Saine alimentation

Comment déjouer le marketing alimentaire?

Le marketing alimentaire vise à promouvoir un aliment parmi d’autres et influence les choix que nous faisons pour nourrir nos familles. Voici nos trucs pour l’éviter.

Comment déjouer le marketing alimentaire?

Les entreprises en alimentation investissent beaucoup d’argent dans en marketing alimentaire. Elles étudient nos habitudes, nos comportements, nos préférences, bref tout ce que nous faisons relativement à l’alimentation, adultes et enfants compris.

Peut-on faire confiance?

Bien que le marketing alimentaire puisse servir à promouvoir des aliments sains, comme les fruits et légumes, il vise plus souvent les aliments ultra-transformés qui sont habituellement peu nourrissants, riches en gras, sucre et sel.

4 trucs pour reconnaitre le marketing alimentaire

Voici quelques points à regarder pour dépister le maquillage alimentaire.

1. Emballage

  • Couleurs vives et personnages familiers pour attirer les enfants.
  • Couleurs et images inspirant la santé pour séduire les parents.
  • Formats pratiques, faciles à utiliser, mais pas toujours économiques!
  • Mots (« naturel », « 100 % pur », « authentique »…) et logos « santé » : impossible de s’y fier, car ils ne sont pas réglementés.
  • Allégations de type « riche en calcium » ou « faible en cholestérol » : reflet d’une partie de la qualité d’un produit seulement.

Petit conseil

Sur l’emballage, seuls le tableau de valeur nutritive et la liste d’ingrédients sont présentés sans intention de vente!

2. Prix

  • Rabais hebdomadaires, promotions de type « 3 pour 5 $ », bons de réduction, etc. 

Petit conseil

Les produits ne sont utiles que s’ils sont nécessaires, alors évaluez vos besoins réels pour éviter de gaspiller aliments et argent!

3. Étalages

  • Des produits à la hauteur des yeux qui attirent le regard de petits et grands (d’autres!).
  • Des produits au bout des allées qui semblent en vente, mais d’autres options peuvent être plus avantageuses si vous comparez les prix.
  • Des produits près des caisses qui encouragent les achats impulsifs (mais souvent non nécessaires, comme les barres chocolatées, boissons gazeuses, bonbons, etc.).

Petit conseil 

Soyez attentifs, d’autres options plus avantageuses peuvent être placées ailleurs dans les étalages!

4. Environnement

  • On stimule vos sens : dégustations ou échantillons, odeurs, couleurs. Ces stimulations servent à vous mettre en appétit et vous faire acheter des produits souvent non nécessaires et pas toujours bon marché.
  • Formats des paniers : plus votre panier est gros, plus vous pourriez être tenté de le remplir.

Petit conseil

Choisissez le format de panier en fonction de ce que vous avez à acheter. Allez faire l’épicerie le ventre plein et ne vous laissez pas influencer par les stimulations.

Impacts sur les enfants?

Nos enfants sont constamment exposés au marketing alimentaire, ce qui influence grandement leurs choix et leurs habitudes alimentaires.

En effet, nos enfants sont plus vulnérables et ils ont de la difficulté à faire la différence entre la réalité et la fiction. Ils deviennent rapidement fidèles à une marque. Ils disposent également d’un pouvoir de persuasion sur nous, les parents.

Plus ils sont exposés, plus ils ont tendance à consommer des aliments moins nutritifs. Ils développent ainsi de moins bonnes habitudes alimentaires à long terme, ils sont plus à risque de maladies chroniques.

Comment déjouer le marketing alimentaire?

C’est tout simple. Il suffit de planifier les repas et cuisiner avec des aliments de base des mets sains et savoureux.

Ce sont les meilleurs moyens pour déjouer le marketing alimentaire, économiser et encourager de saines habitudes alimentaires. Pour y arriver, on commence au supermarché, avec une liste d’épicerie que l’on suit, en mettant dans notre panier des aliments et des boissons :

  • frais ou les moins transformés possible;
  • sans emballage;
  • sans personnage, allégation ou logo santé sur l’emballage;
  • avec une liste d’ingrédients courte et facile à comprendre.
De temps en temps
Rien n’empêche de manger à l’occasion des aliments ultra-transformés. C’est lorsque ces aliments se retrouvent au menu trop souvent, en trop grandes quantités, qu’il faut en prendre conscience et changer nos habitudes petit à petit. Le marketing alimentaire tentera toujours d’influencer nos comportements, nos préférences, nos choix. Et pas toujours dans la meilleure direction!

À lire aussi : Emballages trompeurs : des trucs pour faire des choix sains

Par Fondation OLO

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Saine alimentation

Mon enfant ne boit pas d’eau: 5 trucs pour aider les petits à bien s’hydrater

Article -

Même si on boit de l’eau à longueur d’année, l’arrivée de l’été est un bon moment pour se rappeler comment, pourquoi et combien en boire.

Mon enfant ne boit pas d’eau: 5 trucs pour aider les petits à bien s’hydrater

Tout le monde devrait boire de l’eau et les parents devraient s’assurer que leurs enfants en consomment assez quotidiennement. Les bienfaits de l’eau sont nombreux.

 

Elle permet même aux enfants de mieux se concentrer pour apprendre, selon Corinne Voyer, directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids, qui a lancé il y a quelques mois la campagne J’ai soif de santé!, pour encourager les jeunes à boire de l’eau.

 

L’idée : augmenter l’hydratation par l’eau et stopper la surconsommation de boissons sucrées. Selon la Coalition poids, 1 enfant sur 5 avale des boissons sucrées tous les jours, un chiffre encore trop élevé.

 

Les enfants devraient boire 1 à 1,2 litre d’eau par jour

 

Votre enfant aime-t-il l’eau? En boit-il 1 à 1,2 litre par jour, tel que le recommandent les normes? Voici 5 trucs pour déjouer les obstacles à une bonne consommation d’eau.

 

1. Au lieu de l’eau, je donne à mon enfant des jus de fruit  

Même lorsque l’étiquette stipule qu’il est « pur à 100 % » ou qu’il n’est fait que d’un seul ingrédient : oranges, ou pommes, par exemple, le jus de fruit demeure une boisson sucrée. On recommande de limiter sa consommation à ½ tasse par jour.

 

La raison? Le jus est moins intéressant qu’un fruit entier au point de vue nutritionnel. On perd des vitamines et des fibres précieuses en le transformant en liquide. Le produit qui en résulte contient aussi une grande quantité de sucres libres qui intègrent rapidement l’organisme.

 

La nutritionniste Stéphanie Côté adopte toutefois une position modérée : « Je ne suis pas de ceux qui disent : ne buvez aucun jus. Je pense qu’on peut en donner une fois de temps à autre aux enfants. Il faut juste continuer de prioriser l’eau et ne pas compter le jus comme une portion de fruits ».

 

2. Il y a de l’eau dans les fruits et légumes que je donne à mon enfant

 

C’est vrai! Les légumes et fruits entiers sont des aliments primordiaux à ajouter au menu des petits. Ils contiennent en effet beaucoup d’eau… mais pas en quantités suffisantes.

 

Le corps d’un enfant est composé de 60 à 70 % d’eau. L’eau que boit un enfant est donc utile à maintenir ce taux. Elle sert à transporter l’oxygène et les nutriments, à maintenir la température corporelle, à hydrater le corps et à remplacer l’eau perdue par la transpiration.

 

De plus, même si les fruits et légumes sont essentiels à l’alimentation d’un enfant, on confond souvent les signaux de faim et de soif. Une légère déshydratation peut entraîner des signaux s’apparentant à la faim. Si notre enfant se plaint d’avoir faim alors qu’il a bien mangé ses repas et collations, on peut lui offrir de l’eau pour voir si cela calmera son appétit.

 

3. Mon enfant trouve que l’eau, ça ne goûte rien

Boire de l’eau, comme bien des choses, est une question d’habitude. C’est en apprenant à s’hydrater avec de l’eau très jeune que les enfants y prennent goût. La nutritionniste Stéphanie Côté ajoute que la perception des parents vis-à-vis de l’eau est aussi très importante. Si un jeune voit ses parents en consommer, être désaltérés et y trouver un certain plaisir, il aura plus envie d’en boire aussi.  

 

Par ailleurs, les nutritionnistes sont clairs : une diminution de la consommation de sucre se fera par un changement de culture du goût et non par l’utilisation d’édulcorants et de sucrants naturels. Si on veut diminuer la consommation de boissons sucrées, il faut tranquillement s’accoutumer à des goûts moins sucrés.

 

Une bonne idée : diluer le jus de fruit dans de l’eau, en quantité plus grande de semaine en semaine. Un petit changement facile qui assurera de meilleures habitudes alimentaires.

 

Stéphanie Côté regorge aussi d’idées pour rendre l’eau plus attirante : « on peut l’agrémenter avec des fruits comme les framboises congelées, des herbes comme la menthe ou des légumes comme les concombres ».  

 

Garder l’eau au frigo dans une carafe, la servir aux enfants avec une paille (écolo, si possible!), déposer systématiquement un pichet d’eau sur la table aux repas sont d’autres idées gagnantes.

 

4. Mon enfant préfère les boissons contenues dans des emballages attirants

 

Pour présenter l’eau de façon plus festive, on peut modifier légèrement son goût, mais aussi, son aspect. Pourquoi ne pas fournir à son enfant une gourde qu’il a lui-même choisie et qu’il aime? On peut même en avoir 2 ou 3 à notre disposition et lui faire choisir sa préférée le matin.

 

Même s’il est parfois difficile de résister aux emballages attirants de couleurs vives qui nous sont présentés dans les rayons d’épicerie, cela reste une bonne idée d’expliquer à nos enfants pourquoi on choisit l’eau.

 

Pour Corinne Voyer de la Coalition poids, il s’agit d’une norme à changer. « L’eau doit devenir la boisson privilégiée d’accompagnement. On a tendance à penser que si on ne met pas une boîte de jus ou un berlingot de lait dans la boîte à lunch de notre enfant, on ne lui donne rien à boire. Il faut changer la perception. L’eau devrait être la boisson que l’on retrouve le plus souvent dans la boîte à lunch. »

 

5. Mon enfant n’a pas soif

Pas besoin d’avoir soif pour boire! En fait, si l’enfant a soif, c’est signe du début d’une légère déshydratation.

 

Malgré tout, il reste des efforts à faire dans certaines écoles et certaines classes. Certains abreuvoirs sont désuets. Certains enseignants refusent de voir les enfants boire à leur gourde pendant la classe parce qu’ils craignent les dégâts ou les pauses-pipi trop fréquentes.

 

L’astuce, c’est de lancer les bonnes habitudes dans un milieu où les parents ont le dernier mot : à la maison. Pour permettre aux jeunes d’avoir accès à de l’eau en tout temps, sans avoir besoin d’en faire la demande au parent, on peut laisser un gobelet ou verre d’eau traîner près de ses jouets, à sa hauteur, mettre un petit banc près du lavabo pour qu’il puisse se servir lui-même et toujours partir en sortie avec des gourdes d’eau.

 

Et vous, quels sont vos trucs pour que vos enfants boivent suffisamment d’eau?

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