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Enfants sportifs: 4 choses à dire ou à faire pour bien les accompagner

Opinion -

[Article mis à jour] Vos enfants apprennent à nager le papillon, à lancer un ballon ou à manier un bâton? Ils doivent aussi composer avec les victoires, les défaites, le plaisir et parfois même le stress liés à la pratique d’un sport. Voici des trucs pour bien accompagner vos petits sportifs dans ces apprentissages liés à l’activité physique.

Enfants sportifs: 4 choses à dire ou à faire pour bien les accompagner

Athlète et mère de 3 petites filles qui ont la bougeotte, je peux vous dire que le sport a toujours pris une grande place dans ma vie. Comment allais-je donner cette flamme à mes filles sans toutefois les bousculer, comment allais-je les soutenir sans les angoisser, comment allais-je les accompagner sans leur mettre de la pression?

 

J’en suis venue à la conclusion que je me devais de trouver l’équilibre et être présente pour elles.

 

Je me suis toujours dit que le point de départ des « bons » sportifs (pas les plus talentueux, je parle ici des gentils sportifs) partait de l’éducation des parents et des entraineurs. Voici les 4 règles d’or que j’ai suivies pour accompagner ma progéniture dans leur pratique sportive.

 

Notre rédactrice Marie Elaine et ses trois petites sportives (avouez qu’elles sont adorables!).

 

1. Apprendre à perdre

Même si ce n’est un secret pour personne, être un bon perdant n’est pas une chose facile à enseigner à ses enfants. Je ne connais personne qui aime perdre. Je ne mentionne pas à mes filles d’aimer perdre, mais bien d’apprendre de la défaite. Savoir pourquoi on a perdu, savoir qu’on peut s’améliorer, savoir ce qu’on peut améliorer. Savoir garder la tête haute et savoir trouver le positif dans chacune des défaites.

Il faut mettre l’accent sur le parcours et non pas juste sur la finalité. Le plaisir d’avoir accompli quelque chose avec des coéquipiers ou seul.

 

2. Apprendre à gagner

Hé oui, il faut aussi apprendre à bien gagner! J’ai toujours mentionné à ma plus grande, qui a un sacré talent sportif, que de savoir bien gagner fait partie des qualités d’un meilleur sportif.

 

Il faut apprendre à féliciter les coéquipiers, de même que les adversaires. Il faut aussi savoir célébrer de la bonne façon : être fier de ce que nous avons accompli et surtout remercier les entraineurs et les bénévoles qui s’affairent autour de nous. Sans eux, nos petits sportifs ne pourraient vivre ces victoires!

 

3. L’important ce n’est pas juste de participer, mais au moins d’essayer de gagner

Je vous entends déjà réagir! Mais laissez-moi vous expliquer. Mon père nous a toujours mentionné ceci, et j’ai décidé de répéter la même chose à mes enfants pour qu’ils se présentent à la ligne de départ d’une course de natation ou à la mise au jeu d’une partie de hockey en se disant qu’ils feront tout, avec leurs coéquipiers, pour essayer de gagner. C’est, selon moi, l’attitude à prendre.

 

J’ai mentionné à ma fille, qui prenait le départ d’une course, de tout faire pour essayer de gagner, de faire de son mieux et qu’au final, on se balançait bien du résultat. Si on a tout fait pour gagner, on peut être fier d’une 1ère place, d’une 11e ou de la 27e place. C’est encore une fois le parcours, et non pas la finalité, qui importe. Le sourire et le plaisir d’être fier de soi!

 

4. Soyez présents

 

Le dernier truc est pour vous, chers parents. Soyez présents! Ne comptez pas les heures à être assis dans les estrades trop froides d’un aréna ou les gradins trop chauds d’une piscine intérieure. Écoutez-les et rassurez-les la veille d’un match, si la nervosité prend le dessus. Rappelez-leur que dans le fond, on doit faire tout cela pour s’amuser, pour le simple plaisir!

 

Même après plusieurs années, je me rends compte à quel point le sport m’a appris de belles choses dans la vie. Regardez vos enfants évoluer, être fiers d’eux, gagner, perdre, travailler et juste s’amuser. Vous constaterez que tous les efforts, tous les réveils aux aurores et tous les horaires tordus ne seront qu’accessoires face à ce que vous leur permettrez d’être!

 


Pour en savoir plus, consultez notre dossier Comment être un bon parent d’athlète.

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6 idées pour que les jeunes bougent davantage à l’école

Il était une fois trois collègues passionnées d’activité physique qui avaient choisi comme milieu de travail une toute petite école anglophone au cœur de Métis-sur-mer. En quoi cette école est particulière? Il n’y a que 80 élèves, du préscolaire à la cinquième secondaire et, tenez-vous bien, pas d’enseignant d’éducation physique NI de gymnase.

6 idées pour que les jeunes bougent davantage à l’école

En plus de n'avoir ni enseignant d'éducation physique ni gymnase, la petite école ne compte que 80 élèves, de niveaux allant du préscolaire à la cinquième secondaire.

 

Pour Josiane Millette, Terra McMullen et Isabelle Beaulieu, il était impensable que le niveau d'activité physique quotidien dépende du bon vouloir des enseignants, de la météo, du manque de matériel, bref de tout ce qui peut influencer négativement à faire bouger les jeunes.

 

 

6 actions concrètes pour que les jeunes bougent à l’école

 

Voici les 6 actions concrètes entreprises par le trio pour faire bouger les élèves:

 

  • Mobiliser l'équipe-école pour qu’eux-même mettent d’abord le sport dans leur vie. « Être acteur de changement, ça passe par nous pour être crédible comme modèle », indique Josiane Millette.
  • Créer une programmation sportive incluant des dizaines de sports différents permettant d’atteindre les objectifs pédagogiques du Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (autrefois MELS). 
  • Trouver des formateurs aptes à enseigner ces sports à l'équipe-école, afin qu’ils deviennent autonomes et puissent entraîner eux-mêmes les jeunes. 
  • Organiser des levées de fonds pour équiper l’école du matériel nécessaire à la pratique des dizaines de sports différents, ainsi que pour payer les formations.
  • Mobiliser des bénévoles pour aider à mettre les raquettes lors des sorties du préscolaire à raison de deux fois par semaine l’hiver.
  • Impliquer la communauté, faire des ententes avec des propriétaires pour autoriser l’accès à la raquette sur leurs terrains, établir des partenariats avec des clubs de la MRC (comme par exemple le club de ski de fond d’une municipalité voisine), convenir d’un soutien avec la municipalité pour l’accès aux terrains de tennis, etc.

 

Volonté, collaboration, et esprit d’équipe

Grâce à ces nouvelles mesures, les jeunes de l'école bougent désormais une heure par jour. Pour l’enseignante Josiane Millette, le secret est dans la volonté, la collaboration, et l’esprit d’équipe.

 

Il faut l’entendre nous parler de Loulou, qui donne deux demi-journées de son temps chaque semaine pour ce projet, de Lana qui surveille le midi et offre 3 heures par semaine pour faire du sport avec les élèves, de son directeur d’école qui lui permet de pousser très fort sur ce projet d’école sportive et de ses petits du préscolaire qui font le 3h de Marche Terry Fox avec plaisir… 

 

« C’est important pour moi de bouger et que les enfants bougent. Notre solution c’était de devenir autonome avec le matériel et de la formation pour toute l’équipe. Tout le monde s’en porte mieux maintenant, mentionne-t-elle. On remarque que nos jeunes n’ont jamais peur des défis. Ils embarquent dans tout! Ils sont toujours partants parce que, nous aussi, on le fait avec eux! ».

 

Par l'équipe de Québec en Forme

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