Rôle du parent

L’importance du jeu libre: comment encadrer son enfant un peu, mais pas trop!

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Permettre à nos enfants de mieux jouer? Et si c’était possible? En voulant trop protéger nos petits, on peut les entraver dans leur développement, selon plusieurs spécialistes. 

L’importance du jeu libre: comment encadrer son enfant un peu, mais pas trop!

Ce n’est pas un secret : les enfants d’aujourd’hui passent beaucoup moins de temps à l’extérieur qu’avant. Ils passent cependant plus d’heures devant les écrans (de 21 à 27 heures par semaine, en moyenne*). En conséquence, seulement 13 % des garçons et 6 % des filles de 5 à 17 ans font les 60 minutes recommandées d’activité physique modérée à rigoureuse, chaque jour.**

 

Les facteurs de cette sédentarité chez les jeunes sont nombreux. Parmi eux, le stress des parents, qui ont peur que leur enfant se blesse dans un jeu d’aventure ou s’ennuie dans un jeu libre. Voyons d’abord que représentent ces deux notions.

 

Le jeu d'aventure

Ce qu’on appelle le jeu risqué (l’expression « risky play » est plus répandue en anglais) aurait tout avantage à être plutôt nommé « jeu d’aventure », selon des spécialistes, pour représenter plus positivement ce type de jeu, qui consiste à laisser son enfant, dans une certaine mesure, prendre des petits risques physiques en jouant.

 

Il peut s’agir de sauter de haut, de se balancer, de jouer sur un terrain qu’il connaît peu, de grimper, de courir, de glisser. Le jeu d’aventure est physique.

 

Le jeu libre

Le jeu libre peut être physique ou statique. Il peut prendre place à l’extérieur ou dans la maison. Pour le parent, favoriser le jeu libre, c’est chose facile (du moins, en apparence!) : suffit de laisser aller le jeune dans les décisions de son jeu.

 

Les bienfaits

Dans un monde idéal, les parents fourniraient à leurs rejetons un équilibre sain entre jeux encadrés et jeux libres. Mais souvent, en voulant bien faire, on a tendance à trop structurer les périodes de jeu des enfants. On ne stimule pas réellement notre fille ou notre garçon quand on passe notre temps à inventer un destin tragique et une fin heureuse pour la poupée Nounou qu’il tient dans ses bras! Laissons-les inventer leurs propres histoires.

                                                

Il existe de nombreux avantages pour un jeune d’expérimenter le jeu libre et le jeu d’aventure : il fera l’apprentissage du risque, il valorisera l’effort, il s’acclimatera à la notion d’échec et aux difficultés.

 

Sur le plan émotif, le jeu libre ou d’aventure apporte de la confiance. Vrai que si on talonne sans cesse notre enfant devant un jeu qu’on considère « dangereux » au parc, il finira par croire qu’il existe bel et bien un danger et qu’il « devrait » en avoir peur. En jouant plus librement, il améliorera aussi sa sociabilité, apprendra à mieux gérer les chicanes ou les mésententes avec ses pairs et développera son autonomie.

 

Les études sont formelles : les enfants qui ne jouent pas librement ont plus de chances de manquer d’aptitudes physiques et de connaître des embûches dans leur développement moteur. Bref, les petits ont plus de chances de devenir des adultes actifs et en santé si on les laisse jouer librement.

 

La solution

Il suffit de retourner dans nos souvenirs d’enfance pour se rappeler un moment de jeu où l’on s’est senti vraiment libre et en état d’aventure. Mais comment allons-nous faire, nous, les parents stressés et surprotecteurs?! Tout est une question de gestion du risque : il faut trouver un point d’équilibre où le parent se sent à l’aise de vivre avec le « risque » que prend son enfant, par exemple, en sautant de la plus haute structure au parc.

 

Un conseil récurrent des professionnels est de laisser du temps aux enfants. Ce n’est pas dans les 20 minutes entre le cours de piano et celui de patin qu’ils pourront développer leur capacité à jouer seul. Laisser les enfants « s’ennuyer » peut être bénéfique pour eux.

 

Pour encadrer un jeune juste un peu, on peut mettre à sa disposition des objets qui incitent à laisser aller sa créativité : laisser sur le divan du linge lavé, mais pas plié… Sortir des jeux qui ramassent la poussière depuis longtemps dans le coffre à jouets… Pour les plus petits, laisser l’armoire où l’on met les plats de plastique entrouverte… Pour une fois qu’on a une bonne raison de se laisser traîner, profitons-en!

 

Pour favoriser le jeu d’aventure à l’extérieur, on peut emmener notre enfant dans un nouveau lieu, lui laisser plus de liberté au parc en s’assoyant en retrait ou encore essayer un nouveau parc.

 

 

Les limites

Comprenez-nous bien : on n’est pas en train de vous dire de laisser partir votre enfant de 2 ans pour un tour du bloc seul sur son vélo d’équilibre! Il faut user de notre jugement, une capacité de plus en plus difficile à cultiver, à l’heure d’Internet, des blogues et des forums qui ont toujours trop de réponses à nos questions.

 

Il faut aussi laisser un temps à l’enfant pour s’habituer. Si on glisse toujours à côté de lui au parc, ça lui prendra un moment avant de comprendre qu’il peut y aller seul et s’amuser tout autant.

 

Nous vivons dans une époque axée sur la performance. Même durant les jeux, on profite du temps passé avec notre enfant pour lui poser des questions ou pour vérifier s’il a acquis telle ou telle notion. Accordons-nous donc un moment de répit à tous!

 

À moyen terme, notre enfant développera son autonomie et pourra s’amuser seul, sans notre aide. Et pendant que nos petits pratiqueront l’art du jeu libre, nous, on en profitera pour pratiquer l’art de l’apéro, tiens!

 

Une initiative inspirante
Sur la Côte-Nord, des ateliers de jeu libre sont maintenant offerts aux familles. « Bouger, c’est pas compliqué » est un projet mené par Loisir et sports Côte-Nord pour favoriser le lâcher-prise des parents d’enfants de 4 à 10 ans. L’initiative est offerte dans les 6 MRC de la Côte-Nord pour la prochaine année.

 


* Source : Institut national de santé publique du Québec

** Source : Statistique Canada

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Comment le sport peut-il aider votre enfant en mathématiques?

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À la recherche de nouvelles activités sportives? Voici six idées d’exercices… de mathématiques! Parce que, oui, les maths sont partout, même dans le sport.

Comment le sport peut-il aider votre enfant en mathématiques?

1. Transmettez-leur la bosse des maths tôt

Une simple partie de marelle suffit pour faire comprendre aux jeunes la notion des nombres pairs et impairs. Demandez-leur, par exemple, de sauter uniquement sur les nombres divisibles par deux. Dans un autre ordre d’idées, proposez-leur d’estimer en centimètres la distance d’un de leurs sauts et demandez-leur ensuite de valider celle-ci à l’aide d’un ruban à mesurer.

 

2. Utilisez les pointages

Lors d’une joute de hockey, soccer ou football, demandez à votre enfant de tenir le compte des points. Puis, au fil de la partie, questionnez-le sur le nombre de buts qui vous séparent de l’équipe adverse ou sur le nombre de touchés à réaliser afin d’aspirer à la victoire.

 

Une simple partie de marelle suffit pour faire comprendre aux jeunes la notion des nombres pairs et impairs. 

 

3. Offrez un chronomètre

Votre jeune est passionné par la course ou par la natation? Encouragez-le à se chronométrer et à tenir un journal de ses performances. Incitez-le ensuite à comparer son temps d’une course à l’autre. Très vite, il se familiarisera avec la notion des décimales, en améliorant ses additions et ses soustractions. Pourquoi ne pas utiliser ses résultats pour l’initier aux concepts de moyenne et de médiane? Vous le motiverez du même coup à améliorer ses prouesses sportives!

 

4. Apprivoisez les fractions

Est-ce qu’un quart est plus élevé qu’un tiers? Une demie équivaut à combien de dixièmes? Lorsqu’un jeune découvre les fractions pour la première fois, ça semble souvent compliqué… Pour l’aider à y voir plus clair, posez-lui les mêmes questions à travers le filtre d’un sport qui le passionne. Par exemple, demandez-lui plutôt lequel des joueurs il préfèrerait avoir dans son équipe de baseball : celui qui frappe un circuit une fois sur trois… ou une fois sur quatre?

 

5. Amusez-vous avec les chandails des joueurs

Il n’y a rien de très excitant à mémoriser par cœur nos tables de multiplication quand on rêve d’aller disputer une partie de hockey. Mais quel résultat obtient-on si on multiplie le chandail de notre gardien de but par celui du capitaine de l’équipe adverse?

 

6. Profitez des grands espaces

Certaines théories sont parfois plus difficiles à saisir lorsqu’elles sont enseignées dans les salles de classe. Profitez de votre partie de basketball au parc pour réviser certaines notions de géométrie. Par exemple, en conservant exactement la même distance entre vous, votre jeune et le panier, vous formez nécessairement un triangle équilatéral!

 

Pensez-vous à d’autres endroits où se cachent les maths dans le sport?

 


Pour en savoir plus sur le lien entre activité physique et réussite éducative, consultez notre dossier Sport et résultats scolaire.

 

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