Rôle du parent

Sport et activité physique: l’important, c’est de participer!

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Dans le cadre du lancement de la websérie humoristique Papa d’estrades, WIXXMAG se penche sur l’importance de la participation dans le sport et l’activité physique.  

Sport et activité physique: l’important, c’est de participer!

Dans le troisième épisode de Papa d’estrades, on retrouve Michel et son grand ami Karl accompagnant leurs fils au golf. Michel espère fortement que son fils gagne et lui fait même savoir qu’il a « mis un p’tit 20 $ là-dessus ».

 

Le joueur de golf professionnel Dave Lévesque, qui fait une apparition dans cet épisode, en profite pour rappeler qu’au-delà de la victoire, c’est la participation et le plaisir de bouger qui devraient compter dans le sport!

 

« Trop miser sur l’importance de gagner est dommageable pour l’enfant. Ce n’est pas recommandé. J’ai entraîné beaucoup de jeunes et ce n’est pas un comportement que je voudrais adopter », indique le golfeur, en soulignant que sa discipline fait la part belle à la fameuse maxime L’important, c’est de participer. « Dans le monde du golf, les joueurs ne sont pas amenés à gagner souvent. Dans un tournoi, il peut y avoir 140 participants pour un seul gagnant. Tu peux avoir une saison réussie sans avoir gagné. Ça permet donc aux joueurs de comprendre qu’ils ne sont pas obligés de viser la victoire pour apprendre, se développer et devenir meilleurs. »

 

Une question de contexte

Évidemment, chaque sport a sa culture. Quelle est la bonne attitude à avoir envers un parent qui pousse trop son enfant à gagner? Du côté de l’Association canadienne des entraîneurs (ACE), on souhaite développer la prise de décision éthique. « Il n’y a pas de recette, c’est du cas par cas. Certains parents mettent de la pression sur leurs jeunes, alors que d’autres parlent de la victoire pour les motiver. Le contexte doit être pris en compte à chaque fois », explique Alain Roy, directeur des partenariats en éducation à l’ACE.

 

Jouer pour gagner

Dave Lévesque admet que la ligne est parfois mince entre la motivation et l’ambition. « Il arrive que la volonté de gagner prenne le dessus. Le jour où ton sport devient ton gagne-pain, il faut départager le jeu et le travail. Je suis chanceux, car le golf est un sport que j’aime, et je m’amuse encore, mais ça demeure un travail et ma famille en dépend ».

 

Par contre, le golfeur rappelle qu’il y a une différence entre un sportif professionnel et un jeune athlète. « Il faut y aller selon la progression du jeune. Les enfants doivent avoir du plaisir dans la pratique de leur activité physique. La victoire est un objectif, mais ne doit pas être la seule source de motivation, et ne doit jamais être prise trop au sérieux. »

 

Alain Roy abonde aussi en ce sens. « Partir d’une 100e position et terminer 50e, ça aussi c’est une victoire. Et c’est là-dessus qu’il faut travailler avec les jeunes, souligne-t-il.  Les entraîneurs sont là pour développer leur potentiel. C’est le but ultime, bien au-delà de la victoire. Chez les plus jeunes, l’idéal est que tout le monde gagne, pour éviter de mettre l’emphase là-dessus. La victoire est un bonus à la fin, surtout pour les 9 à 13 ans».

 

Suivez ce lien pour visionner la websérie Papa d’estrades!

 

À propos de Papa d’estrades 

Michel se définit comme un père moderne. Homme au foyer, il accompagne avec passion chacun de ses cinq enfants dans la pratique de leur sport préféré. Du hockey à la psychomotricité pour bébé, en passant par la lutte, le golf et la nage synchronisée, Michel ne ménage pas ses encouragements. Car pour lui, l’important, c’est de gagner.

 

La websérie est disponible sur le site web de TV5. À chaque épisode, on y retrouve une personnalité sportive québécoise.


Pour connaître d’autres trucs pour être un bon parent d’athlète, consultez notre dossier sur le sujet .

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Votre enfant n’aime pas le sport: que faire?

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Il se rend à reculons à ses entraînements, insiste pour abandonner les cours, semble un peu en retrait du groupe : peut-être votre enfant n’aime-t-il tout simplement pas le sport?

Votre enfant n’aime pas le sport: que faire?

Une multitude de raisons peuvent expliquer cette aversion des sports organisés : la gêne, la peur de ne pas assez performer, le stress de la compétition, le fait de ne pas être avec ses amis, etc.

 

Dominique Couture, mère de quatre enfants, a eu à composer avec cette situation : « Mon plus vieux n’a jamais voulu pratiquer un sport. Il est trop difficile envers lui-même, et accepte difficilement de ne pas être le meilleur partout », raconte-t-elle.

 

Sport ou activité physique?                                                                

S’il n’apprécie pas les sports organisés, le fils de Dominique Couture embrasse tout de même un mode de vie actif : il passe d’innombrables heures à glisser sur les pentes en hiver, ou à découvrir les sentiers à vélo en été.

 

« La pratique d’un sport est un excellent moyen de faire bouger un enfant, mais ce n’est pas le seul », affirme Pierre Morin, porte-parole et directeur des opérations de ParticpACTION Québec. De toute façon, une heure ou deux d’activité physique chaque semaine n’est pas suffisant, puisqu’on recommande pour les jeunes un minimum d’une heure d’activité physique par jour. Selon lui, l’important est de favoriser l’apprentissage des habiletés de base : sauter, courir, lancer, danser, patiner, nager, etc. « Ces techniques de base contribuent à développer un mode de vie actif chez l’enfant, qui perdurera jusque dans la vie adulte », affirme-t-il.

 

Pour y parvenir, tous les moyens sont bons. Un enfant peut être actif en se rendant chez un ami à pied ou en utilisant sa trottinette pour se rendre à l’école, par exemple. D’ailleurs, le porte-parole de PartipACTION déplore le fait que 70 % des enfants sont conduits à l’école, le transport actif à vélo ou à pied pouvant grandement contribuer à la bonne santé physique des jeunes.

 

Apprendre à aimer le sport

Évidemment, il n’est pas question de permettre à l’enfant d’abandonner à la moindre embuche. « Le parent connaît son enfant mieux que personne, mais il faut parfois essayer toutes sortes d’activités avant de trouver la bonne », croit Pierre Morin. Sports individuels ou en équipe? À l’intérieur ou à l’extérieur? Il est souvent possible d’essayer gratuitement différentes activités le temps d’une séance, afin de voir si l’intérêt de l’enfant est piqué. « Certains sports sont très populaires au Québec, mais ce ne sont pas les seuls qui existent, et ils ne correspondent peut-être pas aux habiletés de votre enfant », souligne Pierre Morin. Il existe donc une multitude de manières de bouger : il ne reste qu’à explorer! Les avantages de pratiquer plusieurs activités physiques sont nombreux !

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