Saine alimentation

5 tendances alimentaires à repenser en 2017

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Comment bien s’alimenter? S’il est une question primordiale, de nos jours, c’est bien celle-là. Suffit d’ouvrir un magazine et de surfer sur son fil Facebook ou sur Pinterest pour rencontrer toutes sortes de modes et de tendances alimentaires. 

5 tendances alimentaires à repenser en 2017

Qu’est-ce qui est véritablement « bon » pour notre santé? De quelles tendances alimentaires doit-on se méfier?

 

La nutritionniste Catherine Lefebvre, auteure du livre Sucre, vérités et conséquences, a répondu à nos questions, pour nous aider à démêler le tout et surtout, à ne pas prendre de résolutions alimentaires pour rien!

 

1. Devrions-nous remplacer le sucre dans notre alimentation par des édulcorants de type Splenda?

 

« Lorsque nous mangeons du vrai sucre, notre cerveau sécrète de la dopamine, l’hormone du plaisir et de la récompense. Progressivement, la sécrétion de dopamine diminue au fur et à mesure que nous mangeons, ce qui explique pourquoi la première bouchée est toujours la meilleure.

 

Comme le goût de sucre est habituellement un signe physiologique de récompense, il est normal que nous nous attendions inconsciemment a? une sécrétion de dopamine lorsque nous consommons des édulcorants artificiels.

 

Sauf que le cerveau ne semble pas percevoir les édulcorants de la même façon que le sucre, ce qui pourrait expliquer pourquoi nous avons tendance a? compenser en mangeant des aliments véritablement sucrés par la suite, dans l’espoir d’avoir enfin droit a? une réelle dose de plaisir. En fin de compte, cela ne fait qu’entretenir notre goût pour le sucre. »
 

2. Les jus verts et les smoothies sont-ils santé?

 

« Le hic avec les jus de toutes les couleurs, c'est que les fibres sont retirées des fruits et des légumes. Et ce sont ces fibres qui ralentissent l'absorption du sucre, en plus de calmer la faim.

 

Les sucres dans les jus, même ceux fraîchement pressés à froid, sont des sucres libres. Et puisqu'ils sont sous forme liquide, il est d'autant plus facile d'en avaler de grandes quantités, comme pour toutes les autres boissons sucrées.

 

Dans le cas des smoothies par contre, on ajoute habituellement le fruit et le légume au complet. On conserve donc les fibres. C'est mieux. » 

 

3. Que doit-on penser du régime paléo, un régime qui préconise l’adoption d’aliments qui auraient pu être mangés… à l’époque paléolithique, c’est-à-dire principalement des fruits, des noix, des viandes, mais pas de produits laitiers, de céréales et de légumineuses?

« Ça va bien finir par passer! Honnêtement, il n'y a pas d'études faites sur un large échantillon pendant plusieurs années qui démontrent les bienfaits réels de ce mode d'alimentation. S'il y a une chose à laquelle l'être humain ne s'est pas adapté, ce sont les aliments ultra-transformés et les boissons sucrées qui ont fait leur grande apparition principalement après l'industrialisation. »

 

4. Une alimentation « végane » est-elle nécessairement santé?

« L'alimentation végane a certainement plusieurs avantages pour réduire considérablement notre empreinte écologique. Pourvu que les aliments ultra-transformés "véganes" ne fassent pas partie des habitudes alimentaires.

 

Après, il faut tout de même être plutôt bien informé pour s'assurer de ne pas manquer de protéines et considérer la prise d'un supplément de vitamine D et de vitamine B12.

 

Cette dernière n'est présente sous forme assimilable par le corps que dans les aliments de source animale ou dans les produits enrichis, comme les boissons végétales et la levure alimentaire de type Red Star. La vitamine B12 naturellement présente dans le miso et la spiruline n'est malheureusement pas absorbée par le corps. »

 

5. L’huile de coco représente-t-elle un bon gras?

 

« L'huile de noix de coco est majoritairement composée de gras saturés (environ 90%). Ces gras ont longtemps mis au banc des accusés, à cause de leur tendance à augmenter le taux de cholestérol sanguin.

 

Les plus récentes études au sujet de l’impact des saturés sur la santé cardiovasculaire ont remarqué que les acides gras à chaîne moyenne ont un effet modeste sur le cholestérol, comparativement aux acides gras à chaîne longue, comme ceux surtout présents dans le beurre par exemple. 

 

Il n'en reste pas moins que les gras insaturés, comme ceux surtout présents dans le poisson, la plupart des noix et les graines, demeurent les plus intéressants pour la santé du cœur. Puis, pour prévenir les maladies cardiovasculaires, c’est l’adoption d'un mode de vie sain qui procure les plus grands bienfaits à long terme. »

 


 

La nutritionniste Catherine Lefebvre est l'auteure du livre Sucre, vérités et conséquences

 

 

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Les Brigades Culinaires : donner l’envie aux jeunes de mieux manger

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Hockeyeurs, cheerleaders, musiciens…  Au nombre des groupes sociaux que l’on retrouve dans les écoles secondaires se trouvent dorénavant les cuisiniers. 

Les Brigades Culinaires : donner l’envie aux jeunes de mieux manger

« On savait que l’intérêt pour la cuisine y était. Il fallait seulement trouver la bonne formule à proposer aux jeunes », explique Jean-François Archambault, fondateur de La Tablée des Chefs (autrefois Les Ateliers du Frère Toc), dont la mission est de nourrir les personnes dans le besoin et de développer l'éducation culinaire des jeunes.

 

Fort d’un partenariat avec Québec en Forme, l’organisme a décidé, en 2011, d’amorcer une grande réflexion après 4 ans d’existence. « L’idée, c’était de mettre le jeune au cœur de l’action ».

 

Les Brigades Culinaires; ancrer de bonnes habitudes culinaires

 

On a donc créé Les Brigades Culinaires. Offert dans les écoles secondaires, le programme est basé sur des techniques de base en cuisine et les principes de saine alimentation.

 

À travers 24 ateliers culinaires théoriques et pratiques comprenant des activités de préparation et d’organisation de défis, les jeunes développent leurs compétences culinaires et leurs connaissances en alimentation afin de les amener vers leur propre autonomie alimentaire. À la fin de l’année, on organise un grand défi de type Iron Chef.

 

Visionnez la vidéo de la finale 2015 des Brigades Culinaires:

 

 

 

Québec en Forme; un soutien crucial

 

Les Brigades Culinaires sont présentement offertes dans 60 écoles secondaires, à 1200 jeunes, en parascolaire, dans 14 régions à travers le Québec.

 

« L’apport de Québec en Forme a été crucial dans ce projet. Ça a financé la première année à 100%, puis ça nous a permis d’aller chercher d’autres partenaires financiers », estime Jean-François Archambault. Si le financement de Québec en Forme est dégressif, le projet n’est pas prêt de s’éteindre. « Ça nous force à être créatifs, et à s’organiser pour développer une certaine autonomie. C’est un projet de qualité, qui vaut la peine d’être poursuivi ».

 

L’an prochain, ce sera donc 80 écoles qui pourront participer au projet. « Notre objectif est d’être présent dans 200 écoles au cours des 4 prochaines années. Ce serait déjà un beau changement de culture ».

 

La cuisine et la santé

 

 

Source: ricardocuisine.com

 

« Il y a un lien direct entre la santé et le fait de cuisiner, estime le chef Ricardo Larrivée, qui a animé la Grande Finale provinciale des Brigades Culinaires en 2015. Plus on cuisine, plus on contrôle ce que l’on mange. » Selon lui, les différentes initiatives soutenues par Québec en Forme au fil des ans (Les Brigades Culinaires, Les Ateliers cinq-épices, Jeunes Pousses/Croquarium, etc.) ont permis d’inculquer des compétences culinaires aux jeunes. « Non seulement ces initiatives permettent aux jeunes de développer leurs compétences en cuisine, mais ça leur permet également de devenir autonome et, du même coup, d’augmenter leur estime de soi », souligne-t-il.

 

Le plaisir : la recette du succès

 

Jean-François Archambault donne sa recette pour ancrer de bonnes habitudes culinaires chez les jeunes. « Il faut être intéressant, passer les bons messages, continuer de faire rayonner notre projet, et surtout, jouer la carte du plaisir de cuisiner ».

 

Le plaisir; un ingrédient que suggère aussi Ricardo Larrivée. « Afin que les jeunes mangent mieux, il faut leur  inculquer que le fait de cuisiner passe d’abord par le plaisir et, évidemment, par le partage. » 

 

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