Saine alimentation

Alimentation intuitive: la nouvelle méthode qui remplace les régimes

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Le nouveau régime à la mode n’est pas un régime. Oubliez le paléo, le véganisme, le Montignac et tous les autres : voici le concept de l’alimentation intuitive. 

Alimentation intuitive: la nouvelle méthode qui remplace les régimes

Bon, ce n'est pas une nouvelle méthode à proprement parler. En fait, c'est même le gros bons sens. Mais vous risquez tout de même d’être surpris : ce que les nutritionnistes recommandent de plus en plus, pour être en santé, c’est de manger à notre faim et avec plaisir. Pas très révolutionnaire, vous dites? Une minute! Ce conseil en apparence si simple s’avère relativement difficile à mettre en pratique. 

 

Mais les résultats sont probants : de plus en plus d’études scientifiques prouvent que les personnes qui mangent en suivant leur intuition sont en meilleure santé physique et mentale. Ils maintiennent un poids santé et ont une meilleure confiance en eux.

 

C’est qu’il faut essayer de « reprogrammer » notre cerveau par rapport à l’alimentation. Le plus beau dans tout ça? Pas besoin d’acheter du matériel ou des aliments compliqués.

 

 

Pour commencer, voici 10 principes que les nutritionnistes Evelyn Tribole et Elyse Resch, les deux pionnières de l’alimentation intuitive, ont établis pour nous guider dans cette nouvelle façon de manger.

 

1. Accepter que les diètes et régimes ne fonctionnent pas.

Ou du moins pas à long terme. La plupart des gens qui les suivent rapportent vivre des sentiments d’insatisfaction ou de privation. De plus, quelques mois ou années après avoir suivi un régime, ils reprennent le poids qu’ils voulaient perdre au départ.

 

2. Manger quand on a faim.

Cette idée semble bien simple au premier abord, mais elle déconstruit en fait bien des principes qu’on nous inculque depuis longtemps. À midi pile, avons-nous vraiment faim pour dîner? Et à 18 h, l’heure à laquelle on est « censés » souper, sommes-nous prêts? Et si notre faim réelle se pointait quelques minutes avant ou après les heures traditionnelles? L’approche de l’alimentation intuitive préconise de reconnaître les signaux de faim dès leurs premiers signes (sensation de ventre creux) et de manger lors de leur apparition, sans trop attendre, ce qui pousserait à trop manger.

 

3. Manger ce qu’on veut.

Avec l’alimentation intuitive, aucun aliment n’est banni. L’approche considère les personnes comme étant responsables. Bref, il faut se faire confiance : on a le goût d’une poutine au poulet? D’une pizza toute garnie? On se laisse aller à notre envie. Notre corps et notre cerveau réaliseront que nous pouvons manger ces aliments une fois de temps en temps. Notre envie de manger des légumes, des légumineuses ou des fruits sera de retour au prochain repas.

 

On réalise que les gens qui s’alimentent en suivant leurs envies et leurs besoins ne mangent pas de la malbouffe tous les jours, même si, techniquement, ils en auraient « le droit ». Aucun aliment n’est banni ou interdit.

 

4. Arrêter de diviser les aliments en bons ou mauvais.

Dans la même idée, l’alimentation intuitive propose d’arrêter de classer les aliments en « santé » ou « pas santé ». Ainsi, tous les types de nourriture ont leur place dans un régime sain. Suffit de créer un équilibre.

 

 

5. Arrêter de manger lorsque la faim est comblée.

De la même façon qu’on devrait manger lorsqu’on a faim, on devrait arrêter… on vous le donne en mille : lorsqu’on n’a plus faim! Vérité de La Palice ou petite révolution? Les nutritionnistes penchent pour la deuxième option.

 

Car on mange de plus en en plus vite et en faisant autre chose, de plus en plus souvent. Pour se « reprogrammer », on planifie des moments de repas agréables et calmes. Ainsi, on mange plus lentement, on mastique délicatement et calmement et on se concentre sur le repas, sans écrans ou distractions. À la moitié de l’assiette, on peut prendre une petite pause pour évaluer la faim qui nous tenaille encore.

 

6. Redécouvrir le plaisir de manger.

En n’interdisant aucun aliment et en redonnant à tout ce qui se mange une place au sein de nos menus, on favorise le plaisir. Après tout, manger, c’est agréable! Avec toute l’information qu’on reçoit aujourd’hui à propos de la nourriture, il est facile de s’en faire au lieu d’en profiter quand vient le moment de manger.

 

Une bonne façon de retrouver le plaisir de s’alimenter est de se concentrer sur les caractéristiques des aliments. Notre poivron rouge est-il croquant? Sucré? Légèrement piquant? Ce potage d’asperges est-il lisse et crémeux ou épais et grumeleux? Même si cela semblera plaqué les premières fois, après quelque temps, le but est de profiter de la bouffe et de lâcher prise.

 

7. Ne plus lier la nourriture et les émotions.

Interrogez-vous la prochaine fois que vous vous lèverez pour aller chercher une collation : pourquoi avez-vous envie de manger? Êtes-vous fatigué? Ennuyé? Triste? En colère? Heureux? Nerveux? En se posant la question, on réalise que bien souvent, la raison no 1 qui nous pousse à manger n’est pas la faim, mais une émotion.

 

8. Respecter son corps et s’accepter.

Facile à dire, pas facile à faire? On en convient. En s’alimentant de façon intuitive, on a plus de chances de s’accepter. Mais à l’inverse : en s’acceptant, on a plus de chances de s’alimenter intuitivement!

 

Les recherches prouvent que les personnes qui respectent leur corps et entretiennent une image corporelle saine sont plus enclines à s’alimenter avec une variété d’aliments et à reconnaître leurs signaux de faim ou de satiété. Les nutritionnistes recommandent de travailler sur l’acceptation de soi immédiatement au lieu d’attendre un élément extérieur comme une perte de poids.

 

9. Bouger pour le plaisir que ça procure.

Si plusieurs régimes recommandent de combiner l’activité physique à des changements alimentaires, c’est souvent pour augmenter la perte de poids. Ce n’est pas du tout ce que recommande l’alimentation intuitive. Plutôt, on conseille de bouger, pour le plaisir, pour l’aspect euphorisant et énergisant que l’on ressent par la suite, pour le bonheur qu’une activité nous apporte, pour les gens avec qui nous bougeons. Bref, toutes les raisons autres que la perte de poids sont bonnes. En pratiquant une activité plaisante et valorisante, on a beaucoup plus de chances de continuer à bouger.

 

10. Honorer sa santé et le plaisir de manger

Finalement, en résumé, s’alimenter intuitivement, c’est honorer sa santé et le plaisir de goûter en mangeant. Deux mots peuvent résumer cette approche : le respect (de son corps, de sa santé), et le plaisir (de manger, de bouger, d’être en santé).

 

Pour aller plus loin… 
Karine Gravel, nutritionniste, est une figure importante du mouvement de l’alimentation intuitive au Québec. Son site, très bien fait, offre beaucoup de renseignements sur le sujet.

 

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Manger en famille: 6 avantages surprenants

Manger en famille, c’est partager un moment agréable. Mais saviez-vous qu’en plus de passer du temps à la table ensemble, les repas familiaux favorisent le développement de l’enfant?

 

Manger en famille: 6 avantages surprenants

En effet, ils permettent un meilleur développement de l’enfant sur les plans affectif, physique et moteur, social et moral, cognitif et langagier.

 

Voici 6 avantages que vous ne soupçonniez pas sur la prise de repas en famille.

 

1. Les repas en famille favorisent une alimentation saine et équilibrée, et diminueraient ainsi les risques d’embonpoint et d’obésité.

Ne bénéficiant pas de l’encadrement parental, un jeune qui mange en solitaire optera plutôt pour un repas facile, rapide et moins nutritif. Les enfants et adolescents qui mangent régulièrement en famille consomment davantage de fruits et légumes, de lait et substituts, et de produits à grains entiers. Ils consomment également moins d’aliments prêts-à-manger ou frits, de boissons sucrées, de sucreries et de matières grasses.   

 

2. Les repas en famille entraînent des comportements de vie et alimentaires plus appropriés.

En prenant le temps de s’arrêter pour manger ensemble, on favorise la prise plus fréquente d’un déjeuner, en plus de diminuer les risques de troubles alimentaires et de troubles de consommation de drogue ou d’alcool.

 

Le soutien affectif ressenti lors des repas en famille diminue le risque d’anxiété et augmente le sentiment de sécurité qui aide à mieux gérer ce type de comportement. Les repas en famille renforcent le lien affectif entre l’enfant et le parent, favorisent le support familial et la communication, ce qui est bénéfique pour réduire ce type de comportement (anxiété, dépression, consommation, etc.).

 

 

3. Les repas en famille favorisent une meilleure cohésion familiale.

Ces moments permettent de nouer de meilleures relations entre les membres de la famille, en renforçant le sentiment d’appartenance et les valeurs familiales, ainsi qu’en diminuant le stress et les tensions.

 

4. Les repas en famille favorisent la communication

Les repas en famille augmentent les échanges. Ils rapprochent les adolescents et leurs parents. Ces échanges sont d’autant plus précieux puisqu’il arrive souvent que les enfants établissent une distance avec leurs parents à l’adolescence.

 

5. Les repas en famille favorisent la réussite scolaire

À long terme, le soutien affectif ressenti lors des repas en famille diminue les risques de décrochage scolaire. Bien manger a un impact positif sur la réussite scolaire.

Le contexte privilégié d’interactions entre parents et adolescents lors des repas en famille favorise la réussite scolaire. Un contexte de repas agréable où le parent est à l’écoute de son enfant, sensible à ses besoins, crée un environnement protecteur qui aurait un impact positif chez le jeune et favoriserait ainsi la réussite scolaire. Une étude réalisée au Québec montre en effet des résultats plus élevés en mathématique et en français.

 

6. Les repas en famille favorisent l’estime de soi

Impliquer son enfant dans le choix des repas, dans leur préparation, lui demander son aide pour mettre la table tout en lui montrant notre appréciation fait aussi en sorte d’augmenter son estime de soi.

 

De plus, un climat agréable lors des repas apporte réconfort et sécurité. Ces moments de plaisir à échanger ensemble ont un impact sur l’estime personnelle de l’enfant, sa confiance, son sentiment de sécurité, sa façon de communiquer et sa créativité.

 

Le sentiment d’être écouté et entendu lors des repas en famille contribue aussi à augmenter l’estime de soi en développant l’assurance et la détermination de l’enfant pour réaliser ses rêves.

 

Les parents : un modèle positif

Quelques règles s’appliquent afin de profiter de ces nombreux avantages des repas en famille. Les parents doivent jouer un rôle de modèle positif.

 

Voici quelques façons de le faire :

 

  • Offrir des aliments et des repas variés et nutritifs.
  • Consommer les mêmes aliments que l’enfant.
  • Éloigner les distractions pendant les repas (télévision et téléphone par exemple).
  • Respecter les signaux de faim et de satiété des enfants (qu’il dévore son assiette, qu’il picore quelques aliments ou qu’il décide de ne rien manger, l’important c’est de lui servir le repas et de laisser votre enfant déterminer la quantité qu’il souhaite manger).
  • Établir une routine alimentaire structurante et rassurante en mangeant à la table, dans un espace réservé à la consommation des repas, et en déterminant l’heure des repas.
  • La prise de repas à des heures régulières mettra l’enfant en confiance et le rassurera. Un enfant qui a faim est souvent plus irritable et donc plus difficile à gérer au moment du repas.

 

Évidemment, tous les repas n’ont pas besoin d’être pris ensemble. Mais plus il y en a, plus on sera gagnant. Si vous mangez rarement en famille, commencez par quelques repas par semaine et augmentez graduellement. Par exemple, deux déjeuners la semaine et les dîners de la fin de semaine. Ciblez un objectif réaliste en fonction de vos contraintes et de votre horaire.

 

Gardez en tête que peu importe le nombre de repas partagés, manger en famille est une bonne habitude à adopter!

 

Par Fondation OLO

 

 

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