Saine alimentation

Alimentation: 4 choses à ne pas avaler

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Ultratransformés, antioxydants, régimes, superaliments… Difficile de s’y retrouver dans cette jungle d’informations concernant la nutrition. Avec son deuxième ouvrage, N’avalez pas tout ce qu’on vous dit, le nutritionniste Bernard Lavallée souhaite offrir des outils aux consommateurs afin qu’ils puissent s’alimenter sainement en toute connaissance de cause.

Alimentation: 4 choses à ne pas avaler

« Je me suis rendu compte que les gens sont vraiment perdus en matière de nutrition », se désole Bernard Lavallée, qui a eu envie d’aider monsieur et madame Tout-le-Monde à départager le vrai du faux.

 

Le nutritionniste Bernard Lavallée 

 

Selon celui qui est aussi connu comme Le nutritionniste urbain, voici donc 4 choses à ne pas avaler en matière de nutrition.

 

1. Les médias

On parle énormément de nutrition dans les médias. Mais il faut prendre ce qu’on y lit ou entend avec un grain de sel, selon Bernard Lavallée. « Il faut comprendre que les médias ne s’intéresseront qu’à une nouvelle sensationnaliste, qui renverse tout. Mais la réalité est qu’aucune étude en nutrition ne peut tout renverser. Une étude est une pièce du casse-tête, et le consommateur devrait s’intéresser à toutes les pièces. »

 

2. L’industrie agroalimentaire

Selon le nutritionniste, le but de l’industrie n’est pas de nous empoisonner, mais pas non plus de nous mettre en santé. « Leur objectif est de proposer des produits qui goûtent bon, se conservent longtemps et ne coûtent pas cher », souligne-t-il. Et comme la santé fait vendre, il faut aussi faire attention au marketing alimentaire. « La majorité des allégations sur les emballages ne livrent pas la promesse. »

 

3. Le Guide alimentaire

Datant d’il y a plus de 10 ans, la dernière version du Guide alimentaire canadien ne traite pas du degré de transformation des aliments. « Malheureusement, ça ne permet pas de répondre aux problématiques actuelles. Il faudrait que la prochaine version, qui doit sortir en 2018, aborde la question. Un peu comme le fait le Guide alimentaire brésilien, qui donne des conseils simples et concrets répondants aux problématiques du 21e siècle. »

 

4. La bullshit nutritionnelle et autre charlatanisme

Les bleuets guérissent le cancer. Il faut absolument manger du chou kale. Ne plus boire de lait. Voilà le genre d’information qu’il faut éviter de croire. « Il n’existe pas de bon ou de mauvais aliment, explique Bernard Lavalée. Ce n’est pas un seul aliment qui est responsable de maladies chroniques ». La bullshit nutritionnelle, c’est n’importe quelle information qui ne repose pas sur la science, ou qui y repose, mais a été mal interprétée. « Il faut se demander si l’étude a été faite sur des humains? Des animaux? Sur deux personnes ou 8000 personnes? Une étude réalisée auprès de 10 personnes ne devrait pas influencer nos choix ». Le nutritionniste invite les gens à demeurer sceptiques, surtout face à des termes comme « poison », « miracle », ou « toxique ».

 

5 règles à respecter pour manger sainement

Il existe beaucoup de bruit autour de la nutrition, pouvant laisser croire que manger sainement est une chose complexe. Selon Bernard Lavallée, il n’y a que 5 règles à respecter pour bien manger :

 

  • Manger frais;
  • Manger diversifié;
  • Manger des végétaux;
  • Boire de l’eau;
  • Avoir du plaisir.

 

« Pas besoin de compter les calories ou les nutriments. Pas besoin de vous casser la tête! »

 

Vous sentez-vous d’attaque pour déboulonner les mythes alimentaires?

 

N’avalez pas tout ce qu’on vous dit

Éditions La Presse

248 pages

 

Conférence GRATUITE de Bernard Lavallée
Le travail du nutritionniste Bernard Lavallée vous intéresse? Consultez sa conférence 

Comment le design urbain influence l’alimentation des citoyens présentée le 30 mai 2018 dans le cadre du 3e Colloque régional sur les saines habitudes de vie, à Métabetchouan-Lac-à-la-croix.

 

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Aliments ultra-transformés: 6 trucs pour les repérer facilement

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Envie de mieux manger sans vous compliquer la vie? Et si vous essayiez de manger… moins transformé? Loin des régimes traditionnels, cette nouvelle philosophie préconise de manger des aliments moins industriels et plus simples.

Aliments ultra-transformés: 6 trucs pour les repérer facilement

Les scientifiques ciblent de plus en plus les aliments ultra-transformés comme étant la cause de problèmes chroniques comme le diabète et les maladies cardiovasculaires. En diminuant leur consommation, on a plus de chances de rester en santé longtemps. C’est la thèse du médecin et chercheur Anthony Fardet dans son livre Halte aux aliments ultra-transformés!, Mangeons vrai (on en parle longuement juste ici).

 

Le problème avec les aliments ultra-transformés? Ils sont créés spécialement par les grandes entreprises pour attirer notre attention à l’épicerie! Alors, comment déjouer l’industrie et repérer les aliments ultra-transformés? Voici nos 6 meilleurs trucs. 

 

1. Lire la liste d’ingrédients et consulter le tableau d’informations nutritionnelles

Ça peut sembler simple ou même simpliste, mais c’est d’une importance capitale. Pensez à tous ces produits que vous achetez depuis des années et dont vous ne connaissez peut-être pas la valeur nutritive ou les ingrédients. Oui, cela prend du temps au début, mais on devient vite habitué. Et une fois qu’on sait qu’un produit passe notre « test », on peut l’acheter en toute confiance les fois suivantes.

 

Un truc pour comprendre les valeurs inscrites sur le tableau d’informations nutritionnelles : fiez-vous aux pourcentages de valeurs quotidiennes plutôt qu’aux quantités en grammes. Moins de 5 %, c’est « peu » et plus de 15 %, c’est « beaucoup ». Le site du gouvernement du Canada propose d’ailleurs un outil interactif pour apprendre à déchiffrer le tableau des valeurs nutritionnelles.

 

2. Se tenir loin des longues listes d’ingrédients

Lorsque la liste d’ingrédients est longue et nous semble compliquée à lire, c’est signe que l’aliment est peut-être ultra-transformé. Si on y retrouve plusieurs éléments qui poussent dans la nature ou qui s’achètent à l’état brut, comme de la farine, des fruits et légumes, de l’avoine, de la viande, de l’huile d’olive ou de canola, c’est bon signe.

 

Si, à l’inverse, la liste est composée de plusieurs ingrédients difficiles à prononcer ou qu’un consommateur régulier ne peut pas se procurer, on peut prédire que l’aliment est ultra-transformé. Voici quelques mots qui font habituellement partie des listes d’ingrédients des aliments ultra-transformés : émulsifiant, lécithine de soya, isolat de protéine, sucre inverti.

 

« Dès qu’il y a un colorant, un texturant ou un exhausteur de goût, le produit est ultra-transformé, explique Anthony Fardet. Les vrais aliments n’en ont pas besoin. Ces ingrédients de type “cosmétique” sont là pour masquer le produit et essayer d’imiter les vrais aliments. »

 

 

3. Ne pas se laisser influencer par les emballages

Les emballages des aliments ultra-transformés sont souvent très colorés. Ils sont conçus spécialement pour attirer l’œil des enfants. Soyez préparés à résister à leurs demandes et à leur expliquer pourquoi vous choisissez telle marque de céréales plutôt qu’une autre. Notre truc ultime : éviter simplement l’allée des céréales industrielles à l’épicerie!

 

4. Parcourir l’épicerie stratégiquement

Voilà un truc simple et facile à appliquer : en se promenant sur les bordures de l’épicerie sans entrer trop dans les rangées, on a plus de chances de tomber sur des articles peu ou pas transformés. Pensez-y : la section des fruits et légumes est habituellement à l’entrée. Au fond, on retrouvera souvent les œufs, le fromage, le beurre et le lait. Idem pour les viandes et les poissons.

 

Ce conseil s’applique dans bien des cas, mais il est bon de préciser qu’il existe quand même des ingrédients peu ou pas transformés dans les rangées, comme les légumineuses en conserve, les grains pour cuisiner comme le riz et l’orge, ainsi que les légumes congelés.

 

5. Cuisiner

Pour éviter les aliments ultra-transformés, mieux vaut cuisiner soi-même. Évidemment, il faut être prêt à y mettre le temps nécessaire, mais comme toute habitude, il ne faut que quelques semaines pour s’y faire. Dans son livre, Anthony Fardet rappelle l’importance du déjeuner, où l’on consomme souvent beaucoup d’aliments ultra-transformés comme des barres tendres ou des céréales. En réalité, ces déjeuners sont assez faciles à cuisiner soi-même.

 

 

6. Redécouvrir les aliments au naturel

De la même façon que les nutritionnistes recommandent souvent de s’habituer au goût des aliments non sucrés plutôt que de remplacer le sucre par des édulcorants, Anthony Fardet suggère de redécouvrir le goût des aliments non transformés au naturel. Pour vous pratiquer, savourez un fruit frais ou séché, un yogourt nature sans sucre ajouté, ou un bol de gruau nature.

 

Quelques exemples d’aliments ultra-transformés
  • Céréales (90 % d’entre elles selon Anthony Fardet)
  • Barres chocolatées
  • Craquelins
  • Croquettes de poulet congelées
  • Boissons énergisantes sucrées de type Gatorade
  • Yogourts aux fruits en portions individuelles
  • Saucisses et charcuteries

 

Quelques exemples d’aliments non transformés
  • Viande
  • Œufs
  • Lait
  • Jus de fruits ou de légumes sans sucre
  • Fruits et légumes frais
  • Poisson
  • Pâtes alimentaires
  • Thé et café

 

Quelques exemples d’aliments peu transformés
  • Légumineuses en conserve
  • Fromage
  • Pain

 


Pour en savoir plus, lisez notre entrevue avec le Dr Anthony Fardet.

 

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