Santé physique

La sédentarité chez les préados : qu’est-ce qui empêche les jeunes de bouger?

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Les jeunes passeraient 70% de leur temps à faire des activités sédentaires. Un sondage réalisé auprès des 9-13 ans par Léger Marketing[1] lève le voile sur les raisons expliquant l’inactivité chez les préados.

La sédentarité chez les préados : qu’est-ce qui empêche les jeunes de bouger?

Les principales causes de l’inactivité seraient le manque d’intérêt et le fait de ne pas vouloir faire d’activités physiques en solo.

 

Chez les filles, on note aussi la peur de se blesser, la peur de l’échec, la gêne et le ridicule (surtout en face des garçons), de même que le souci de leur apparence (peur de se décoiffer ou de gâcher leur look).

 

Du côté des garçons, c’est plutôt le fait de ne pas se trouver assez bons qui les freine à pratiquer des activités physiques. Plusieurs d’entre eux s’estiment «trop vieux» à 11 ans pour commencer une nouvelle activité physique et la peur d’être moins performants que ceux qui la pratiquent depuis longtemps prend le dessus. 

 

Qu’est-ce qui motive les 9-13 ans à bouger?

C’est du côté de la famille et des amis que les préados trouvent leur principale motivation pour bouger.  Les résultats du sondage révèlent d’ailleurs que la majorité des jeunes seraient plus motivés à faire de l’activité physique si leurs parents les encourageaient davantage et en faisaient avec eux.

 

Les jeunes répondants au sondage ont indiqué ce qui les motivait à faire de l’activité physique :

 

  • La compétition, les défis, le challenge;
  • La possibilité de se défouler, de bouger;
  • Le maintien de la forme, bonne santé;
  • Le sport en équipe, jouer avec plusieurs personnes;
  • L’encouragement de la part d’une personne : parents, amis, frères et sœurs, etc.
  • Les récompenses (points additionnels à l’école, médailles, trophées, permission de faire quelque chose d’inhabituel, etc.).

[1] Source : Recherche qualitative commandée par Québec en Forme et réalisée par la firme Léger Marketing auprès de 70 participants (parents, éducateurs physiques et enfants de 9 à 13 ans) entre le 12 et le 15 mars 2012.

 

 

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Santé physique

L’exercice physique renforce le contrôle de soi

Article -

[Article mis à jour] Quand on est aux prises avec un préadolescent surexcité, on peut être tenté de l’envoyer courir quelques minutes afin qu’il se calme et qu’il se « recentre » sur lui-même. Cette tactique est-elle valable? Oui, répondent des chercheurs néerlandais, et cela peut s’expliquer de façon scientifique! 

L’exercice physique renforce le contrôle de soi

Ces chercheurs se sont intéressés à l’effet de l’exercice physique sur certaines fonctions cognitives comme la concentration, la prise de décision et la maîtrise de soi. Pour ce faire, ils ont passé en revue 24 études concernant les enfants (6-12 ans), les adolescents (13-17 ans) et les jeunes adultes (18-35 ans). Ils en sont venus à la conclusion qu’un bref exercice d’intensité moyenne* améliore l’ensemble des fonctions cognitives chez les trois groupes de sujets. Cet effet positif se fait sentir particulièrement sur la gestion de l’inhibition (maîtrise de soi), une faculté essentielle pour bien fonctionner en société.

 

Selon les chercheurs, ces résultats s’expliquent par le fait que l’effort physique d’intensité moyenne provoque un afflux de sang oxygéné vers le cortex préfrontal. Or, cette région du cerveau est le siège de fonctions cognitives telles le raisonnement, la planification, la concentration et la gestion de l’inhibition. Cette découverte est déterminante en ce qui concerne les ados et les préados qui traversent une période où leurs facultés se développent à un rythme accéléré.

 

Par ailleurs, les auteurs de l’étude font valoir que l’exercice physique pourrait contribuer à traiter le déficit d’attention avec hyperactivité, une condition associée à un manque de contrôle de soi.

 

Est-ce à dire que l’exercice physique régulier qui ne serait pas pratiqué de façon brève et à intensité moyenne n’améliore aucunement les fonctions cognitives? Comme les auteurs ne peuvent se prononcer en raison du nombre insuffisant d’études disponibles, ils recommandent que de nouvelles recherches se penchent spécifiquement sur cette question. De plus, ils insistent sur le fait que leur découverte ne doit pas faire oublier les multiples bienfaits de l’exercice physique régulier sur la santé physique (baisse du taux de cholestérol, contrôle du poids, prévention des risques maladies cardiovasculaires et de certains cancers) et sur la santé mentale (réduction du stress et de l’anxiété, amélioration de la mémoire).        

 

*Un tel exercice fait battre le cœur à 60 % de sa capacité maximale. Exemple : courir ou faire du vélo de 10 à 40 minutes.

 

Source : LOT VERBURGH ET COLL. Physical exercise and executive functions in preadolescent children, adolescents, and young adults. British Medical Journal 2013.

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