Saine alimentation

Mon enfant ne boit pas d’eau: 5 trucs pour aider les petits à bien s’hydrater

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Même si on boit de l’eau à longueur d’année, l’arrivée de l’été est un bon moment pour se rappeler comment, pourquoi et combien en boire.

Mon enfant ne boit pas d’eau: 5 trucs pour aider les petits à bien s’hydrater

Tout le monde devrait boire de l’eau et les parents devraient s’assurer que leurs enfants en consomment assez quotidiennement. Les bienfaits de l’eau sont nombreux.

 

Elle permet même aux enfants de mieux se concentrer pour apprendre, selon Corinne Voyer, directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids, qui a lancé il y a quelques mois la campagne J’ai soif de santé!, pour encourager les jeunes à boire de l’eau.

 

L’idée : augmenter l’hydratation par l’eau et stopper la surconsommation de boissons sucrées. Selon la Coalition poids, 1 enfant sur 5 avale des boissons sucrées tous les jours, un chiffre encore trop élevé.

 

Les enfants devraient boire 1 à 1,2 litre d’eau par jour

 

Votre enfant aime-t-il l’eau? En boit-il 1 à 1,2 litre par jour, tel que le recommandent les normes? Voici 5 trucs pour déjouer les obstacles à une bonne consommation d’eau.

 

1. Au lieu de l’eau, je donne à mon enfant des jus de fruit  

Même lorsque l’étiquette stipule qu’il est « pur à 100 % » ou qu’il n’est fait que d’un seul ingrédient : oranges, ou pommes, par exemple, le jus de fruit demeure une boisson sucrée. On recommande de limiter sa consommation à ½ tasse par jour.

 

La raison? Le jus est moins intéressant qu’un fruit entier au point de vue nutritionnel. On perd des vitamines et des fibres précieuses en le transformant en liquide. Le produit qui en résulte contient aussi une grande quantité de sucres libres qui intègrent rapidement l’organisme.

 

La nutritionniste Stéphanie Côté adopte toutefois une position modérée : « Je ne suis pas de ceux qui disent : ne buvez aucun jus. Je pense qu’on peut en donner une fois de temps à autre aux enfants. Il faut juste continuer de prioriser l’eau et ne pas compter le jus comme une portion de fruits ».

 

2. Il y a de l’eau dans les fruits et légumes que je donne à mon enfant

 

C’est vrai! Les légumes et fruits entiers sont des aliments primordiaux à ajouter au menu des petits. Ils contiennent en effet beaucoup d’eau… mais pas en quantités suffisantes.

 

Le corps d’un enfant est composé de 60 à 70 % d’eau. L’eau que boit un enfant est donc utile à maintenir ce taux. Elle sert à transporter l’oxygène et les nutriments, à maintenir la température corporelle, à hydrater le corps et à remplacer l’eau perdue par la transpiration.

 

De plus, même si les fruits et légumes sont essentiels à l’alimentation d’un enfant, on confond souvent les signaux de faim et de soif. Une légère déshydratation peut entraîner des signaux s’apparentant à la faim. Si notre enfant se plaint d’avoir faim alors qu’il a bien mangé ses repas et collations, on peut lui offrir de l’eau pour voir si cela calmera son appétit.

 

3. Mon enfant trouve que l’eau, ça ne goûte rien

Boire de l’eau, comme bien des choses, est une question d’habitude. C’est en apprenant à s’hydrater avec de l’eau très jeune que les enfants y prennent goût. La nutritionniste Stéphanie Côté ajoute que la perception des parents vis-à-vis de l’eau est aussi très importante. Si un jeune voit ses parents en consommer, être désaltérés et y trouver un certain plaisir, il aura plus envie d’en boire aussi.  

 

Par ailleurs, les nutritionnistes sont clairs : une diminution de la consommation de sucre se fera par un changement de culture du goût et non par l’utilisation d’édulcorants et de sucrants naturels. Si on veut diminuer la consommation de boissons sucrées, il faut tranquillement s’accoutumer à des goûts moins sucrés.

 

Une bonne idée : diluer le jus de fruit dans de l’eau, en quantité plus grande de semaine en semaine. Un petit changement facile qui assurera de meilleures habitudes alimentaires.

 

Stéphanie Côté regorge aussi d’idées pour rendre l’eau plus attirante : « on peut l’agrémenter avec des fruits comme les framboises congelées, des herbes comme la menthe ou des légumes comme les concombres ».  

 

Garder l’eau au frigo dans une carafe, la servir aux enfants avec une paille (écolo, si possible!), déposer systématiquement un pichet d’eau sur la table aux repas sont d’autres idées gagnantes.

 

4. Mon enfant préfère les boissons contenues dans des emballages attirants

 

Pour présenter l’eau de façon plus festive, on peut modifier légèrement son goût, mais aussi, son aspect. Pourquoi ne pas fournir à son enfant une gourde qu’il a lui-même choisie et qu’il aime? On peut même en avoir 2 ou 3 à notre disposition et lui faire choisir sa préférée le matin.

 

Même s’il est parfois difficile de résister aux emballages attirants de couleurs vives qui nous sont présentés dans les rayons d’épicerie, cela reste une bonne idée d’expliquer à nos enfants pourquoi on choisit l’eau.

 

Pour Corinne Voyer de la Coalition poids, il s’agit d’une norme à changer. « L’eau doit devenir la boisson privilégiée d’accompagnement. On a tendance à penser que si on ne met pas une boîte de jus ou un berlingot de lait dans la boîte à lunch de notre enfant, on ne lui donne rien à boire. Il faut changer la perception. L’eau devrait être la boisson que l’on retrouve le plus souvent dans la boîte à lunch. »

 

5. Mon enfant n’a pas soif

Pas besoin d’avoir soif pour boire! En fait, si l’enfant a soif, c’est signe du début d’une légère déshydratation.

 

Malgré tout, il reste des efforts à faire dans certaines écoles et certaines classes. Certains abreuvoirs sont désuets. Certains enseignants refusent de voir les enfants boire à leur gourde pendant la classe parce qu’ils craignent les dégâts ou les pauses-pipi trop fréquentes.

 

L’astuce, c’est de lancer les bonnes habitudes dans un milieu où les parents ont le dernier mot : à la maison. Pour permettre aux jeunes d’avoir accès à de l’eau en tout temps, sans avoir besoin d’en faire la demande au parent, on peut laisser un gobelet ou verre d’eau traîner près de ses jouets, à sa hauteur, mettre un petit banc près du lavabo pour qu’il puisse se servir lui-même et toujours partir en sortie avec des gourdes d’eau.

 

Et vous, quels sont vos trucs pour que vos enfants boivent suffisamment d’eau?

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Alimentation: 4 choses à ne pas avaler

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Ultratransformés, antioxydants, régimes, superaliments… Difficile de s’y retrouver dans cette jungle d’informations concernant la nutrition. Avec son deuxième ouvrage, N’avalez pas tout ce qu’on vous dit, le nutritionniste Bernard Lavallée souhaite offrir des outils aux consommateurs afin qu’ils puissent s’alimenter sainement en toute connaissance de cause.

Alimentation: 4 choses à ne pas avaler

« Je me suis rendu compte que les gens sont vraiment perdus en matière de nutrition », se désole Bernard Lavallée, qui a eu envie d’aider monsieur et madame Tout-le-Monde à départager le vrai du faux.

 

Le nutritionniste Bernard Lavallée 

 

Selon celui qui est aussi connu comme Le nutritionniste urbain, voici donc 4 choses à ne pas avaler en matière de nutrition.

 

1. Les médias

On parle énormément de nutrition dans les médias. Mais il faut prendre ce qu’on y lit ou entend avec un grain de sel, selon Bernard Lavallée. « Il faut comprendre que les médias ne s’intéresseront qu’à une nouvelle sensationnaliste, qui renverse tout. Mais la réalité est qu’aucune étude en nutrition ne peut tout renverser. Une étude est une pièce du casse-tête, et le consommateur devrait s’intéresser à toutes les pièces. »

 

2. L’industrie agroalimentaire

Selon le nutritionniste, le but de l’industrie n’est pas de nous empoisonner, mais pas non plus de nous mettre en santé. « Leur objectif est de proposer des produits qui goûtent bon, se conservent longtemps et ne coûtent pas cher », souligne-t-il. Et comme la santé fait vendre, il faut aussi faire attention au marketing alimentaire. « La majorité des allégations sur les emballages ne livrent pas la promesse. »

 

3. Le Guide alimentaire

Datant d’il y a plus de 10 ans, la dernière version du Guide alimentaire canadien ne traite pas du degré de transformation des aliments. « Malheureusement, ça ne permet pas de répondre aux problématiques actuelles. Il faudrait que la prochaine version, qui doit sortir en 2018, aborde la question. Un peu comme le fait le Guide alimentaire brésilien, qui donne des conseils simples et concrets répondants aux problématiques du 21e siècle. »

 

4. La bullshit nutritionnelle et autre charlatanisme

Les bleuets guérissent le cancer. Il faut absolument manger du chou kale. Ne plus boire de lait. Voilà le genre d’information qu’il faut éviter de croire. « Il n’existe pas de bon ou de mauvais aliment, explique Bernard Lavalée. Ce n’est pas un seul aliment qui est responsable de maladies chroniques ». La bullshit nutritionnelle, c’est n’importe quelle information qui ne repose pas sur la science, ou qui y repose, mais a été mal interprétée. « Il faut se demander si l’étude a été faite sur des humains? Des animaux? Sur deux personnes ou 8000 personnes? Une étude réalisée auprès de 10 personnes ne devrait pas influencer nos choix ». Le nutritionniste invite les gens à demeurer sceptiques, surtout face à des termes comme « poison », « miracle », ou « toxique ».

 

5 règles à respecter pour manger sainement

Il existe beaucoup de bruit autour de la nutrition, pouvant laisser croire que manger sainement est une chose complexe. Selon Bernard Lavallée, il n’y a que 5 règles à respecter pour bien manger :

 

  • Manger frais;
  • Manger diversifié;
  • Manger des végétaux;
  • Boire de l’eau;
  • Avoir du plaisir.

 

« Pas besoin de compter les calories ou les nutriments. Pas besoin de vous casser la tête! »

 

Vous sentez-vous d’attaque pour déboulonner les mythes alimentaires?

 

N’avalez pas tout ce qu’on vous dit

Éditions La Presse

248 pages

 

Conférence GRATUITE de Bernard Lavallée
Le travail du nutritionniste Bernard Lavallée vous intéresse? Consultez sa conférence 

Comment le design urbain influence l’alimentation des citoyens présentée le 30 mai 2018 dans le cadre du 3e Colloque régional sur les saines habitudes de vie, à Métabetchouan-Lac-à-la-croix.

 

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