habitudes alimentaires et leurs comportements à l’école.

 

 

RÉFÉRENCES

 


Le sujet vous intéresse? Consultez notre dossier Temps-Écran.

 

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Trois types de peurs liées à de nouvelles aventures sportives

Opinion -

Les enfants éprouvent souvent de la peur lorsqu’ils sont confrontés à la nouveauté et c’est tout à fait normal. En fonction des expériences heureuses et malheureuses qu’ils ont vécues et vivront, cette peur peut s’estomper ou devenir un réel problème. Voici trois types de peurs relatives à la pratique d’une nouvelle aventure sportive, ainsi que quelques trucs et astuces pour aider vos enfants à les surmonter.

Trois types de peurs liées à de nouvelles aventures sportives

Trucs et astuces pour aider vos enfants à les surmonter

La peur est une émotion la plupart du temps irrationnelle. Sur Wikipedia.org, nous pouvons lire :

« La plupart des peurs possèdent la propriété de pouvoir être surmontées. En effet, pour une personne donnée, il suffit souvent de surmonter sa peur une fois pour la faire disparaitre définitivement. Cette aptitude à diminuer sa peur et à gagner ainsi en courage constitue un processus de maturation de l’esprit et de l’individu qui continue durant toute la vie. Ceci explique aussi que les enfants et les jeunes adultes sont en général beaucoup plus craintifs que les adultes plus expérimentés. »

 

Nous pouvons donc en tant que parents aider nos enfants dans le processus de gestion des peurs. Lorsqu’un enfant a des craintes face à la pratique d’une nouvelle discipline sportive, il faut déterminer la nature de celle-ci et agir en conséquence. J’aborde aujourd’hui trois types de peurs bien différentes : se blesser, échouer et faire rire de soi.

 

1. La peur de se blesser

Certains sports ou activités peuvent provoquer la peur étant donné leur nature plus risquée. Cet été, nous sommes allés en famille faire une randonnée en canot et kayak sur la rivière Rouge. Une courte section était composée de minirapides.

 

Grâce à son tempérament fonceur, l’aînée de 11 ans a surmonté sa peur. Il faut dire que son amie avait d’abord tenté le coup et réussi. Mise au défi, ma fille a pris son courage à deux mains et s’est élancée sans sourciller.

 

Ma fille de 9 ans s’est montrée moins aventureuse. Sa peur de chavirer était trop grande pour s’élancer dans les minirapides. Elle n’a pas fait le saut et nous avons respecté son rythme sans la bousculer.

 

2. La peur d’échouer

Si la peur de se blesser peut être perçue comme « normale », car associée à la prudence, la peur d’échouer est d’une autre nature. Elle est souvent construite autour d’expériences passées malheureuses ou d’attentes personnelles trop grandes.

 

Mon garçon a exprimé ce type de peur lorsqu’est venu le temps d’apprendre le vélo. Il m’a dit la phrase typique que vous avez sûrement déjà entendue : « je ne suis pas capable ». Dans le langage de mon garçon, cela voulait simplement dire qu’il ne pouvait pas réussir du premier coup.

 

Il faut souvent y aller par étapes et montrer à nos enfants comment apprivoiser leurs peurs et le sport choisi. Dans le cas du vélo, j’ai réduit le temps d’essai. Résultat: l’objectif n’était plus de réussir du premier coup, mais d’essayer pendant 15 minutes. Quatre jours plus tard, Fiston pédalait seul.

 

3. La peur de faire rire de soi

Cette peur se distingue de la précédente. Elle naît de la possible réaction des autres. Certains enfants sont plus enclins à éprouver ce type de peur.

 

Dans son cours de hip-hop, ma fille de 9 ans devait faire semblant d’être assise dans le vide lorsque le professeur disait « bol de toilette ». Évidemment, les autres riaient à chaque fois. À la fin du cours, elle m’a dit qu’elle voulait tout lâcher. En discutant, je lui ai fait comprendre que les autres riaient de l’expression et non pas d’elle.

 

Si ses camarades avaient vraiment ri d’elle, je l’aurais guidée dans sa réflexion pour tenter de connaître la cause exacte d’une telle réaction. Cela permet de départager les perceptions et la réalité, et de déterminer s’il y a réellement un problème ou simplement une peur.

 

Les sortir de leur « zone de confort »

La peur est essentiellement le fruit d’une construction mentale même si elle entraîne des effets physiques. Il est bon d’utiliser la communication pour la surmonter. Il faut d’abord cibler et définir la peur et son origine, et comprendre comment votre enfant vit celle-ci. Ensuite, il faut trouver les bons mots pour la minimiser ou l’éliminer complètement. On peut ainsi aider nos préados à bâtir leur confiance et leur estime de soi.

 

Personnellement, ce que je trouve le plus difficile c’est de savoir comment pousser mes enfants à sortir de leur « zone de confort » sans toutefois les brusquer. Je crois que, pour y parvenir, il faut apprendre à les connaître en tentant différentes approches. Et surtout, il ne faut jamais baisser les bras.

 

Voir sourire notre jeune, heureux et vainqueur, fera toujours chaud au cœur.

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