Santé physique

Pourquoi les jeunes jouent moins dehors?

Nous assistons, au fil du temps, à une diminution du nombre d’enfants qui fréquentent des parcs et des espaces verts, ainsi qu’à une réduction de l’« aire de jeu » autour de la maison.

Pourquoi les jeunes jouent moins dehors?

À l’automne 2013, plusieurs partenaires de la région Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine se sont réunis pour échanger sur le sujet du jeu extérieur et du plein air. Même si tous s’entendent pour dire que jouer dehors rapporte de nombreux bénéfices (Jouer dehors : plusieurs bienfaits pour les jeunes!), on remarque les les jeunes jouent moins à l'extérieur. Voici 4 enjeux qui pourraient expliquer cette situation.

 

1. L’omniprésence des écrans

Dans le monde actuel, un enfant peut avoir accès à des émissions jeunesses 24h/24, que ce soit à la télévision ou encore sur Internet. De plus, même si un enfant n’a pas de XBox ou de Wii à la maison, il peut avoir accès à des jeux vidéo en tout temps sur l’ordinateur, la tablette ou encore le téléphone intelligent. Voici une idée inspirante pour essayer de diminuer le temps écran chez les jeunes : Défi de la dizaine sans écran

 

2. Les inquiétudes à l’égard de la sécurité

Les dangers de la circulation et ceux du quartier, la noirceur et le manque de supervision sont quelques exemples qui empêchent les adultes de laisser les enfants jouer dehors.

 

 

3. Les perceptions des conditions météorologiques

Il fait trop chaud, trop froid, trop venteux, trop pluvieux, notre perception de la température nous amène parfois à préférer le confort de notre maison. Il faut toutefois se rappeler que selon la Société canadienne de pédiatrie, ce n’est qu’à partir de -25°C (ou d’un facteur éolien donnant une température ressentie de -28°C) que la peau non couverte peut geler. Rappelons-nous cette phrase célèbre : « Il n’y a pas de mauvaise température, mais que de mauvais vêtements. »

 

4. Le syndrome du « tout-organisé »

Comme le mentionnait François Cardinal dans son livre Perdus sans la nature, « structurés, organisés, encadrés, autant à l’école qu’à la maison, durant l’été et durant l’année scolaire, les enfants n’ont plus de temps et d’espace pour se poser ». De façon générale, les adultes préfèrent les activités physiques structurées pour les enfants. Les raisons peuvent être nombreuses :

 

  • un sentiment de sécurité : avoir un adulte qui s’occupe des enfants, c’est rassurant;
  • une perception que les bénéfices sont plus élevés : être inscrit à un cours avec des objectifs d’apprentissage donne l’impression que les retombées seront plus grandes que si on les laisse jouer librement;
  • une impression de gestion de temps plus efficace : il est toutefois démontré que sur une heure d’activité physique organisée, les jeunes sont actifs en moyenne 15 minutes. Les temps d’explication, d’organisation et de transition occupant le reste du temps.

 

Quels sont vos trucs pour que vos enfants jouets à l'extérieur?

 

Par l'équipe de Québec en Forme

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Santé physique

Adolescents obèses: aérobie ou musculation?

Selon la National Health and Nutrition Examination Survey, un tiers des adolescents américains âgés de 12 à 19 ans ont un surplus de poids ou sont obèses. 

Adolescents obèses: aérobie ou musculation?

L’obésité, particulièrement l’obésité abdominale, est associée, à moyen et long terme, à différents problèmes de santé chez les adultes, tout comme chez les jeunes. De nombreuses études font ressortir les effets bénéfiques de l’activité physique sur le profil lipidique et la sensibilité à l’insuline.

 

Cette étude de trois mois avait pour but d’évaluer les effets de deux programmes d’exercice physique (activités aérobies et musculation) sur la santé cardiovasculaire d’adolescents obèses.

 

 

Les 45 adolescents ont suivi soit un programme de trois séances hebdomadaires de 60 minutes d’activités aérobies ou de musculation, ou n’ont fait aucun exercice (groupe témoin). Le programme de musculation comportait une ou deux séries de huit à douze répétitions de dix exercices. Les activités aérobies étaient pratiquées trois fois par semaine à une intensité correspondant à 50 % à 75 % de la fréquence cardiaque maximale.

 

Les variables suivantes ont été mesurées au début et à la fin des programmes : aptitude aérobie, force musculaire, sensibilité à l’insuline, composition corporelle, taux de lipides intramusculaires et intrahépatiques. Par ailleurs, les participants ont suivi une diète comprenant 55 % à 60 % de glucides, 15 % à 20 % de protéines et 20 % à 25 % de gras.

 

Résultats

  • Malgré l’absence de restriction calorique, les participants des deux groupes « entraînement » ont amélioré leur composition corporelle en réduisant leur adiposité totale et leur quantité de graisse viscérale. Ils ont également amélioré leur aptitude cardiorespiratoire et leur force musculaire.

 

  • Les sujets du groupe « musculation » ont davantage augmenté leur masse musculaire et amélioré leur sensibilité à l’insuline que ceux du groupe « activités aérobies » (28 % contre 19 %).

 

  • La musculation était perçue comme une activité plaisante, alors que l’activité aérobie était considérée comme ennuyeuse par les participants. Ainsi, la musculation favoriserait davantage la fidélisation des participants que les activités aérobies.

 

Par Joanie Caron et Guy Thibault | Kino Québec

 

 


Source :

Lee S et coll. (2012) Effects of aerobic versus resistance exercise without caloric restriction on abdominal fat, intrahepatic lipid, and insulin sensitivity in obese adolescent boys. Diabetes, 61:2787-95.

 

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