Rôle du parent

Écrans et sommeil des adolescents: 2 pratiques à éviter

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C’est un secret de polichinelle : l’utilisation des écrans en fin de soirée nuirait au sommeil. Mais tous les écrans — et leur contexte d’utilisation — ne seraient pas égaux comme grands coupables du manque de sommeil de nos adolescents.

Écrans et sommeil des adolescents: 2 pratiques à éviter
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Une nouvelle étude a capté notre radar ce printemps : l’impact des écrans sur le sommeil des adolescents. Faits saillants.  

 

La qualité du sommeil des adolescents à risque

Une étude menée à Londres auprès de 6616 adolescents âgés de 11 à 12 ans dans 39 écoles présente une corrélation claire entre le temps d’écran en soirée et le manque de sommeil en semaine chez ce public. Le problème se répèterait aussi la fin de semaine, dans une proportion néanmoins moindre.

 

A priori, rien d’étonnant ! Il a été après tout démontré maintes fois que l’utilisation d’écrans en soirée repousserait non seulement l’heure d’endormissement, mais, par la suite, la qualité du sommeil.

 

 

Des variables qui exacerbent les effets néfastes des écrans

Où l’étude se distingue, c’est dans l’analyse du « temps d’écran ». L’adolescent était-il devant une tablette, un téléphone cellulaire, un jeu vidéo, un téléphone, une télévision, un ordinateur… ou un peu de tout ça à la fois ? Dans une pièce à l’activité normale ou en pleine pénombre ? Ces variables auraient une influence marquée sur l’intensité des effets néfastes des écrans avant l’heure du coucher.

 

 

2 pratiques à éviter en fin de soirée

1. Regarder des écrans dans la pénombre

Selon l’étude, consulter un écran dans une pièce sombre multiplierait par un facteur entre 1,5 et 2 les conséquences indésirables sur la quantité et la qualité du sommeil des préadolescents sondés. Les écrans portables  comme les téléphones et les tablettes seraient les plus fréquemment liés à un tel contexte de consommation en fin de soirée.

 

2. le temps d’écran actif

L’étude démontre en outre que la consultation plus passive de contenu (le visionnement d’une émission de télévision, la lecture sur la tablette, les vidéos YouTube sur l’ordinateur…) ne retarderait pas autant le temps d’endormissement qu’une période plus « active » devant l’écran, par exemple jouer à un jeu vidéo ou échanger sur les réseaux sociaux.

 

 

Que fait-on comme parent ?

 On sait déjà qu’il est important d’assurer un contrôle du temps d’écran de nos adolescents, en particulier avant l’heure du coucher. Désormais, on pourrait aussi s’intéresser sur le type de temps d’écran privilégié par nos enfants en fin de soirée afin de veiller sur la qualité de leur précieux sommeil. On est désormais plus outillé pour mieux choisir ses batailles, en somme ! On pourrait par exemple commencer par bannir l’utilisation du cellulaire au lit… et prêcher par l’exemple ?

 

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