Saine alimentation

Manger en famille: 6 avantages surprenants

Manger en famille, c’est partager un moment agréable. Mais saviez-vous qu’en plus de passer du temps à la table ensemble, les repas familiaux favorisent le développement de l’enfant?

 

Manger en famille: 6 avantages surprenants

En effet, ils permettent un meilleur développement de l’enfant sur les plans affectif, physique et moteur, social et moral, cognitif et langagier.

 

Voici 6 avantages que vous ne soupçonniez pas sur la prise de repas en famille.

 

1. Les repas en famille favorisent une alimentation saine et équilibrée, et diminueraient ainsi les risques d’embonpoint et d’obésité.

Ne bénéficiant pas de l’encadrement parental, un jeune qui mange en solitaire optera plutôt pour un repas facile, rapide et moins nutritif. Les enfants et adolescents qui mangent régulièrement en famille consomment davantage de fruits et légumes, de lait et substituts, et de produits à grains entiers. Ils consomment également moins d’aliments prêts-à-manger ou frits, de boissons sucrées, de sucreries et de matières grasses.   

 

2. Les repas en famille entraînent des comportements de vie et alimentaires plus appropriés.

En prenant le temps de s’arrêter pour manger ensemble, on favorise la prise plus fréquente d’un déjeuner, en plus de diminuer les risques de troubles alimentaires et de troubles de consommation de drogue ou d’alcool.

 

Le soutien affectif ressenti lors des repas en famille diminue le risque d’anxiété et augmente le sentiment de sécurité qui aide à mieux gérer ce type de comportement. Les repas en famille renforcent le lien affectif entre l’enfant et le parent, favorisent le support familial et la communication, ce qui est bénéfique pour réduire ce type de comportement (anxiété, dépression, consommation, etc.).

 

 

3. Les repas en famille favorisent une meilleure cohésion familiale.

Ces moments permettent de nouer de meilleures relations entre les membres de la famille, en renforçant le sentiment d’appartenance et les valeurs familiales, ainsi qu’en diminuant le stress et les tensions.

 

4. Les repas en famille favorisent la communication

Les repas en famille augmentent les échanges. Ils rapprochent les adolescents et leurs parents. Ces échanges sont d’autant plus précieux puisqu’il arrive souvent que les enfants établissent une distance avec leurs parents à l’adolescence.

 

5. Les repas en famille favorisent la réussite scolaire

À long terme, le soutien affectif ressenti lors des repas en famille diminue les risques de décrochage scolaire. Bien manger a un impact positif sur la réussite scolaire.

Le contexte privilégié d’interactions entre parents et adolescents lors des repas en famille favorise la réussite scolaire. Un contexte de repas agréable où le parent est à l’écoute de son enfant, sensible à ses besoins, crée un environnement protecteur qui aurait un impact positif chez le jeune et favoriserait ainsi la réussite scolaire. Une étude réalisée au Québec montre en effet des résultats plus élevés en mathématique et en français.

 

6. Les repas en famille favorisent l’estime de soi

Impliquer son enfant dans le choix des repas, dans leur préparation, lui demander son aide pour mettre la table tout en lui montrant notre appréciation fait aussi en sorte d’augmenter son estime de soi.

 

De plus, un climat agréable lors des repas apporte réconfort et sécurité. Ces moments de plaisir à échanger ensemble ont un impact sur l’estime personnelle de l’enfant, sa confiance, son sentiment de sécurité, sa façon de communiquer et sa créativité.

 

Le sentiment d’être écouté et entendu lors des repas en famille contribue aussi à augmenter l’estime de soi en développant l’assurance et la détermination de l’enfant pour réaliser ses rêves.

 

Les parents : un modèle positif

Quelques règles s’appliquent afin de profiter de ces nombreux avantages des repas en famille. Les parents doivent jouer un rôle de modèle positif.

 

Voici quelques façons de le faire :

 

  • Offrir des aliments et des repas variés et nutritifs.
  • Consommer les mêmes aliments que l’enfant.
  • Éloigner les distractions pendant les repas (télévision et téléphone par exemple).
  • Respecter les signaux de faim et de satiété des enfants (qu’il dévore son assiette, qu’il picore quelques aliments ou qu’il décide de ne rien manger, l’important c’est de lui servir le repas et de laisser votre enfant déterminer la quantité qu’il souhaite manger).
  • Établir une routine alimentaire structurante et rassurante en mangeant à la table, dans un espace réservé à la consommation des repas, et en déterminant l’heure des repas.
  • La prise de repas à des heures régulières mettra l’enfant en confiance et le rassurera. Un enfant qui a faim est souvent plus irritable et donc plus difficile à gérer au moment du repas.

 

Évidemment, tous les repas n’ont pas besoin d’être pris ensemble. Mais plus il y en a, plus on sera gagnant. Si vous mangez rarement en famille, commencez par quelques repas par semaine et augmentez graduellement. Par exemple, deux déjeuners la semaine et les dîners de la fin de semaine. Ciblez un objectif réaliste en fonction de vos contraintes et de votre horaire.

 

Gardez en tête que peu importe le nombre de repas partagés, manger en famille est une bonne habitude à adopter!

 

Par Fondation OLO

 

 

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Allergies alimentaires: un nouveau traitement apporte de l’espoir

Article -

Au Québec, on estime qu’environ 60 000 enfants vivent avec des allergies alimentaires. La proportion d’enfants allergiques a grandement augmenté dans les dernières années. Autant dire que le problème en est un de santé publique, désormais.

Allergies alimentaires: un nouveau traitement apporte de l’espoir

Le ministère de la Santé du Québec a investi cet été près de 800 millions de dollars dans un nouveau projet-pilote qui a commencé cet automne à l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal. Lumière sur ce nouveau traitement. (Et le mot est bien choisi, parce qu’il apporte une véritable lueur d’espoir!)

 

L’immunothérapie orale

Ce nouveau traitement pourrait en effet changer la vie des enfants allergiques – et de leurs parents. Le processus est relativement simple. Sur une période donnée, on administre des microdoses de l’allergène de façon régulière. Le tout se passe sous supervision médicale. Les quantités d’allergènes, au départ, sont si minimes qu’elles ne provoquent pas de réactions (elles sont sous le seuil de réactivité).

 

Concrètement, un patient pourrait, à l’issue d’une rencontre avec l’allergologue, repartir avec des quantités minimales d’arachides à consommer pendant deux semaines, à la maison. Puis, il reverrait le personnel médical qui, si tout se passe bien, pourrait très graduellement augmenter les doses. Attention! Ce processus se passe sous supervision médicale. Il est donc vivement déconseillé de tenter de s’autotraiter pour des allergies.

 

À long terme, des changements s’installent dans le système immunitaire; tranquillement, les cellules sont désarmées et ne réagissent plus aux allergènes. Et les résultats sont très, très encourageants : pour les enfants de moins de 3 ans qui suivent un traitement d’immunothérapie orale, le taux de rémission est de 80 %. Une réussite énorme dans ce domaine encore mystérieux.

 

De l’argent pour concrétiser le projet-pilote

La toute nouvelle clinique d’immunothérapie orale du CHU Sainte-Justine est responsable de la mise en place du projet-pilote, qui soignera un peu plus de 200 enfants cette année.

 

Le Dr Philippe Bégin est instigateur du projet-pilote. Au retour de deux ans passés aux États-Unis dans l’un des plus gros centres d’immunothérapie orale, avec d’autres allergologues, il a monté un projet qu’il a présenté à l’Hôpital, qui l’a appuyé. Le groupe de parents Bye-Bye Allergies a récolté des fonds. Puis l’argent du gouvernement, annoncé cet été, est venu galvaniser le projet.

 

« Le but, affirme le Dr Bégin, est de commencer le transfert d’expertises. On veut passer de la recherche à l’offre de traitement réelle. En même temps, on souhaite documenter, dans un contexte public et québécois, les taux de succès et les bénéfices pour les familles. »

 

Comment faire pour qu’un enfant suive un programme d’immunothérapie orale?

Si vous êtes parent d’un enfant allergique et aimeriez suivre le traitement d’immunothérapie orale, il faut d’abord télécharger le formulaire de référence, à remplir par la famille et l’allergologue de l’enfant.

 

Les cas les plus graves seront traités en priorité. Comme la « gravité » d’une allergie est difficile à définir, et surtout, subjective, les experts du Centre d’immunothérapie se basent sur un comité constitué d’allergologues, d’infirmières en allergie et de représentants de groupes de parents. Leur processus est basé sur une consultation anonyme, mais consensuelle.

 

En gros, quatre critères principaux sont étudiés :

  • le nombre d’allergies dont souffre la personne;
  • l’allergie en question (les personnes allergiques au lait, aux œufs, au blé et au soya sont priorisées parce que ces allergènes sont omniprésents);
  • l’impact réel sur la qualité de vie;
  • l’âge de la personne allergique (on a remarqué que plus les enfants sont jeunes, plus le traitement s’avère efficace).

 

Un espoir pour les parents

Directrice des communications chez Allergies Québec, Dominique Seigneur, dont la fille de 8 ans est allergique aux œufs, aux produits laitiers et aux arachides, est très encouragée par le projet-pilote de Sainte-Justine. « Notre organisation existe depuis 30 ans et c’est la première fois qu’on parle d’un traitement potentiel des allergies. On a toujours dit aux parents de favoriser l’évitement par rapport aux allergènes. Cette désensibilisation change la donne et pour nous, c’est fascinant. »

 

Pour l’avenir

Si l’idée d’enrayer complètement les allergies demeure irréaliste, celle de diminuer leurs impacts est clairement envisageable. « Le point le plus important qu’on tire de notre expérience jusqu’à maintenant, c’est qu’avant, il n’y avait aucune solution possible pour les familles qui vivaient avec des allergies », dit le Dr Bégin.

 

L’idéal, selon lui, serait d’offrir le traitement d’emblée lorsque le diagnostic est posé, dans les premiers mois ou premières années de vie de l’enfant. Il explique toutefois que le traitement ne fonctionne pas pour tous et que ce n’est pas toutes les personnes allergiques ou tous les parents d’enfants allergiques qui souhaiteront le suivre.

 

Selon lui, la recherche va aussi continuer de se développer dans les prochaines années : « Bientôt, on va regarder ce qu’on fait aujourd’hui et on va se dire que c’est de la préhistoire! »

 

Un livre 100 % sans allergies!

Dominique Seigneur est l’auteure du livre Allergique et gourmand : plus de 100 recettes pour bien manger sans danger, paru l’an dernier aux Éditions de l’Homme. Elle partage avec nous l’une de ses recettes préférées.
 
Tartinade comme du Houmous

Le houmous est traditionnellement réalisé à partir de tahini, une pâte de sésame originaire du Moyen-Orient. Ici, l’huile d’olive, l’eau et l’avocat conféreront une texture crémeuse similaire à celle de la recette originale, mais en évitant le sésame.

 

Ingrédients

  • 1 boîte de 540 ml (19 oz) de pois chiches
  • ou de haricots blancs, rincés et égouttés
  • 125 ml (½ tasse) d’eau
  • 1 gousse d’ail écrasée
  • 1 avocat
  • Le jus de 1 citron
  • 60 ml (¼ tasse) d’huile d’olive
  • 1 c. à café de cumin
  • Sel et poivre, au goût

 

Préparation

Au mélangeur, réduire tous les ingrédients en purée. Au besoin, pour obtenir une texture plus légère, ajouter un peu d’eau.

 

Notes

Cette tartinade se conserve 4 jours au réfrigérateur, dans un contenant hermétique. L’avocat ayant tendance à noircir, il se peut que le mélange change de couleur, mais le goût restera le même.

 

Cette tartinade est excellente avec le pain pita à la poêle (vous trouverez une recette sans allergie à la page 90 du livre).

 

 

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