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Parents inactifs: comment donner le goût du sport à ses enfants

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Si beaucoup de parents reconnaissent l’importance et les bienfaits de l’activité physique tant sur le moral que sur la santé, tous sont en revanche loin d’être actifs au quotidien. Que ce soit à cause d’un travail trop prenant, d’une vie à la maison trop exigeante ou d’un manque d’envie, de nombreux parents ne bougent pas assez, mais aimeraient que leurs enfants soient, eux, actifs. Voici comment leur donner le goût du sport.

Parents inactifs: comment donner le goût du sport à ses enfants

1. En jouant avec eux

Transmettre à son enfant le goût de l’activité physique ne passe pas forcément par son inscription dans un club de hockey ou de baseball. On peut très bien s’amuser avec ses enfants en improvisant par exemple un match de soccer dans le jardin et passer 20 ou 30 minutes très actives à frapper dans la balle! Et pour rendre l’activité encore plus amusante, pourquoi ne pas inviter un ou deux de leurs amis : l’effet de groupe est encore plus motivant.

2. En installant des accessoires dans la cour

Les parents qui ont la chance d’avoir accès à une cour ont un formidable terrain de jeu qu’ils peuvent utiliser pour encourager leurs enfants à faire du sport, du moins à jouer. Papa d’une petite fille de cinq ans, Jay Lefebvre n’est pas particulièrement actif. Il a développé plusieurs solutions pour intégrer l’activité physique dans la vie de sa Mélodie. Il a, par exemple, installé un trampoline dans sa cour, au plus grand bonheur de sa fille. « C’est un rituel, tous les soirs avant le souper, elle y passe une vingtaine de minutes. Je me mets à côté d’elle, je la supervise », dit le jeune papa. Certains autres parents jouent au frisbee, d’autres encore ont installé un module de jeu sur lequel on peut monter. Les options ne manquent pas. Pour des suggestions abordables, consultez notre article X façons d’aménager la cour pour laisser votre enfant jouer seul. Si vous n’avez pas de cour, la ruelle ou le parc du quartier sont des endroits parfaits pour bouger.

3. En réduisant les déplacements en voiture

Par facilité, on prend parfois la voiture pour de très courtes distances alors qu’on pourrait faire le même trajet à vélo ou à pied. Aller chercher le journal ou le lait avec ses parents, c’est une façon de bouger sans s’en rendre compte. Effacez vos vieux réflexes automobiles au profit d’habitudes plus actives. Consultez notre dossier Transport actif pour des idées!

4. En faisant des activités en famille

Une promenade en forêt, à pied ou à vélo, une bataille de boules de neige en hiver, une sortie à la piscine… les activités faites en famille sont de bonnes façons de transmettre le goût de l’activité physique à ses enfants de façon agréable. Jay Lefebvre a un truc pour que la famille bouge en même temps : YouTube. « Une des choses qu’on fait souvent à la maison, c’est de mettre une des chansons préférées de Mélodie sur YouTube dans le salon, et de danser dessus tous ensemble. C’est assez court, mais c’est un bon quatre minutes très intense! », dit-il.

5. En l’inscrivant dans une activité de club

Pour que l’enfant fasse du sport de façon régulière, l’inscription dans un club est une bonne option. Il sera d’une part encadré, mais cela permettra aussi d’installer une routine tout au long de l’année. « Nous avons inscrit Mélodie au soccer, ça représente deux séances de 45 minutes d’activité physique chaque semaine. Elle adore ça », explique Jay Lefebvre. Comme le précise le jeune papa, l’intérêt de l’enfant pour l’activité est primordial. Doit trouver la discipline qui lui convient le plus, et qu’il s’amuse, afin que ce ne soit pas une corvée d’y aller, mais un plaisir. Il faut parfois plusieurs tentatives avant de trouver la bonne activité.

6. En devenant actifs

Une des meilleures façons de donner le goût du sport à un enfant, c’est d’en faire soi-même. De la même manière que des parents lecteurs donneront l’envie de lire, des parents qui pratiquent régulièrement une activité physique susciteront bien souvent des comportements « miroir ». On veut faire comme maman ou comme papa. Bougez, et ils bougeront!

Quels sont vos trucs pour transmettre l’intérêt pour l’activité physique à vos enfants?

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6 phrases à ne pas dire à un enfant qui joue

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On le sait : en laissant jouer nos enfants librement et activement à l’extérieur, on a plus de chances d’en faire des adultes actifs et prêts à relever des défis. Mais leur dit-on toujours les bonnes choses? Vous pourriez être surpris!

6 phrases à ne pas dire à un enfant qui joue

Pour Sylvie Nault, conseillère au développement des contenus à l’Association québécoise des CPE, il importe que l’enfant joue par lui-même pour améliorer ses habiletés motrices, sa confiance en lui, son autonomie, sa créativité, sa capacité à prendre des décisions. Avec son aide, nous avons fait une petite liste non exhaustive – et surtout, qui ne se prend pas trop au sérieux! – de 6 phrases qu’on dit parfois spontanément, mais qu’il vaudrait mieux remplacer par d’autres.

1. « Je n’ai pas le temps de jouer avec toi. »

Selon Sylvie Nault, si les parents prononcent cette phrase, c’est parce qu’ils pensent qu’ils doivent être aux côtés de leurs enfants en tout temps, ce qui en effet prendrait beaucoup de temps. Il y a là un réflexe de surprotection de la part des parents qu’il vaudrait mieux déconstruire. « Les enfants ont besoin de jouer par eux-mêmes. Oui, on peut leur offrir un milieu de jeu sécuritaire, en enlevant par exemple la vitre et les clous qui pourraient traîner. On les tient à l’œil, mais ils n’ont pas toujours besoin de nous. » Concrètement, cela nous permettrait de vider le lave-vaisselle en jetant un œil dans la cour où les enfants jouent de temps à autre!

Ce qu’il faudrait dire : « Je vais prendre le temps de t’aider à installer ton jeu et ensuite, je vais rentrer faire mes tâches. Je serai juste à côté si tu as besoin de moi. »

2. « Attention, ne va pas là, tu vas tomber. »

Cette phrase, Sylvie Nault dit l’entendre souvent, de la part des parents comme des intervenants. Pourtant, l’enfant doit se familiariser lui-même avec ce qui l’entoure. Il doit apprendre à connaître son environnement sans l’interprétation ou la médiation d’un adulte.

« Un enfant qui n’est pas confronté à différents défis ne développera pas son sentiment d’autoprotection. Il va devenir un adulte qui, une fois devant une situation potentiellement dangereuse, ne saura pas comment l’affronter puisqu’il n’aura pas expérimenté le risque plus jeune », dit la spécialiste.

Ce qui ne veut pas dire que les adultes doivent complètement s’effacer. On peut au contraire encourager notre enfant à dépasser ses limites, le féliciter quand il réussit et lui proposer des solutions quand ça ne fonctionne pas.

Ce qu’il faudrait dire : « Vas-y, mais fais attention, tu pourrais tomber ».

3. « Tu ne seras pas capable. »

Quand on présume qu’un jeune ne sera pas capable d’accomplir une tâche, on vient éroder son estime de lui-même. À la longue, cela peut créer chez les enfants des sentiments négatifs face à la pratique d’activités physiques.

« Il ne faut pas oublier la notion de plaisir, commente Sylvie Nault. C’est le baromètre qui indique à l’adulte si l’enfant est au bon endroit. S’il ne semble pas éprouver de plaisir, c’est que le jeu est soit trop difficile, soit trop facile pour lui. »

Ce qu’il faudrait dire : « Il se peut que tu trouves ça difficile ».

4. « Attention de ne pas te salir. »

« Ne pas se salir, ne pas se mouiller, ne pas briser les vêtements… Oui, on entend ça trop souvent! », sourit Sylvie Nault. Aucun parent n’a malheureusement le pouvoir d’empêcher les taches sur les vêtements neufs! Alors, armez-vous de patience et prévoyez le coup : ne mettez pas les plus beaux habits de vos rejetons pour la garderie, l’école ou les sorties au parc.

Ce qu’il faudrait dire : « Va changer tes souliers si tu veux jouer dans la boue! »

 

 

5. « Arrête de te chamailler, reste tranquille. »

Le besoin naturel de bouger et de se chamailler est présent chez tous les enfants, les garçons comme les filles, insiste Sylvie Nault. Les parents doivent comprendre l’importance des jeux de chamaille.

« L’enfant va avoir beaucoup de plaisir, il dépensera beaucoup d’énergie, il sera essoufflé, il va apprendre à respecter ses limites et celles des autres, à canaliser son énergie, à reconnaître les expressions faciales de ses pairs. »

Si on voit que le plaisir n’y est plus, on intervient pour que le jeu cesse. Mais même si les bruits et le brouhaha qui se dégagent de ces jeux peuvent être dérangeants pour les parents, il faut garder à l’esprit que leur pratique tend à diminuer les comportements agressifs de la part des petits.

Ce qu’il faudrait dire : « Tu peux te chamailler, mais on arrête quand il n’y a plus de plaisir – chez toi ou chez l’autre! »

6. « Va jouer avec cet enfant »

Inutile d’imposer à notre enfant de jouer avec tel ou tel ami au parc ou à l’école. D’abord, il se sentira forcé et en retirera moins de plaisir. Ensuite, il se peut qu’il soit tout simplement trop tôt dans son développement pour qu’il joue réellement avec un autre enfant. « Les tout-petits jouent chacun de leur côté. Vient ensuite une phase où ils jouent en parallèle avec d’autres, c’est-à-dire qu’ils font le même jeu, mais chacun de leur côté. Éventuellement, ils vont finir par interagir, mais ça peut être long et ça ne sert à rien de les presser », conclut Sylvie Nault.

Ce qu’il faudrait dire : « Tu peux jouer seul ou avec la personne de ton choix. »

Et vous, que dites-vous pour encourager vos enfants qui jouent?

Article réalisé en partenariat avec la Table sur le mode de vie physiquement actif (TMVPA)

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