Santé physique

Rafale d’activités pour les jeunes filles!

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Vous vous sentez à court d’idées à proposer à votre fille qui a entre 9 et 13 ans? Ces quelques suggestions d’activités – à pratiquer même durant la saison froide – auront de quoi vous ravigoter… et la faire bouger! Fini, la panne sèche!

Rafale d’activités pour les jeunes filles!

Des activités « cool » pour tous les genres

En observant la programmation des activités offertes dans les centres sportifs, vous découvrirez des dizaines d’activités ciblées pour les 9-13 ans. Dans cette longue liste, votre préado trouvera sûrement chaussure à son pied. Des exemples « cool »? L’aéroboxe, l’escrime, le patinage libre, le Pilates, l’escalade intérieure, le hockey-cosom… de quoi plaire même aux plus difficiles.

 

Votre fille a plus de 12 ans? Dans la plupart des centres, elle aura fort probablement accès à la salle d’entraînement. Avoir un programme sur mesure et s’entrainer avec les grands, c’est possible!

 

Pour en savoir plus : www.ymcaquebec.org, www.nautilusplus.com, www.energiecardio.com   

 

Découvrir les arts du cirque

Plusieurs écoles offrent des ateliers de cirque pour les jeunes de tous les niveaux. Par exemple, à l’École nationale de cirque de Québec, il y a un atelier d’introduction de trois heures intitulé « Allons au cirque! »

 

Dans un environnement ludique et sécuritaire, votre fille pourrait se découvrir une passion ou des talents cachés pour le trampoline, la jonglerie, le monocycle, le fil de fer ou les disciplines aériennes (trapèze, tissu, etc.). De plus, ces activités sont réputées pour favoriser le développement de la concentration, la coordination, la perception spatiale, la force, la souplesse, la discipline, la mémoire et la créativité.

 

Dans la région de Montréal, on peut en faire autant notamment à l’École de cirque de Verdun

 

Bouger, dans le confort de son salon

Votre fille est une passionnée de jeux vidéo? Et si elle s’adonnait à des jeux actifs sur son Wii Sport ou son Xbox 360 Kinect avec Just Dance 3 ? Plusieurs autres jeux sur ces consoles permettent de se défouler en faisant de la Zumba, de l’aérodanse et même du yoga! Qui a dit que le salon est synonyme d’enracinement devant le téléviseur?

 

Marcher avec pitou

Et si votre fille offrait ses services, la fin de semaine, pour promener les chiens du voisinage? Une excellente façon pour elle de faire de l’exercice et, du même coup, un peu d’argent de poche!

 

Apprendre à danser, pas à pas

Le sport, ce n’est pas la tasse de thé de votre préado? La danse serait peut-être une option valable. Votre fille pourrait être tentée d’essayer le hip hop, la claquette, la danse africaine, le breakdance, le swing… voire le ballet ou le ballet jazz.

 

On trouve des écoles de danse aux quatre coins du Québec. Il y en a sûrement une près de chez vous. Et si vous alliez y faire un tour avec elle pour savoir de quoi il en retourne? À vous de jouer!

 

 

Vous chezchez d’autres idées pour faire bouger les filles? Consultez notre dossier Filles et activité physique

 

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Santé physique

Mode de vie actif: l’impact de l’environnement bâti

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Mode de vie actif: l’impact de l’environnement bâti

Incidences des aménagements urbains

Certains quartiers favorisent l’activité physique, d’autres, la sédentarité. Mais, avant d’adopter des plans d’urbanisme « santé », il faudra faire des choix de société.

La manière dont sont conçus nos quartiers a un impact sur notre santé et celle de nos enfants dans la mesure où ils favorisent la marche, l’utilisation du vélo ou toute forme de loisirs actifs. Les jeunes sont particulièrement touchés parce qu’ils sont à l’âge où ils adoptent des habitudes qu’ils garderont toute leur vie. 

 

Impact de l’environnement bâti

Les experts appellent environnement bâti l’ensemble des infrastructures urbaines qui influent sur notre mode de vie, par exemple :

  • des installations ou des techniques pour réduire la circulation (dos d’âne, chicanes, limites de vitesse, etc.);
  • la présence et l’emplacement de trottoirs, la largeur des rues;
  • l’accès aux transports collectifs ou encore la présence de brigadiers scolaires.

 

Les plans d’urbanisme qui favorisent le développement de quartiers multifonctionnels sont à privilégier. Il s’agit de ceux où l’on retrouve côte à côte des habitations, des commerces et des lieux de divertissement. Ils sont bons pour la santé, car ils facilitent les déplacements à pied ou en vélo. On parle aussi de « mixité » de fonctions ou d’usages. Pensons, par exemple, au Vieux-Québec où les logements jouxtent cafés, restaurants, boutiques, commerces ainsi que places publiques et parcs urbains. Se déplacer d’un endroit à un autre y est facile et ne nécessite pas l’usage de la voiture. On devient automatiquement plus actif. Raison de plus de s’intéresser aux plans de développement de nos quartiers, d’assister aux conseils d’arrondissement, ou de soutenir les projets de développement qui intègrent cette mixité.

 

Solutions concrètes pour une ville en santé

L’organisme américain Walkable Communities résume, en douze points, les conditions gagnantes qui définissent un quartier favorisant la marche. Selon l’organisme, une ville en santé est une ville qui comprend notamment :

  • des espaces publics à environ 200 mètres de chaque logement;
  • un centre-ville avec accès aisés aux services courants (poste, bibliothèque, services sociaux, etc.);
  • un plan où les rues sont liées les unes aux autres pour faciliter les déplacements à pied.

Kino-Québec s’est aussi penché sur cette problématique et souligne également l’importance de concevoir des milieux de vie bien pensés pour stimuler l’envie de bouger. Pour Kino-Québec, proximité et accessibilité sont les mots d’ordre si l’on souhaite amener les jeunes à marcher et à s’activer davantage.

 

Dictature de l’automobile

Ces recommandations peuvent, bien entendu, s’appliquer au Québec comme aux États-Unis. Malheureusement, d’un côté comme de l’autre de la frontière, nos villes se sont développées sur des modèles répondant d’abord aux besoins des automobilistes. Pensons aux lieux de travail séparés des activités récréatives, ou aux nombreuses destinations qui ne sont pas accessibles à pied comme les centres commerciaux.

 

Dans Pour une ville qui marche (2008), l’auteure et épidémiologiste Marie Demers démontre à quel point le modèle de nos villes axées sur l’automobile est lourd de conséquences en matière de santé publique. Elle fait référence à plusieurs études, y compris celle de l’agence gouvernementale américaine Centers for Disease Control and Prevention (CDC) qui démontre que l’aménagement des quartiers nord-américains « est l’une des causes de l’inactivité physique et de l’épidémie d’obésité ». Elle nous initie aussi au concept d’environnements obésogènes « pour désigner les milieux qui favorisent l’obésité »[1]. Même la très conservatrice American Medical Association (AMA) avalise la conclusion du CDC. Pour résorber le « fléau », il devient impératif, selon l’AMA, « d’encourager les gens à marcher ou à faire du vélo »[2] en créant des espaces de vie conséquents.

 

La littérature scientifique portant sur l’aménagement des villes et la sédentarité abonde. Paul Lewis, vice-doyen à la recherche de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal, nous met toutefois en garde : pour expliquer l’augmentation fulgurante des cas d’obésité, il faut considérer plusieurs facteurs qui ne se limitent pas à l’aménagement urbain. Lewis s’intéresse à nos choix de société. Chaque cours de piano ou de soccer signifie souvent du temps passé à voyager en auto. Le jeu libre, non encadré et non planifié permet à l’enfant de tester ses propres limites et, ultimement, d’apprendre à bouger. « Que voulons-nous léguer à nos enfants? Des habiletés musicales ou sportives, ou l’autonomie et la santé? ».

 

Si l’urbanisme bien pensé ne règle pas tous les problèmes, il participe certainement au mieux-être de nos jeunes et de la collectivité. Des projets de nouveaux quartiers conçus pour faire bouger les citoyens se développent à petite, comme à grande échelle. La communauté métropolitaine de Montréal s’est d’ailleurs donné un défi pour le moins ambitieux : aménager son territoire pour favoriser, autant que faire se peut, les déplacements actifs. Montréal a dans sa mire la création et la multiplication de quartiers densément peuplés autour de stations de transport collectif d’importance, comme une station de métro, un terminus de bus ou de tramway. On parle de TOD pour Transit Oriented Development. En attendant de voir se multiplier ces développements axés sur les pôles de transport, il faut reconnaître certaines initiatives inspirantes. Elles vont des toutes petites ruelles vertes aux pistes cyclables de dizaines de kilomètres.

 

À Montréal, l’arrondissement du Sud-Ouest construit « Le woonerf du collecteur Saint?Pierre ». Cet aménagement d’une ancienne ruelle en « semi-parc » de 555 mètres permettra aux résidents de se délier les jambes dans un environnement agréable. En hollandais, « woonerf » signifie « rue conviviale », et c’est précisément ce que des experts comme Marie Demers ou Paul Lewis préconisent : la convivialité. Ce « woonerf » privilégiera les loisirs et facilitera l’atteinte du seuil quotidien minimal recommandé pour se maintenir en forme : 30 minutes d’activité physique d’intensité modérée. Encore faudra-t-il prendre le temps d’en profiter.

 

Vous pouvez aussi vous référer à cet article :

http://www.quebecenforme.org/media/103595/07_faits_saillants_de_la_recherche.pdf.


[1] Demers, M., (2008), Pour une ville qui marche. Aménagement urbain et santé. Éditions Écosociété, p. 29.

[2] Idem.

 

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