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Hop la ville ! Un projet pour faire bouger tout le monde à Victoriaville!

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En janvier dernier, Victoriaville lançait Hop la Ville, un ambitieux mouvement pour de saines habitudes de vie avec pour objectif de devenir la ville la plus active du Québec !

Hop la ville ! Un projet pour faire bouger tout le monde à Victoriaville!

« C’est un projet sur lequel nous avons travaillé pendant presque deux ans », explique le maire Alain Rayes. Nous souhaitions notamment faciliter l’accès à nos infrastructures sportives. Même si les coûts sont bas, certaines personnes n’ont pas les moyens de se payer une heure à la piscine ou l’accès à la patinoire intérieure pour aller jouer au hockey. »

 

 

Depuis, une fois par mois, petits et grands ont accès gratuitement à toutes les installations sportives de la ville et à de nombreuses activités organisées dans le cadre de ce premier volet du mouvement qui cible l’action. L’équilibre et l’alimentation sont les volets qui s’ajouteront en septembre et en janvier 2016. « Pour le volet Action, nous organisons de 20 à 30 activités dans la journée avec un service de navettes gratuit, précise Alain Rayes. C’est l’occasion, pour les gens, de découvrir de nouveaux sports, de nouveaux loisirs, de nouvelles activités, sans n’avoir rien à débourser et de bouger seuls, entre amis ou en famille. »

 

Des découvertes pour les préados

Outre les disciplines sportives traditionnelles, comme la natation, le patinage libre, le hockey ou la gymnastique, la municipalité s’efforce d’ajouter chaque mois une discipline qui sort de l’ordinaire, afin d’inciter le plus de monde possible à bouger. « Notamment les préados, qui sont les plus difficiles à attirer, admet le maire. Certaines activités comme le Bubble Soccer ou l’accès gratuit au Skatepark sont très populaires auprès des jeunes. Nous organisons des activités pour tous les âges. L’objectif est de dire à la population, une fois par mois, tout le monde bouge ! »

 

Depuis son lancement, chaque journée du volet Action de Hop la Ville a attiré près de 2000 participants. « Ce ne sont pas toujours les mêmes personnes, précise le maire Alain Rayes. Les gens se déplacent d’une activité à l’autre. Ils passent la journée à bouger en famille et découvrent les infrastructures payées avec leurs taxes. »

 

Avec Hop la Ville, Victoriaville pourrait devenir un modèle à suivre. « Les municipalités organisent beaucoup d’activités pour inciter les citoyens à être actifs mais il n’est pas toujours facile de les faire connaître, précise Alain Rayes. À Victoriaville, tant qu’il y aura de l’intérêt, nous maintiendrons ce projet au cours des prochaines années. Tant mieux si cela peut inspirer d’autres municipalités. Plus les gens seront actifs, plus ils seront en santé et heureux ! »

 

 

 

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La Route verte : chronique d’une détérioration annoncée

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Triste temps pour fêter les 20 ans de la Route verte, qui s’est récemment vue amputée de la moitié de son budget d’entretien. Des pourparlers sont en cours afin de trouver une façon d’assurer la pérennité du réseau cyclable québécois long de plus de 5000 km. Autrement, les usagers devront se résoudre à assister à une dégradation des pistes.

La Route verte : chronique d’une détérioration annoncée

Les cyclistes peuvent encore espérer pratiquer leur sport dans des conditions décentes cet été, car un entretien de base sera assuré. « Cette année, on pense que les gestionnaires vont être capables de maintenir le réseau, mais il ne faudrait pas continuer comme ça deux ou trois ans, parce que les dégradations vont commencer », affirme Lucie Lanteigne, directrice générale de Vélo Québec Association, l’organisme qui agit à titre de maître d’œuvre de la Route verte.

 

Réparer l’asphalte et égaliser la criblure de pierre comptent pour une partie seulement du travail d’entretien qu’il y a à faire sur une piste cyclable. Des équipes doivent entre autres démanteler des barrages de castors sous les ponceaux pour empêcher qu’une crue des eaux emporte la piste. Sans compter qu’un élagage est nécessaire afin que les usagers ne se heurtent pas aux branches. « Si l'on ne le faisait pas, assure Lucie Lanteigne, les arbres prendraient le dessus sur les pistes cyclables vous ne pouvez pas vous imaginer à quelle vitesse ! »

 

Impact inégal entre municipalités

Il en coûte 3000 $ pour entretenir chaque kilomètre du réseau cyclable. En cessant de payer sa moitié de facture, le gouvernement provincial laisse le soin aux municipalités d’assumer seules cette responsabilité. « On comprend qu’on est dans une restructuration financière au Québec, mais il y a un danger que des municipalités décident de ne plus entretenir leur tronçon parce qu’elles n’en ont pas les capacités financières », souligne la directrice générale de Vélo Québec Association. Elle cite en exemple la piste boisée de 100 km qui relie Labelle à Mont-Laurier, dans les Laurentides. Les petites localités du secteur présentent de faibles densités de population qui ne leur permettent pas d’allouer le même budget à la Route verte que les plus grandes villes de la province.

 

La fermeture éventuelle de certains tronçons fait donc planer une menace sur l’interconnexion régionale du réseau, qui constitue justement sa grande force. Lucie Lanteigne garde bon espoir de ne pas en arriver là, car elle constate que la nécessité de protéger la Route verte fait consensus. Les discussions se poursuivent…

 

Lien vers la Route verte, ici.

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