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Agenda familial : 6 trucs pour conjuguer famille, couple et individu

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Les semaines filent à une vitesse folle et, entre le boulot, la maison, les enfants et la douce moitié, difficile de trouver l’équilibre. Bien qu’ardue, la mission n’est toutefois pas impossible. Il suffit parfois de repenser notre gestion du temps. Voici quelques idées pour entamer la démarche.

Agenda familial : 6 trucs pour conjuguer famille, couple et individu
Thèmes abordés

1. Établir un plan de match

Parce que les tâches et autres obligations constituent le nerf de la guerre, tout devrait débuter par une bonne planification de celles-ci. En partageant non seulement les responsabilités entre tous les membres de la famille, mais en précisant aussi à quel moment s’attaquer à chacune d’elle, on sera en mesure de dresser un portrait de notre quotidien. Et ainsi de déterminer où se situe le temps qui peut être alloué à d’autres activités. On se donne cependant le droit à la dérogation : pas question de refuser une invitation de dernière minute sous prétexte que des brassées de lavages nous attendent!

 

2. Éteindre… pour vrai

On le sait trop bien : notre valeureux téléphone gruge une partie de notre précieux temps. Et souvent, malgré toutes nos bonnes intentions de prendre à son égard une certaine distance, il n’est jamais très loin. On se discipline donc pour s’accorder chaque jour des moments sans lui, question de mieux se consacrer à autre chose, et par le fait même pour donner le bon exemple aux enfants. Peur de flancher et de tricher? S’il le faut, on utilise la méthode forte en demandant à un autre membre de la famille de cacher notre appareil.

 

3. Tisser un réseau

Les échanges de bons procédés avec l’entourage peuvent aussi se révéler une bonne stratégie en vue de gagner du temps. On demande par exemple à des voisins ou des amis de garder les enfants pendant deux ou trois heures un samedi après-midi, et la semaine suivante, c’est à nous de le faire. Cette période peut être consacrée aux emplettes, mais pourrait aussi devenir un moment privilégié pour se remettre au yoga ou à la course.

 

4. Repenser les moments en amoureux

 

Vendredi soir : la gardienne est réservée depuis plusieurs jours. Mais après une semaine à courir à droite et à gauche, l’envie d’aller au restaurant n’y est plus du tout. Un scénario que l’on a tous déjà vécu! Bref, on fait fausse route si on attend d’être à l’extérieur de la maison pour s’accorder du temps de qualité avec notre douce moitié. On tente donc de voler quelques instants ici et là pour chouchouter son couple : pendant que les enfants dévorent du maïs soufflé devant un film, on en profite par exemple pour prendre l’apéro ou un souper en tête-à-tête.

 

5. Décrocher en famille

Pas besoin de se transformer en G.O. ou d’investir dans de dispendieuses sorties pour créer des moments magiques en famille. Une soirée pizza/cinéma le vendredi, la confection de crêpes le dimanche matin ou une promenade de quelques minutes dans le quartier à la tombée du jour par un simple mardi… voilà de petits rituels réconfortants qui nous permettent de nous retrouver.

 

6. Mettre les enfants dans le coup

Une chose doit être claire pour les enfants : leurs parents sont des êtres à part entière qui ont besoin de temps sans eux. On les incite également à développer leur autonomie pour qu’ils apprécient aussi les moments passés seuls. Pour se faire, on peut instaurer une routine : chaque jour, ou quelques fois par semaine, on impose de petites périodes où tout le monde doit vaquer à ses occupations dans le silence. Pendant que notre progéniture lit, dessine ou joue, on ne se rue surtout pas sur la montagne de vaisselle à faire, mais on en profite plutôt pour se plonger dans ce roman entamé il y a belle lurette.

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6 étapes pour préparer mon enfant à se promener seul dans le quartier

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Laisser son enfant se promener seul dans le voisinage, c’est toute une aventure! À quel âge peut-il le faire? Avec qui? Mais surtout, comment le préparer? Nous avons demandé des astuces à deux spécialistes qui répondent à nos interrogations. De quoi se faire rassurer.

6 étapes pour préparer mon enfant à se promener seul dans le quartier

S’il y a une question qui varie de famille en famille et de quartier en quartier, c’est bien de savoir à quel âge un jeune peut se promener seul autour de chez lui. Au Québec, aucune loi ne régit l’âge auquel les enfants peuvent aller à l’école ou au parc seul. C’est pourquoi il incombe aux parents de juger de la compétence de leur enfant à franchir cette nouvelle étape, en fonction de la réalité du quartier.

 

Et les avantages de le faire sont nombreux pour les jeunes : développement de l’autonomie, élargissement des horizons, apprentissage de la gestion du risque, connaissance de son environnement, responsabilisation, socialisation…

 

Mais comment se préparer? Nous avons demandé à Magalie Bebronne, chargée de projets, Cycliste averti, chez Vélo Québec, et à Jeanne Robin, directrice principale chez Vivre en Ville, de nous donner des astuces pour apprendre à nos jeunes à se déplacer seuls à pied ou en vélo.

 

Étape 1 : Donner l’exemple

 

Pour donner envie aux enfants de se déplacer à pied ou à vélo, rien de tel que de donner l’exemple. Et les habitudes se prennent tôt. « Un enfant qui se n’est jamais déplacé à pied avec ses parents va devoir apprendre lui-même à être un piéton », note Jeanne Robin de Vivre en Ville.

 

Un truc : on  choisit une destination pas trop loin de la maison où l’on a l’habitude de se rendre à pied : la bibliothèque, la maison d’un ami ou d’un membre de la famille, l’épicerie…

 

Idem pour les déplacements à vélo. Magalie Bebronne de Vélo Québec comprend les parents qui s’en tiennent à la piste cyclable en famille : la cohabitation avec les automobilistes peut être difficile à gérer. Mais elle ajoute du même souffle qu’en habituant nos jeunes à se déplacer activement, on leur fait aussi tout un cadeau.

 

Étape 2 : Choisir le bon moment

Vous trouvez votre petite de 4 ans et demi bien mature pour son âge? Ce n’est peut-être pas une raison pour l’envoyer à la garderie toute seule! Même si l’âge auquel un enfant peut se promener seul varie selon son environnement et sa maturité, il y a des aptitudes qui prennent du temps à se développer.

 

Magalie Bebronne de Vélo Québec souligne que c’est en 5e et 6e année que le programme Cycliste Averti, qui apprend aux jeunes à se déplacer de façon autonome et sécuritaire à vélo, est enseigné. « Avant cet âge, on n’a pas toutes les capacités cognitives pour anticiper les actions des autres, prendre de bonnes décisions et avoir de bonnes réactions », invoque-t-elle.

 

Étape 3 : Apprendre le Code de la route

 

Même très jeunes, les enfants peuvent comprendre des consignes simples comme celle de regarder des deux côtés de la rue avant de la traverser. Jeanne Robin souligne que la popularité des vélos d’équilibre (draisiennes) ces dernières années a un avantage : comme les tout-petits se déplacent très vite sur ce type de vélo, ils apprennent à patienter au coin de la rue.

 

Et lorsqu’on pense que le Code de la route a été bien intégré, on s’assure d’avoir vu notre jeune traverser la rue au moins 5 fois de façon adéquate avant de le laisser faire seul, suggère Jeanne Robin.

 

En gros, il faut démontrer à nos enfants que les règles existent… mais que tout le monde ne les respecte pas. Ainsi il ne faut pas présumer qu’un automobiliste nous voit si nous le voyons. Lorsque la lumière des piétons s’allume, il faut quand même jeter un regard aux voitures aux alentours. « C’est un défi, car il faut rendre nos jeunes vigilants sans être paranoïaque, dit Jeanne Robin. Il faut leur apprendre que l’environnement urbain est ponctué de défis et de rencontres avec les autres ».

 

 

Étape 4 : Vérifier la bonne maîtrise du vélo

Apprendre à rouler de façon sécuritaire demeure un défi pour bien des jeunes. Magalie Bebronne de Vélo Québec souligne que lorsqu’elle donne la formation Cyclistes avertis, elle est toujours confrontée à environ 20 % des jeunes qui n’ont jamais appris à pédaler. D’autres freinent avec leurs pieds ou avec une seule main.

 

Avant de responsabiliser notre enfant à aller à l’école en vélo, on s’assure donc qu’il est à l’aise sur sa monture. Si on constate qu’il a toujours des faiblesses, on enlève les pédales et on repart, façon vélo d’équilibre. Selon notre spécialiste, il s’agit du meilleur moyen de développer l’équilibre et donc, d’apprendre à rouler.

 

Étape 5 : Jouer à se déplacer seul

 

Une fois que les bases sont acquises, on peut demander à notre enfant de nous guider vers l’école ou vers un autre point d’intérêt. À pied ou à vélo, on se place derrière lui et on lui demande de nous expliquer le chemin.

 

On s’assure aussi de pratiquer autant le chemin de l’aller que du retour : chacun a ses particularités et des points de repère différents.

 

Une autre bonne façon de préparer nos jeunes est d’utiliser les outils technologiques à notre disposition. « Avec Google Maps, on voit des prises aériennes de notre quartier. On peut ainsi apprendre à l’enfant à lire un plan, à reconnaître des lieux familiers et à tracer son chemin sur l’ordinateur », explique Jeanne Robin.

 

Étape 6 : Reconnaître qu’on est un acteur de changement

Jeanne Robin de Vivre en ville souligne un dernier élément : en tant que parent, on peut servir notre municipalité en lui donnant des informations et ainsi devenir un acteur de changement. Les trottoirs sont entravés? La traverse piétonne n’est jamais respectée par les voitures? Les lignes de la traverse sont devenues trop pâles avec les années? Il ne tient qu’à nous de le signaler. Au bout du compte, on améliore la sécurité de nos enfants.

 

les obstacle à la mobilité indépendante selon les parents
  • Le nombre élevé de voitures.
  • Les automobilistes qui ne respectent pas le Code de la route.
  • Les passages non sécuritaires.
  • Les limites de vitesse trop élevées ou pas respectées.
  • Le manque de trottoirs ou d’accotement.

Article réalisé en partenariat avec la Table sur le mode de vie physiquement actif (TMVPA)

 

 


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