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Comment utiliser le jeu pour donner envie aux jeunes de bouger?

Article -
Comment utiliser le jeu pour donner envie aux jeunes de bouger?

Depuis 30 ans, le club intergénérationnel Les Vainqueurs, de Montréal, accueille des sportifs de 6 à 91 ans! Par l’intermédiaire du jeu, ce club pour tous initie les jeunes au sport, à la course et à l’athlétisme. Rencontre avec Jean-Yves Cloutier, président et fondateur du club.

 

Le goût du sport

Depuis 2006, le club Les Vainqueurs initie les jeunes de 6 à 13 ans à l’athlétisme pour, afin qu’ils acquièrent le goût du sport. Au programme, des ateliers de 20 minutes où ils apprivoisent les trois disciplines de l’athlétisme. Ils s’amusent à lancer à sauter et à courir. Et, après une pause de cinq minutes, oust! On recommence! « L’idée n’est pas de les pousser à la compétition, déclare M. Cloutier. On vise à les “ développer ”, pas à les brûler. L’athlétisme étant un sport de longue haleine, on souhaite qu’ils le dégustent à petites doses, qu’ils essaient plusieurs choses. » L’important est de stimuler, d’inspirer les jeunes, et de leur donner le choix car, dit-il, « on ne vise pas à ce qu’ils deviennent des spécialistes ».

 

Avant l’âge de 12-13 ans, seules les compétitions récréatives sont permises, en guise de « récompense » et de motivation. Après, les jeunes ayant démontré du talent et surtout de l’intérêt pour une discipline peuvent commencer des entraînements plus rigoureux. Mais, avant 12 ans, on s’amuse! 

 

Des raisons qui motivent

Les jeunes veulent bouger et ils aiment s’identifier à un groupe. Le sentiment d’appartenance devient plus fort dès qu’ils enfilent la camisole aux couleurs du club, le seul règlement à respecter.

La famille constitue un facteur de motivation supplémentaire. La preuve? De 15 à 20 % des jeunes de 6 à 13 ans inscrits au club ont des parents qui en sont membres. Si les parents inspirent leurs jeunes, il arrive également que l’inverse se produise. Tant qu’à suivre leur progéniture à l’entraînement, plusieurs parents se décident à… chausser leurs espadrilles.

 

Des gains pour vos enfants

Bien que ce ne soit pas une surprise, se le rappeler n’est pas une mauvaise chose : les enfants qui pratiquent un sport régulièrement voient leur estime de soi augmenter. M. Cloutier va plus loin en affirmant que ces jeunes sportifs « deviennent de petits ambassadeurs dans leur famille et à l’école ». Les répercussions positives dans leur vie quotidienne constituent un élément à considérer. Vous avez envie que votre enfant s’épanouisse et ait confiance en lui? Et si ça passait par le sport? Voilà un investissement qui a bien des chances d’influencer positivement le reste de sa vie.

 

Voici ce que répond spontanément M. Cloutier aux parents qui se demandent comment faire bouger leurs jeunes de 9 à 13 ans. « Demandez-leur ce qu’ils aimeraient faire, faites-leur pratiquer plein d’activités, mais sans les pousser à se spécialiser dans une discipline! De toute façon, la majorité des grands champions ont découvert leur sport autour de l’âge de 14, 15 ou 16 ans. » Oubliez la compétition hâtive. Chez vos préados et vos ados, ce qui prime, c’est assurément le plaisir et l’amusement.

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Je n’aime pas le sport mais j’aimerais que mes enfants soient actifs

Opinion -

Il y a parfois un décalage entre ce que l’on veut, ce que l’on dit et ce que l’on fait.  Une révélation  en relisant mes articles pour WIXXMAG. Et une remise en question sur la façon de mieux aligner désirs, pensées et… agissements.

Je n’aime pas le sport mais j’aimerais que mes enfants soient actifs

Lorsque j’ai offert mes services à WIXXMAG, je souhaitais relater mes expériences sportives — positives et négatives — faites en famille. C’était une façon de montrer à mes enfants un volet plus concret de mon travail, tout en leur signifiant que je m’intéresse à eux et à leur santé. Je voyais aussi l’expérience comme un partage avec d’autres parents.

 

J’ai écrit un premier texte, puis un deuxième et ainsi de suite. Au bout de six articles, j’ai pris du recul et j’ai regardé tout ça. Je me suis dit : « Wow, tu as de quoi à dire finalement. Mais, si les parents qui te lisent te croisent dans la rue, ils vont faire un saut! Disons que je n’ai pas l’allure qui va avec ce que je prêche. Et mes enfants ne bougent pas tant que ça! »  Ouch!

 

La réalité

Je ne suis pas un modèle sportif pour mes enfants. J’ai un peu de surpoids depuis plusieurs années, et de mauvaises excuses pour justifier mon état. En somme, je tiens un double discours. Bien entendu, mes enfants ne seront pas dupes longtemps.

 

J’ai beaucoup de difficulté à trouver du temps pour bouger. Je n’y mets que deux heures par semaine actuellement. Pourtant, je faisais plus de dix heures de sport par semaine l’an passé, et j’en étais très fier. L’équilibre physique est fragile.

 

Malheureusement, étant jeune, je n’ai pas fait du sport une habitude. J’ai joué au hockey et un peu au baseball au primaire, certes. J’ai aussi fait partie d’une équipe de volleyball au secondaire et jouer au tennis, puis j’ai fait un peu d’arts martiaux. Ensuite, plus rien pendant une dizaine d’années. L’accent était mis sur les études, puis le travail.

 

Tout ça pour dire que je n’éprouve pas le besoin de bouger. Tout simplement. Même si je ressens les effets néfastes de l’inactivité physique. Même si j’ai expérimenté les bienfaits de bouger. Je fais partie des statistiques que WIXXMAG tente d’améliorer.

 

Je vise mieux pour mes enfants

Je veux que ce soit différent pour mes enfants. Et je sais que c’est maintenant que je dois commencer à créer l’habitude et le besoin de bouger.

 

Pour réussir, je dois ajouter les gestes aux paroles. Idéalement, si je peux faire des activités avec eux et vivre des expériences positives, celles-ci se transformeront en souvenirs agréables. Lorsqu’ils seront plus grands, ils voudront probablement  revivre des moments similaires. Le volet émotif n’est pas à négliger.

 

Quant à moi, j’ai envisagé plusieurs stratagèmes — qui impliquent les enfants évidemment — pour remédier à ma situation. J’en parlerai dans mes prochains articles, avec les résultats obtenus et les réactions de mes enfants. À suivre…

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