Santé physique

Remettre les enfants d’aujourd’hui en mouvement

Tout le monde s’entend sur le fait que les jeunes doivent bouger davantage. En effet, le taux d’obésité élevé dans cette population est associé à de nombreux problèmes de santé, sans compter que les jeunes peu physiquement actifs sont privés d’une foule d’autres effets bénéfiques.

Remettre les enfants d’aujourd’hui en mouvement

De plus, le manque d’activité physique pendant l’enfance et l’adolescence entrave le développement d’habiletés physiques et motrices fondamentales, d’où un cercle vicieux.

 

L’augmentation du temps accordé aux cours d’éducation physique à l’école ne mène pas toujours à l’adoption d’un mode de vie physiquement actif. La promotion de la pratique régulière d’activités physiques et sportives doit reposer sur un modèle socio-écologique axé non seulement sur l’individu, mais également sur son environnement physique et social.

 

Les auteurs de cet article insistent sur l’importance de clarifier certains concepts actuels liés à l’activité physique et à la santé, et proposent des pistes de solution nouvelles pour lutter contre le manque d’exercice physique chez les jeunes.

 

Plusieurs croient que la présence d’installations à proximité des milieux de vie est nécessairement associée à leur utilisation par la population, ce qui n’est pas le cas. Certaines installations sont peu disponibles, peu accessibles financièrement, en mauvais état, voire même parfois dangereuses.

 

Les auteurs proposent au milieu scolaire différentes stratégies afin d’inculquer aux jeunes le goût de la pratique sportive, notamment :

  • promouvoir et faciliter le transport actifs (marche, bicyclette…);
  • améliorer le contenu des activités physiques et sportives, afin qu’elles soient plus attrayantes;
  • faire preuve de créativité pour « meubler » les périodes de jeu soit les récréations et celles avant et après les classes.

 

Le milieu scolaire est donc idéal pour stimuler la pratique d’activités physiques et sportives chez les jeunes.

 

Par Joanie Caron, Lyne Lyons, Karima Djellouli et Guy Thibault, Kino-Québec

 

Source : Oppert JM, Charreire H, Simon C (2010) Physical activity and health: Put again the children of today in motion. Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique 58:235-36.

 

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Santé physique

La sédentarité chez les préados : qu’est-ce qui empêche les jeunes de bouger?

Article -

Les jeunes passeraient 70% de leur temps à faire des activités sédentaires. Un sondage réalisé auprès des 9-13 ans par Léger Marketing[1] lève le voile sur les raisons expliquant l’inactivité chez les préados.

La sédentarité chez les préados : qu’est-ce qui empêche les jeunes de bouger?

Les principales causes de l’inactivité seraient le manque d’intérêt et le fait de ne pas vouloir faire d’activités physiques en solo.

 

Chez les filles, on note aussi la peur de se blesser, la peur de l’échec, la gêne et le ridicule (surtout en face des garçons), de même que le souci de leur apparence (peur de se décoiffer ou de gâcher leur look).

 

Du côté des garçons, c’est plutôt le fait de ne pas se trouver assez bons qui les freine à pratiquer des activités physiques. Plusieurs d’entre eux s’estiment «trop vieux» à 11 ans pour commencer une nouvelle activité physique et la peur d’être moins performants que ceux qui la pratiquent depuis longtemps prend le dessus. 

 

Qu’est-ce qui motive les 9-13 ans à bouger?

C’est du côté de la famille et des amis que les préados trouvent leur principale motivation pour bouger.  Les résultats du sondage révèlent d’ailleurs que la majorité des jeunes seraient plus motivés à faire de l’activité physique si leurs parents les encourageaient davantage et en faisaient avec eux.

 

Les jeunes répondants au sondage ont indiqué ce qui les motivait à faire de l’activité physique :

 

  • La compétition, les défis, le challenge;
  • La possibilité de se défouler, de bouger;
  • Le maintien de la forme, bonne santé;
  • Le sport en équipe, jouer avec plusieurs personnes;
  • L’encouragement de la part d’une personne : parents, amis, frères et sœurs, etc.
  • Les récompenses (points additionnels à l’école, médailles, trophées, permission de faire quelque chose d’inhabituel, etc.).

[1] Source : Recherche qualitative commandée par Québec en Forme et réalisée par la firme Léger Marketing auprès de 70 participants (parents, éducateurs physiques et enfants de 9 à 13 ans) entre le 12 et le 15 mars 2012.

 

 

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