Sports et plein air

Le disc golf, une nouvelle discipline sportive

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Le disc golf, vous connaissez? Ce sport se joue comme le golf traditionnel, mais au lieu de frapper une balle avec un bâton pour l’envoyer dans un trou, le joueur lance un disque, semblable à un frisbee, dans un panier métallique surélevé. C’est une activité qui prend son envol au Québec.

Le disc golf, une nouvelle discipline sportive

On compte actuellement 10 parcours de disc golf dans la province. J’ai essayé cette activité avec ma marmaille, Brandon et Megan, âgés de 10 et 12 ans, ainsi qu’avec leur cousin, Gabriel, 12 ans. Nous sommes allés au parc régional éducatif Bois de Belle-Rivière, à Mirabel, où l’on propose, depuis octobre 2012, un parcours de neuf paniers. L’expérience a été concluante… Les enfants ont unanimement qualifié l’exercice de cool!

 

Le disc golf n’est pas sorcier

Le but du jeu est simple : réussir chaque panier en un minimum de lancers. Le premier est fait à partir d’une zone identifiée au sol. En période hivernale, il faut se fier au plan du parcours et estimer le lieu approprié. Une signalisation plus visible sera, dit-on, aménagée prochainement. Chaque lancer subséquent doit être effectué derrière l’endroit exact où le disque s’est arrêté. La mission est accomplie lorsque le dernier disque entre dans le panier.

 

Nous avons utilisé des disques conçus pour la pratique de cette discipline (en location). Ils sont plus petits et plus lourds que les frisbees classiques. Nous nous sommes servis du driver pour la longue distance, du mid-range pour l’approche et du putter pour le lancer sur une courte distance et vers le panier.

 

On a joué à tour de rôle. Chaque fois que nous avons atteint un panier, nous avons compté le nombre de coups requis, puis inscrit le résultat sur la feuille de pointage que l’on s’est procurée au pavillon de services. Sur cette dernière, la norme était indiquée. Nous tentions donc, étape après étape, de passer sous cette barre.

 

Pour rire et s’amuser un bon coup

Au cours de cette partie qui a duré près de 1 h 30, nous nous sommes bien amusés. Le rire était au rendez-vous, particulièrement quand les disques n’allaient pas là où nous le voulions. Et que dire de tous ces arbres qui constituaient des obstacles à l’atteinte de notre cible!

 

Entre chaque panier, c’était l’occasion d’admirer le paysage et de regarder les traces laissées par les animaux sur la neige. Lorsque le temps d’attente — pour que chacun ait complété un panier — était long, nous avions convenu que les deux premiers joueurs ayant terminé partaient en mission afin de trouver le prochain objectif.

 

Bref, cette activité de plein air au cœur d’un parc enchanteur nous a procuré bien du plaisir. Nous sommes tous prêts à renouveler l’expérience. Et pourquoi pas en été cette fois!

 

Un parc à découvrir

Le parc régional éducatif Bois de Belle-Rivière offre, soulignons-le, une pléiade d’activités selon les saisons : randonnées pédestres, ornithologie, géorallye par GPS, patinage sur un sentier de glace, vélo, etc. Il est situé au 9009, boulevard Arthur-Sauvé, à Mirabel. 

 

Pour jouer au disc golf, il suffit de payer le droit d’accès au site, soit 5 $ pour les adultes et 1,50 $ pour les 6 à 16 ans. La location de chaque disque coûte 1,15 $ (dépôt de 7 $ par disque demandé).

 

Quatre conseils

1- Habillez-vous confortablement et selon la température.

2- Jouez de façon sécuritaire : avant de lancer un disque, vérifiez qu’il n’y a personne dans votre ligne de tir.

3- Respectez la nature : ne jetez pas de déchets, ne cassez pas les branches des arbres et ne visez pas les animaux.

4- Apportez une bouteille d’eau, un chocolat chaud et une collation pour un moment de détente bien mérité!

 


En savoir plus… 

Né aux États-Unis dans les années 1970, le disc golf est pratiqué dans plus de 30 pays. Au Canada, c’est en Colombie-Britannique que l’on trouve le plus de parcours. Au Québec, la popularité du sport ne cesse de croître. Pour de plus amples renseignements :

Association Disc Golf Montréal

PDGA Québec

 

Photo : Mélanie Dubé

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Lancer un nouveau sport dans sa ville : Ultimate frisbee à Sainte-Julie

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Avant que Diane Beaudry emménage à Sainte-Julie, l’Ultimate frisbee ne faisait pas partie de la programmation sportive de la Ville. Mère de deux jeunes qui avaient à l’époque 12 et 14 ans, elle a vite remédié à la situation. En 2010, elle a fondé une association régionale permettant à la fois aux enfants et à leurs parents de découvrir cette nouvelle activité.

Lancer un nouveau sport dans sa ville : Ultimate frisbee à Sainte-Julie

Chez Diane Beaudry, tout le monde manie le frisbee. Son conjoint a commencé à jouer à Montréal, ce qui a incité les enfants à en faire autant. Ces derniers étaient déjà très actifs, surtout en patinage de vitesse. La famille devait donc se rendre fréquemment dans la métropole. À force d’observer sa progéniture s’épanouir sur le terrain, l’idée d’une ligue d’Ultimate frisbee à Sainte-Julie a germé dans la tête de la mère.

 

Sous l’aile d’une autre association

Son premier réflexe a été d’aller rencontrer le président de l’Association de Ultimate de Montréal (AUM), qui lui a d’abord recommandé de vérifier l’intérêt de la Ville. « Le Service des loisirs était très ouvert à ça, se remémore Diane Beaudry. La première année, il nous a même aidés à obtenir la subvention SOGO Active. Le président de l’AUM est venu animer une soirée portes ouvertes, et il a aussi assisté à trois ou quatre rencontres avec la Ville, parce que je n’avais jamais démarré ça, moi, une association! » L’organisation montréalaise a même accepté de s’occuper de la comptabilité de la nouvelle ligue de Sainte-Julie, au plus grand soulagement de sa fondatrice.

 

Le principal défi a toujours été le recrutement de nouveaux joueurs. Constituée à l’échelle régionale, l’association a accès à un plus vaste bassin de population, mais cela nuit à la disponibilité des terrains. Les clubs locaux ont la priorité, alors Ultimate Sainte-Julie doit se contenter d’une plage horaire le vendredi soir.

 

« J’ai perdu beaucoup de gens à cause du vendredi, parce qu’ils veulent faire autre chose ce soir-là. Ils préfèreraient jouer à un autre moment de la semaine, mais je n’ai pas d’endroit pour le faire », se désole Diane Beaudry.

 

S’entourer pour répartir la charge de travail

S’il y a un conseil que la femme donnerait à un parent qui souhaite suivre ses traces, c’est de s’entourer de bénévoles. Elle ne l’a pas fait assez au début, et elle a trouvé la charge de travail lourde à porter.

 

Elle recommande aussi d’assister aux réunions des fédérations provinciales. Cela lui a permis d’échanger des trucs avec d’autres petites associations de la Gaspésie qui vivaient les mêmes difficultés.

 

Adultes et enfants se partagent le terrain

À Sainte-Julie, une formule familiale est mise de l’avant. Le terrain est séparé en deux pour permettre aux enfants et à leurs parents de jouer en même temps, mais chacun de leur côté.

 

Diane Beaudry décrit l’Ultimate frisbee comme un mélange de football, de soccer et de basket-ball. On ne court pas avec le disque, mais on peut se servir d’un pied pivot et, pour marquer, un joueur doit attraper le frisbee dans la zone de but. L’autoarbitrage des parties apporte, selon elle, une grande convivialité sur le terrain. Par ailleurs, les joueurs plus expérimentés assurent le transfert des connaissances aux débutants, facilitant ainsi leur acclimatation intégration.

 

Crédit photo : Robert Gosselin PPM

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