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Jeux de batailles: devrait-on laisser les enfants se chamailler?

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Vos enfants se tiraillent, simulent des combats, se fabriquent des épées pour se livrer à des guerres épiques et adulent les superhéros? Même si tout cela vous horripile au plus haut point, n’intervenez pas trop vite! Les jeux de bataille ne sont pas à proscrire, mais doivent être bien encadrés pour qu’ils restent sains et amusants. On fait le tour de la question.

Jeux de batailles: devrait-on laisser les enfants se chamailler?

En 2017, dans le cadre du projet Mieux soutenir nos garçons, les Partenaires pour la petite enfance de la MRC des Sources en Estrie ont entre autres proposé quelques balises pour inciter les CPE à accueillir positivement les jeux de bataille et à les encadrer adéquatement.

 

Ces recommandations découlent des observations de plusieurs spécialistes, dont Daniel Paquette, éthologue et professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal. Il s’est beaucoup penché sur la question et ses recherches ont permis de démontrer qu’en se chamaillant pour le plaisir, les enfants ne deviennent pas plus violents, mais développent au contraire certaines facettes de leur personnalité qui leur seront plus tard utiles. Il faut aussi noter que si les garçons sont davantage attirés par ce type d’activité, une part des filles le sont aussi.

 

Ce qui nous fait souvent sourciller devant les jeux de bataille comportant des contacts physiques, c’est leur aspect agressif. Et quand ils manient des armes imaginaires, on peut aussi frissonner devant la violence que cela évoque. Pourtant, dans un cadre approprié, ces jeux participent à la construction et à l’épanouissement des enfants.

 

Les avantages des jeux de batailles

Permettent aux enfants :

  • d’apprivoiser la compétition;
  • apprendre à gérer l’impulsivité, la colère et l’excitation;

  • d’établir et raffermir des liens amicaux;

  • d’aiguiser leurs habiletés pour la résolution de conflits;

  • de faire la distinction entre la vraie et la fausse violence; 

  • de libérer leur trop-plein d’énergie. 

Ces jeux peuvent aussi constituer aussi une façon pour le père d’interagir avec ses enfants et de leur communiquer son affection.

 

Établir des limites

Mais d’abord, qu’entend-on par « cadre approprié »? C’est premièrement de s’assurer que l’environnement où les hostilités ludiques ont lieu soit sécuritaire. Dans certains CPE, des coins pour les jeux de batailles sont aménagés. Des épées en mousse sont par exemple mises à la disposition des tout-petits qui peuvent s’affronter dans un espace bien dégagé et couvert d’un tapis. Pour les enfants plus âgés, la même vigilance reste de mise. Les parents peuvent aussi déterminer un espace de ce type à la maison, si l’espace le permet. 

 

Si les enfants peuvent s’agripper, se tirer, se pousser ou se rouler ensemble par terre, les coups devraient cependant être proscrits. Il en va de même des interventions au niveau du visage et du fait de lancer des objets. On conscientise d’autre part les participants à l’importance que tout ça reste un jeu, donc de toujours s’assurer que leur « adversaire » est consentant et que l’action doit immédiatement cesser si l’un des équipiers en émet la requête. Car il est important que la notion de plaisir prime en tout temps. Si les sourires disparaissent, il est temps pour l’adulte d’intervenir. 

 

 

Une saine rivalité

Apprivoiser la compétition, apprendre à gérer l’impulsivité, la colère et l’excitation, établir et raffermir des liens amicaux, aiguiser ses habiletés pour la résolution de conflits, faire la distinction entre la vraie et la fausse violence et libérer leur trop-plein d’énergie. Voilà quelques-uns des bienfaits qui ressortent des études sur le sujet.

 

En plus de leur donner des outils pour mieux évoluer en société, il a aussi été démontré que ces jeux peuvent aussi constituer aussi une façon pour le père d’interagir avec ses enfants et de leur communiquer son affection, celui-ci étant généralement davantage porté sur l’action et le jeu physique.

 

Bref, comme parents, nous sommes invités à voir d’un bon œil ces jeux, à établir des limites claires entre ce qui sera permis ou non pour que le combat demeure drôle, plaisant et formateur.

 

Article réalisé en partenariat avec la Table sur le mode de vie physiquement actif (TMVPA)

 
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Comment arrêter de faire rimer Noël avec bébelles?

Opinion -

Les étincelles, les feux d’artifice même, dans les yeux de mes enfants à la vue de leurs cadeaux sous le sapin. La fébrilité qui règne alors qu’ils les déballent. Les longues heures passées à les voir jouer avec leurs trésors. J’adore Noël. Mais moins l’idée qu’une tonne d’objets s’ajoute à ceux déjà accumulés au fil du temps.

Comment arrêter de faire rimer Noël avec bébelles?
Thèmes abordés

Depuis quelques années, je tente d’endiguer le raz-de-marée de cadeaux tout en préservant la magie des fêtes. Ma stratégie prend plusieurs formes, et cette année, cela a commencé avec le calendrier de l’avent. J’avais pris l’habitude d’opter pour la classique formule chocolatée. Une petite douceur chaque jour, ce n’est certes pas la fin du monde. Mais souvent, au 1er décembre, le bol de bonbons d’Halloween est encore à moitié rempli et les enfants ne s’y intéressent même plus.

 

J’ai donc décidé de concevoir moi-même ce fameux calendrier : chaque matin, mon fils et ma fille de 7 et 9 ans trouvent sur la table de la cuisine une enveloppe contenant la « mission » ou le « privilège » du jour. Fabrication d’une petite maison pour le lutin (arrivé lui aussi avec le mois de décembre!), soirée devant Ciné-Cadeau un mardi pourvu que les leçons soient révisées dès le retour de l’école, confection et envoi de cartes de vœux pour les grands-parents, préparation des biscuits pour le PèreNoël, visite à l’épicerie pour acheter des denrées à remettre à un organisme venant en aide à des familles défavorisées… voilà quelques-unes des activités au programme.

 

Le but derrière tout ça : passer du bon temps ensemble, réfléchir aux valeurs d’entraide et ralentir la cadence malgré le tourbillon qui précède le jour J. Il existe de magnifiques calendriers réutilisables (faits au Québec!), comme celui de Mamie Clafoutis. Pas le temps de remplir un tel calendrier? Les Belles combines en proposent deux, l’un misant sur les doux moments en famille et l’autre sur les bonnes actions.

 

Des cadeaux immatériels

Si je mise sur les expériences qui nous sortent de notre routine pour instaurer l’ambiance des fêtes, j’en fais de même pour les cadeaux. Oui, mes enfants recevront les ensembles Lego et Playmobil tant convoités, mais à leurs côtés, ils pourraient aussi retrouver des surprises qui tiennent dans une simple enveloppe : une initiation parent-enfant au ski alpin ou au tricot, des billets pour assister à un concert de P!nk au printemps prochain, une journée dans un centre d’escalade ou de glissades d’eau, un abonnement à des magazines comme Les Explorateurs ou Curium.

 

 

Il y a trois ans, le père Noël a également déposé sous le sapin un abonnement à la joujouthèque de notre quartier. Depuis, nous visitons cet établissement une ou deux fois par mois pour emprunter des jouets, sous le même principe qu’une bibliothèque. La formule nous a entre autres permis de découvrir une multitude de jeux de société.

 

Conjuguer plaisir et pratico-pratique

Chaque année, je fais aussi des cadeaux qui seront utiles aux enfants, des achats que nous aurions dû faire de toute manière dans mois à venir. Parapluies, pantoufles, pyjamas, contenants compartimentés pour les lunchs, napperons, serviettes de plage, lunettes de natation, lampes frontales et sacs de couchage… tout ça s’est ainsi déjà retrouvé sous notre sapin. Les enfants ont un plaisir fou à déballer ces choses qui, puisqu’apportées par le père Noël, semblent avoir encore plus d’importance à leurs yeux.

 

Bref, je suis très loin de faire partie des grincheux de Noël, même si plusieurs aspects des célébrations m’horripilent, le magasinage en tête de liste. Au-delà de ma lutte contre la surconsommation, je souhaite surtout générer de beaux souvenirs chez mes enfants, et je suis convaincu que les instants passés ensemble ont plus de poids dans la balance qu’une abondance de jouets.

 

Des cadeaux faits à la main
Vous souhaitez sensibiliser vos enfants à la surconsommation? Pourquoi ne pas les inviter à fabriquer eux-mêmes les cadeaux qu’ils offriront à leurs professeurs, amis ou grands-parents? Voici justement 11 idées de cadeaux gourmands à cuisiner et 7 cadeaux DIY à moins de 5$ à fabriquer en famille.

 

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