Sports et plein air

Du CrossFit pour les enfants?

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[Article mis à jour]

La marque CrossFit a récemment fait des petits au Québec : CrossFit Kids. Dans les classes, les enfants courent, tirent, sautent, lèvent, poussent, lancent, attrapent… bougent! Mais est-ce que ce sport réputé pour son intensité est adapté aux enfants?

Du CrossFit pour les enfants?

Le CrossFit pour adultes

Entraînement dit fonctionnel comprenant des activités cardiovasculaires, de la gymnastique et de l’haltérophilie, le CrossFit vise à développer les dix aptitudes physiques pour une forme qualifiée de complète : l’endurance cardiovasculaire, l’endurance musculaire, la force, la puissance, la vitesse, la flexibilité, la coordination, l’agilité, l’équilibre et la précision.

 

Nicolas Valois, kinésiologue et entraîneur certifié CrossFit, résume son essence : « Le mantra en CrossFit c’est technique et intensité. Les mouvements doivent être bien exécutés, puis être bien exécutés en répétition, et ensuite être bien exécutés en répétition avec intensité, par la charge ou par la vitesse d’enchaînement, par exemple. »

 

Le CrossFit pour enfant

Et les enfants y trouvent leur compte? « Avec les enfants, l’entraînement et l’enseignement sont adaptés : l’ambiance est ludique et les mouvements sont intégrés dans des jeux, » explique Emmanuelle April-Arcand, entraîneuse certifiée CrossFitKids au studio CrossFit CapOp à Montréal. La classique tague glacée se transforme ainsi en entraînement de course où les victimes doivent rester immobiles en faisant la planche au lieu d’attendre simplement l’arrivée d’un sauveur. Les jeunes s’activent tout en s’amusant. C’est le plaisir qui prime.

 

(Crédit photo: CrossFit CapOp)

 

L’aspect technique n’est pas mis de côté pour autant. Les mouvements doivent être bien exécutés, mais les « points de performance » varient selon l’âge de l’enfant et son développement moteur. « Si l’enfant a de la difficulté avec un exercice, on va lui donner des solutions alternatives pour le faire progresser graduellement, » indique l’entraîneuse, aussi enseignante.

 

On parle d’entraînement fonctionnel, parce que le CrossFit amène aussi la bonne exécution de mouvements quotidiens tout simples : « On va enseigner aux enfants comment ramasser correctement un lourd sac à dos, puis le mettre sur son dos. Dans les faits, c’est un sumo deadlift (NDLR : soulevé de terre du sumo) que l’enfant apprend, et c’est un mouvement qu’il utilisera toute sa vie. »

 

Sport risqué?

À CrossFit CapOp, les entraînements se font en petits groupes de moins de dix enfants, accompagnés de deux ou trois entraîneurs. « J’ai toujours un autre entraîneur avec moi pour mon groupe. Si un entraînement est particulièrement exigeant, je m’entoure davantage pour offrir un encadrement adapté au niveau de difficulté », explique Emmanuelle.

 

Attention : comme l’accréditation CrossFit n’impose pas de normes particulières, il est important de faire ses devoirs et de se déplacer avant d’y inscrire son enfant, pour s’assurer que le niveau de supervision et les qualifications des entraîneurs semblent appropriées. Pour l’instant, seulement quelques centres au Québec ont la certification officielle CrossFit Kids.

 

Crédit photo: CrossFit CapOp

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Sports et plein air

Le cheerleading, une activité rythmée pour faire bouger les filles!

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Faire du sport, ce n’est pas le dada de votre préado? Soit! Et si vous lui proposiez le cheerleading, une activité idéale pour lui faire oublier qu’elle est en train de bouger? Et que ça saute!

Le cheerleading, une activité rythmée pour faire bouger les filles!

Le cheerleading, une activité pour toutes

Depuis cinq ans, le cheerleading a connu une explosion de popularité au Québec, selon Sophie Thibaudeau, éducatrice en service de garde à l’école Harfang des neiges dans la région de Québec, et instructrice certifiée de cheerleading. Cette activité à dominance féminine, « c’est vraiment la grosse affaire! », affirme Mme Thibaudeau, car le nombre de jeunes du primaire qui la pratiquent est passé rapidement de 20 à 116. 

 

Comment expliquer un tel engouement? « Bien des filles s’inscrivent non pas tant pour le sport, mais pour le désir d’appartenir à une équipe, de vivre une expérience avec leurs amies, raconte l’instructrice. Des petites filles obèses – que l’on n’aurait jamais pensé voir ici – se retrouvent à en faire! » Si l’esprit compétitif demeure au cœur des prestations, plusieurs équipes sans présélection ont toutefois un caractère plus récréatif.

 

De l’avis de Mme Thibaudeau, le cheerleading convient à toutes, quels que soient le physique et la personnalité. « C’est un sport qui englobe plusieurs disciplines : la gymnastique, la danse et les acrobaties en groupe. Ça demande un super travail de collaboration car chacune a un rôle à jouer. » Votre fille est douée pour la gymnastique et aime voler la vedette? Elle fera peut-être toute une « voltige »! Elle est forte et préfère rester dans l’ombre? Voici une solide « base ». Elle est une danseuse-née? Une « back » de trouvée!

 

Une équipe compte généralement 36 athlètes : 9 « voltiges », 18 « bases » et 9 « backs ». Lors d’une compétition, les juges prennent en compte l’originalité de la prestation mais aussi son exécution (synchronisation des mouvements, fréquence et degré de difficulté des acrobaties, etc.). Le but : épater la galerie! Chacune des acrobaties requiert quatre à cinq athlètes, soit une « voltige », deux « bases », plus une à deux « backs ». Comment ça se passe? Deux « bases » propulsent une « voltige » dans les airs, laquelle exécute alors une culbute, un grand écart ou toute autre figure de gymnastique. Pour s’assurer de la sécurité de la manœuvre, une « cheerleadeuse », que l’on nomme « back », se place à l’arrière du trio. Une seconde « back » est parfois nécessaire; elle se place alors à l’avant. Ceci demande tout un travail de coordination des trois ou quatre athlètes, qui doivent agir en synergie pour que l’acrobatie soit réalisée à la perfection, en toute sécurité.

 

Vicky Leblanc, mère de trois « cheerleadeuses » (7, 10 et 13 ans), n’a que de bons mots pour décrire cette discipline, qui favorise… la discipline! « Ma plus vieille est en sport-études. Elle qui n’est pas une première de classe sait maintenant qu’elle doit garder une bonne moyenne pour continuer le cheerleading. Elle se montre très motivée, je n’ai pas à lui demander de faire ses devoirs. » Les compétitions de haut niveau ont amené la famille à voyager en Ontario et même en Floride!

 

Peut-être que l’expérience conviendrait à vos filles? Pour obtenir plus d’informations sur la discipline, consultez  www.cheerleadingquebec.com. Et, après, place à l’aventure!

 

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