Rôle du parent

6 étapes pour préparer mon enfant à se promener seul dans le quartier

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Laisser son enfant se promener seul dans le voisinage, c’est toute une aventure! À quel âge peut-il le faire? Avec qui? Mais surtout, comment le préparer? Nous avons demandé des astuces à deux spécialistes qui répondent à nos interrogations. De quoi se faire rassurer.

6 étapes pour préparer mon enfant à se promener seul dans le quartier

S’il y a une question qui varie de famille en famille et de quartier en quartier, c’est bien de savoir à quel âge un jeune peut se promener seul autour de chez lui. Au Québec, aucune loi ne régit l’âge auquel les enfants peuvent aller à l’école ou au parc seul. C’est pourquoi il incombe aux parents de juger de la compétence de leur enfant à franchir cette nouvelle étape, en fonction de la réalité du quartier.

 

Et les avantages de le faire sont nombreux pour les jeunes : développement de l’autonomie, élargissement des horizons, apprentissage de la gestion du risque, connaissance de son environnement, responsabilisation, socialisation…

 

Mais comment se préparer? Nous avons demandé à Magalie Bebronne, chargée de projets, Cycliste averti, chez Vélo Québec, et à Jeanne Robin, directrice principale chez Vivre en Ville, de nous donner des astuces pour apprendre à nos jeunes à se déplacer seuls à pied ou en vélo.

 

Étape 1 : Donner l’exemple

 

Pour donner envie aux enfants de se déplacer à pied ou à vélo, rien de tel que de donner l’exemple. Et les habitudes se prennent tôt. « Un enfant qui se n’est jamais déplacé à pied avec ses parents va devoir apprendre lui-même à être un piéton », note Jeanne Robin de Vivre en Ville.

 

Un truc : on  choisit une destination pas trop loin de la maison où l’on a l’habitude de se rendre à pied : la bibliothèque, la maison d’un ami ou d’un membre de la famille, l’épicerie…

 

Idem pour les déplacements à vélo. Magalie Bebronne de Vélo Québec comprend les parents qui s’en tiennent à la piste cyclable en famille : la cohabitation avec les automobilistes peut être difficile à gérer. Mais elle ajoute du même souffle qu’en habituant nos jeunes à se déplacer activement, on leur fait aussi tout un cadeau.

 

Étape 2 : Choisir le bon moment

Vous trouvez votre petite de 4 ans et demi bien mature pour son âge? Ce n’est peut-être pas une raison pour l’envoyer à la garderie toute seule! Même si l’âge auquel un enfant peut se promener seul varie selon son environnement et sa maturité, il y a des aptitudes qui prennent du temps à se développer.

 

Magalie Bebronne de Vélo Québec souligne que c’est en 5e et 6e année que le programme Cycliste Averti, qui apprend aux jeunes à se déplacer de façon autonome et sécuritaire à vélo, est enseigné. « Avant cet âge, on n’a pas toutes les capacités cognitives pour anticiper les actions des autres, prendre de bonnes décisions et avoir de bonnes réactions », invoque-t-elle.

 

Étape 3 : Apprendre le Code de la route

 

Même très jeunes, les enfants peuvent comprendre des consignes simples comme celle de regarder des deux côtés de la rue avant de la traverser. Jeanne Robin souligne que la popularité des vélos d’équilibre (draisiennes) ces dernières années a un avantage : comme les tout-petits se déplacent très vite sur ce type de vélo, ils apprennent à patienter au coin de la rue.

 

Et lorsqu’on pense que le Code de la route a été bien intégré, on s’assure d’avoir vu notre jeune traverser la rue au moins 5 fois de façon adéquate avant de le laisser faire seul, suggère Jeanne Robin.

 

En gros, il faut démontrer à nos enfants que les règles existent… mais que tout le monde ne les respecte pas. Ainsi il ne faut pas présumer qu’un automobiliste nous voit si nous le voyons. Lorsque la lumière des piétons s’allume, il faut quand même jeter un regard aux voitures aux alentours. « C’est un défi, car il faut rendre nos jeunes vigilants sans être paranoïaque, dit Jeanne Robin. Il faut leur apprendre que l’environnement urbain est ponctué de défis et de rencontres avec les autres ».

 

 

Étape 4 : Vérifier la bonne maîtrise du vélo

Apprendre à rouler de façon sécuritaire demeure un défi pour bien des jeunes. Magalie Bebronne de Vélo Québec souligne que lorsqu’elle donne la formation Cyclistes avertis, elle est toujours confrontée à environ 20 % des jeunes qui n’ont jamais appris à pédaler. D’autres freinent avec leurs pieds ou avec une seule main.

 

Avant de responsabiliser notre enfant à aller à l’école en vélo, on s’assure donc qu’il est à l’aise sur sa monture. Si on constate qu’il a toujours des faiblesses, on enlève les pédales et on repart, façon vélo d’équilibre. Selon notre spécialiste, il s’agit du meilleur moyen de développer l’équilibre et donc, d’apprendre à rouler.

 

Étape 5 : Jouer à se déplacer seul

 

Une fois que les bases sont acquises, on peut demander à notre enfant de nous guider vers l’école ou vers un autre point d’intérêt. À pied ou à vélo, on se place derrière lui et on lui demande de nous expliquer le chemin.

 

On s’assure aussi de pratiquer autant le chemin de l’aller que du retour : chacun a ses particularités et des points de repère différents.

 

Une autre bonne façon de préparer nos jeunes est d’utiliser les outils technologiques à notre disposition. « Avec Google Maps, on voit des prises aériennes de notre quartier. On peut ainsi apprendre à l’enfant à lire un plan, à reconnaître des lieux familiers et à tracer son chemin sur l’ordinateur », explique Jeanne Robin.

 

Étape 6 : Reconnaître qu’on est un acteur de changement

Jeanne Robin de Vivre en ville souligne un dernier élément : en tant que parent, on peut servir notre municipalité en lui donnant des informations et ainsi devenir un acteur de changement. Les trottoirs sont entravés? La traverse piétonne n’est jamais respectée par les voitures? Les lignes de la traverse sont devenues trop pâles avec les années? Il ne tient qu’à nous de le signaler. Au bout du compte, on améliore la sécurité de nos enfants.

 

les obstacle à la mobilité indépendante selon les parents
  • Le nombre élevé de voitures.
  • Les automobilistes qui ne respectent pas le Code de la route.
  • Les passages non sécuritaires.
  • Les limites de vitesse trop élevées ou pas respectées.
  • Le manque de trottoirs ou d’accotement.

Article réalisé en partenariat avec la Table sur le mode de vie physiquement actif (TMVPA)

 

 


Source :

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Comment (réussir à) intégrer l’activité physique à la routine métro-boulot-dodo

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[Article mis à jour] Métro, boulot, dodo. La routine est pour plusieurs la même : repas expédiés en quatrième vitesse, course vers l’école, le travail, la garderie. Pris par les responsabilités quotidiennes, plusieurs parents ont de la difficulté à mener un style de vie actif. Et vous, y parvenez-vous?

Comment (réussir à) intégrer l’activité physique à la routine métro-boulot-dodo

Retour en arrière

Flashback dans les années 80. J’ai peu de souvenirs d’activités sportives ou physiques pratiquées avec mes parents. Ceux que j’ai me sont toutefois chers : le patin à glace avec papa, les glissades en famille, le fort construit avec mes grandes sœurs, les jeux dans les feuilles mortes en compagnie de notre Saint-Bernard. De purs moments de bonheur.

 

Vous l’aurez compris, mes parents n’étaient pas sportifs, du moins, pas du type « sports organisés »; mes sœurs et moi non plus. En vieillissant, conscientes des bienfaits apportés par l’activité physique, nous avons tenté de renverser la vapeur. Pour nous, mais aussi pour les enfants.

 

L’exemple de Sœurette

J’ai beaucoup d’admiration pour ma sœur (nous la nommerons Sœurette, elle se reconnaîtra) qui a décidé de retrouver la forme après plusieurs années d’inactivité. Depuis que ses enfants sont tout petits, elle les encourage à être actifs : la piscine et la patinoire n’ont plus de secrets pour eux. Mais elle? Elle a veillé à la bonne forme de ses enfants, sans pour autant veiller à la sienne. Mais voilà que Sœurette, soutenue par son conjoint, a décidé de prendre le taureau par les cornes. Elle en a eu assez d’avoir le souffle court seulement à monter quelques marches! Son objectif : vieillir en santé, être capable de suivre ses enfants et pouvoir ainsi les inspirer.

 

Depuis quelques mois, elle enchaîne donc marche, jogging, gym, danse de salon (oui, oui!), etc. Elle multiplie les activités en plein air et les loisirs actifs de toutes sortes… Bons pour la tête et le cœur, celui qui pompe comme celui qui aime (Participaction, 2011). Son mode de vie se conjugue ainsi aux rythmes d’activités spontanées.

 

Sœurette a-t-elle été influencée par de récentes campagnes de promotion de la santé? Fort possible. Mais, elle sait aussi que les enfants ont tendance à imiter le comportement de leurs parents (Participaction, 2011). En regardant leur mère se transformer, prendre plaisir à bouger, mon neveu et ma nièce apprennent les bienfaits d’un mode de vie actif. Un exemple qu’ils voudront répéter et qui sera bénéfique leur vie durant.

 

Ma sœur et son conjoint ne sont pas différents des autres parents. Leur agenda est chargé et le quotidien parfois infernal, tant ils sont occupés. Ensemble, ils ont toutefois pris le pari de vivre autrement. Petit à petit, randonnées pédestres et vélo se sont insérés entre les devoirs, l’épicerie, le bain… et les jeux vidéo! Les bénéfices ne se sont pas faits attendre : après quelques courbatures, la résistance à l’effort s’est accrue. Et ce n’est là qu’un début.

 

Des bienfaits reconnus

Cette histoire, bien réelle, rejoint la littérature. Le Comité scientifique de Kino-Québec (2011), dans une analyse des écrits sur le sujet, souligne que « Les activités physiques et sportives pratiquées durant l’enfance et l’adolescence ont des effets bénéfiques de mieux en mieux documentés sur plusieurs déterminants du bien-être psychologique et de la santé mentale ».  Meilleure humeur, perception de l’image corporelle et estime de soi améliorées; stress et symptômes liés à la dépression et à l’anxiété à la baisse. Et tout ça, grâce à l’activité physique. Alors, pourquoi s’en priver ?

 

Être un papa ou une maman active, c’est savoir inspirer. C’est aussi donner des outils pour la vie. Et c’est particulièrement important à un âge où nos enfants sont en plein développement, tant physique que psychologique.

 


Sources 

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