Santé physique

Paranatation, paracyclisme, powerchair soccer : quand le sport s’adapte!

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[Article mis à jour]

Vous connaissez le basketball en fauteuil roulant, le paracyclisme, le hockey sur luge, le flag football adapté pour les athlètes sourds, la paranatation ou le powerchair soccer? Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses disciplines adaptées pour aider des milliers de jeunes atteints d’un handicap à pratiquer une activité sportive.

Paranatation, paracyclisme, powerchair soccer : quand le sport s’adapte!

Au Canada, plus de 7 % des enfants de 0 à 14 ans vivent avec un handicap[i], c’est-à-dire une condition physique ou mentale limitant leurs mouvements, leurs sens ou leurs activités. « Par handicap, on ne parle pas seulement des jeunes en fauteuil roulant. On englobe tous ceux et celles qui ont des limitations physiques, intellectuelles et sensorielles, de la personne autiste à celle qui a de la difficulté à marcher, en passant par celle qui a un trouble de déficit de l’attention », explique Pierre Morin, directeur de « Choisir de gagner », un programme prônant l’accessibilité à un mode de vie sain pour les jeunes, qu’ils aient une limitation fonctionnelle ou non. « Un travail de sensibilisation qui se fait autant auprès des institutions que des jeunes, de leurs parents, ou de leurs professeurs », indique-t-il.

 

Ouvert à tous

Si la pratique d’une activité sportive permet à tous les jeunes de bouger, de se découvrir et de se sentir valorisés, elle prend une dimension de plus pour les jeunes vivant avec des limitations, car elle favorise leur intégration au sein de la collectivité.

 

Mais, il n’est nécessaire d’avoir un handicap pour pratiquer un sport adapté. « Lors des tournées « Choisir de gagner » dans les écoles, on présente différentes disciplines aux élèves. Certains découvrent de nouvelles activités attrayantes, même s’ils ne présentent pas de handicaps! C’est une belle façon de faciliter la pratique et de démocratiser le sport adapté », souligne Pierre Morin.

 

Défi sportif AlterGo

En avril dernier, à Montréal, avait lieu le Défi sportif AlterGo, un événement unique au monde où, pendant une semaine, près de 4000 athlètes handicapés venant d’une vingtaine de pays ont participé à diverses compétitions. « Cet événement rejoint autant des athlètes de niveau international, comme Chantal Petitclerc, que des jeunes de milieux scolaires, indique Pierre Morin. Les jeunes avaient les yeux allumés et le grand sourire. Ils étaient fiers, non pas d’avoir gagné, mais d’avoir participé. »

 

Quelques suggestions

Voici quelques activités adaptées intéressantes pour les jeunes, qu’ils vivent avec une limitation ou non.

 

Boccia

Sport de précision s’apparentant à la pétanque, la boccia est spécifiquement conçue pour les athlètes atteints de paralysie cérébrale ou vivants avec une déficience motrice. Chaque concurrent essaie de positionner ses six boules de cuir le plus près possible de la boule cible appelée « jack ». Les règlements permettent de lancer avec la main, le pied, ou à l’aide d’une rampe qui peut même être manipulée par un assistant qui, lui, doit faire dos au jeu.

 

Goalball

S’adressant aux athlètes ayant une déficience visuelle, le goalball oppose deux équipes de trois joueurs qui portent un masque opaque. L’objectif est de marquer des buts en faisant rouler sur le sol un ballon contenant des clochettes. Les joueurs doivent empêcher le ballon de traverser la ligne de but en le bloquant au sol.

 

Vélo à main

Dérivé du vélo traditionnel, le vélo à main possède deux roues arrière et une roue avant actionnée par la puissance musculaire des bras.

 

Flag football

Ce sport s’apparente au football canadien et américain. Les plaquages sont cependant remplacés par l’arrachage de bandes de tissus (les « flags ») accrochées à la ceinture des joueurs. Les équipes peuvent être formées de 4, 5, 6, 7 ou 9 joueurs et joueuses.

 

Crédit photo: AlterGo


[i] Source : Statistique Canada, [En ligne] http://www4.hrsdc.gc.ca/.3ndic.1t.4r@-eng.jsp?iid=40

 

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Santé physique

Une génération en manque de nature

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En 2008, le journaliste et auteur américain Richard Louv a publié un livre-choc, Last Child in the Woods: Saving Our Children From Nature-Deficit Disorder, où il identifie un phénomène encore difficile à cerner qui peut se traduire par « trouble déficitaire relié à une carence en nature. » Son constat, qui souligne le manque de contact avec la nature subi par une génération, a rapidement eu une portée internationale.

Une génération en manque de nature

Pour étoffer son point de vue, Richard Louv s’est appuyé sur des études scientifiques et a réalisé des entrevues avec des parents et des environnementalistes. Sa conclusion : le simple fait d’être dehors engendre d’importants effets bénéfiques favorisant le développement optimal des enfants. Dans son livre, l’auteur expose plusieurs recherches qui illustrent ce constat. Bon nombre des études rapportées démontrent que les jeunes qui passent plus de temps à jouer à l’extérieur ont une plus grande créativité et moins de problèmes de déficit d’attention en classe. Or, les jeunes d’aujourd’hui passent moins de temps en famille, quand ils sont avec leurs parents, ceux-ci les gardent souvent à l’intérieur plutôt que de les envoyer jouer dehors. Aux dires de l’auteur, l’espace où les enfants circulent librement sans la supervision immédiate de leurs parents a ainsi diminué de 90 % au cours des trente dernières années. Ils se sont donc naturellement rabattus sur les jeux vidéo.

 

En 2010, c’est François Cardinal, éditorialiste au quotidien La Presse, qui relançait le débat au Québec avec son livre Perdus sans la nature. Quoique ce livre fasse état de nouvelles enquêtes et d’autres recherches scientifiques, en plus de présenter plusieurs entrevues avec les plus grands experts québécois de la question, le constat final demeure le même : les jeunes sont plus sédentaires que jamais et sont privés des bienfaits des loisirs en plein air. « On est passé en quelques décennies d’une société de prévention à une société de précaution », disait-il à la sortie de son livre dans une entrevue publiée dans la revue Espaces. « L’impact de la nature est aussi important, voire plus important, qu’une pilule de Ritalin », poursuivait-il.

 

Pour contrer l’obésité, le déficit de l’attention, la haute pression, le diabète et même l’asthme, voici quelques pistes de solution pour pour assurer le développement optimal de vos enfants.

  • Laisser vos enfants aller à l’école à pied ou à vélo (Pédibus et Trottibus : www.velo.qc.ca/transport-actif/a_ecole/Pedibus).
  • Limiter les jeux vidéo et limiter l’écoute de la télé à deux heures[1] par jour.
  • Planifier des moments de jeu libre dans l’horaire surchargé de vos enfants.
  • Lors des devoirs, placer vos enfants près d’une fenêtre pour qu’ils voient la nature.
  • Déménager près d’un parc.
  • Sortir rencontrer vos voisins et votre communauté, organiser une fête de rue.
  • Faire une promenade à vélo dans votre quartier.
  • Visiter un centre de nature (http://centredelanature.laval.ca) ou un Écomusée (www.ecomuseum.ca).

 

Donner l’exemple : dehors les parents!


Last Child in the Woods: Saving Our Children From Nature-Deficit Disorder

Richard Louv. Algonquin Books, 335 pages, 19,99 $.

 

Perdus sans la nature

François Cardinal. Québec Amérique, 208 pages, 18,95 $.

 


Références

[1] Société canadienne de physiologie de l’exercice, 2011, www.scpe.ca/directives

 

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