Santé psychologique

4 façons d’aider votre enfant à avoir confiance en lui

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[Article mis à jour] Avoir confiance en soi est un atout pour un jeune. C’est même fondamental pour être un jeune actif. Voici 4 façons d’aider votre enfant à avoir confiance en lui. 

4 façons d’aider votre enfant à avoir confiance en lui

Professeure adjointe à l’Université Laval, Ariane Bélanger-Gravel étudie les facteurs qui influencent la pratique de l’activité physique chez les enfants. « Ce qui motive un jeune à pratiquer un sport, précise-t-elle, c’est le plaisir, mais également la confiance qu’il a dans ses capacités; ce que les chercheurs appellent “l’efficacité personnelle” ». Mais comment aider son enfant à développer son sentiment de confiance ou à reprendre confiance en lui?

 

1. Soyez un modèle

Le sentiment de ne pas être bon, le souci de son image corporelle, le manque de temps, toutes sortes de barrières physiques ou psychologiques peuvent empêcher un jeune d’être actif. Les parents qui pratiquent eux-mêmes une activité physique influencent positivement leur enfant et l’aident indirectement à développer son sentiment de confiance. « C’est ce qu’on appelle le concept de modeling, explique Ariane Bélanger-Gravel. En étant eux-mêmes physiquement actifs, les parents montrent comment faire. Le jeune a des exemples concrets. Il comprend mieux comment organiser son horaire, gérer ces barrières qu’il a du mal à surmonter. »

 

2. Ayez des attentes réalistes

Pour pratiquer une activité physique avec plaisir, un enfant a besoin de se sentir compétent et capable de réussir. « Si notre enfant est moins confiant en ses moyens, c’est là que notre travail en tant que parent est plus important, poursuit Ariane Bélanger-Gravel. Il faut garder en tête qu’il est en développement, donc il faut y aller avec de petits objectifs pas-à-pas qui vont favoriser le succès. » Fixer la barre trop haute est donc l’erreur à éviter. Trop de pression pour son âge ou des attentes au-delà de ses capacités ne peuvent que le démotiver davantage.

 

3. Soulignez ses bons coups

L’attitude positive des parents et leur encouragement sont les principales sources de confiance en soi. Les jeunes ont besoin de se sentir bon, qu’on les soutienne et qu’on remarque leurs progrès. Mais la façon de les complimenter a également son importance. « Il faut que le feedback soit concret, précise Ariane Bélanger-Gravel. Je suis fier de toi parce que tu as bien fait telle chose. On va isoler un fait précis pour que l’enfant ait une idée concrète de son succès. » La réussite n’est pas la performance à tout casser. On devrait féliciter son enfant lorsqu’il apprend ou réussit une nouvelle chose, ne serait-ce que bien suivre un règlement.

 

4. Dénouez les barrières

La perte de confiance est généralement causée par une série d’échecs et de renforcements négatifs. Un jeune qui se sent incompétent dans un sport va tout faire pour éviter de revivre une situation d’échec. Mais comment inverser la tendance quand la confiance a été ébranlée? « Le travail comme parent, explique Ariane Bélanger-Gravel, c’est d’abord de détecter le problème. Il faut discuter avec son enfant, poser des questions et essayer de comprendre ce qu’il vit. A-t-il peur du jugement des autres? Est-ce que son apparence physique le gêne? Identifier les barrières, c’est essentiel pour pouvoir les surmonter. » Aider son enfant à reprendre confiance est un vrai travail en profondeur qui exige beaucoup d’écoute et de compréhension. Mais le bonheur de voir son enfant retrouver le plaisir de l’exercice physique ne vaut-il pas tous les efforts?

 

Ariane Bélanger-Gravel est professeure adjointe au département d’information et de communication de l’Université Laval et chercheuse associée au Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

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Santé psychologique

Le sport, révélateur de personnalité

Opinion -
Le sport, révélateur de personnalité

Découvrir des facettes méconnues de nos enfants grâce au sport

Au fil du temps, nous apprenons à connaître nos enfants, à comprendre leur tempérament, à identifier leurs comportements et leurs habitudes de vie, et à nous réjouir – ou pas – de leurs résultats scolaires. Parfois, tout va bien et on ne peut qu’être satisfait. Mais, quand il y a du sable dans l’engrenage, le sport peut nous aider à découvrir certaines facettes méconnues de nos jeunes.

 

Une fille distraite

Ma fille est bonne à l’école, mais il faut constamment veiller au grain. À la maison, c’est exactement la même chose. Elle participe aux tâches ménagères et range sa chambre, mais uniquement lorsque nous le lui rappelons… une bonne dizaine de fois! En d’autres mots, elle est constamment dans la lune. En tant que parent, cela me rend parfois soucieux quant à son avenir.  L’école secondaire est dans si peu de temps. Quand deviendra-t-elle autonome? Que dois-je faire?

 

Ma perception des choses teinte évidemment nos échanges et ma façon d’agir avec elle. Un cercle vicieux s’installe peu à peu. Je sais pertinemment que la solution n’est pas de répéter la même chose éternellement, ni d’être sur son dos constamment. Je suis clairvoyant, je sais que cela peut finir par nuire à son estime personnelle.

 

Une fille concentrée

Mais voilà que la pratique d’un sport a permis d’établir de nouvelles bases.

 

Ma fille est méconnaissable lorsqu’il s’agit de la ringuette. Son sport. Elle se lève le matin, peu importe l’heure. La veille d’un match, elle me demande trois fois de vérifier l’horaire et son réveil-matin. Pas besoin de la motiver. Cela change de certains jours d’école!

 

Sur la glace, elle demeure concentrée en tout temps. Elle se positionne bien, a un bon sens du jeu et des aptitudes sportives dont je n’aurais jamais soupçonné l’existence. Fait étonnant, elle écoute son coach à la lettre. J’en suis légèrement jaloux.

 

Un nouvel équilibre

La différence est si grande entre la fille distraite et la sportive consciencieuse, que je me demande parfois s’il s’agit de la même fille. Comment expliquer cela? Je me dis qu’au final, ce n’est pas ce qui est importe.

 

Je peux maintenant lui parler d’autres choses que de sa chambre, de ses notes d’examen, de ses vêtements qui traînent… D’ailleurs, les déplacements vers l’aréna nous permettent d’établir une belle complicité. C’est comme une pause, une trêve qui nous permet de toucher à un nouvel équilibre. Et je me surprends à comparer sa façon d’être sur la patinoire et en dehors de la glace.

 

De son côté, elle est davantage conscientisée à l’importance de la discipline. Elle envisage même de s’inscrire à un programme sport-études l’année prochaine. Cela aussi modifie son comportement.

 

Pour ma part, je ne répète plus que cinq ou six fois, et je me dis que c’est déjà ça de gagné!

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