Santé physique

Enfants canadiens: trop fatigués pour bouger?

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Si on vous disait que c’est après avoir fait de l’exercice qu’on dort le mieux, vous acquiesceriez sans doute. Si on ajoutait que plus on est fatigué, moins on a envie de bouger, vous trouveriez sûrement que ce n’est là que du gros bon sens! Et pourtant…

Enfants canadiens: trop fatigués pour bouger?

Selon le 12e Bulletin de l’activité physique chez les jeunes de l’organisme ParticipACTION, la fatigue et le manque d’activité physique sont les grandes lacunes dans la vie des jeunes Canadiens.

 

Un paradoxe guette la nouvelle génération : non seulement les enfants dorment moins bien parce qu’ils ne font pas assez d’exercices, mais en plus, ils ont de moins en moins envie de bouger parce qu’ils sont, vous aurez deviné, trop fatigués.

 

Les statistiques démontrent que seulement 9 % des jeunes de 5 à 17 ans satisfont aux directives qui prônent 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité moyenne à élevée. Résultat : la nuit moyenne a diminué de 30 à 60 minutes chez les enfants et les adolescents. Au banc des accusés, on peut pointer du doigt, entre autres, les écrans. Les étudiants du secondaire passent en moyenne 8,2 heures par jour sur leurs écrans.

 

Source: Bulletin de l’activité physique 2016 de ParticipACTION

 

Des pistes de solutions

Pour briser ce cercle vicieux, des pistes de solution sont envisageables. Le transport actif en est une. Des initiatives comme le Trottibus permettent aux enfants de se rendre à l’école à pied sur un trajet sécuritaire encadré par des bénévoles. D’une autre manière, plusieurs enfants enfourchent leur vélo pour aller à l’école, un comportement à encourager.

 

À l’école, les jeux actifs peuvent être proposés par les enseignants et les éducateurs. Après les heures de cours, les parents prennent le relais. Les sports organisés sont une belle occasion pour les jeunes de bouger et d’y prendre goût.

 

Les recherches le prouvent : les enfants actifs deviennent des adultes actifs. Une étude britannique a montré que les enfants qui pratiquaient régulièrement un sport à l’âge de 10 ans étaient toujours classés comme adultes actifs à 42 ans.

 

4 règles pour bouger suffisamment

Une façon simple de s’y retrouver est de suivre les nouvelles directives de la Société canadienne de la physiologie de l’exercice pour les 5 à 17 ans. Ces normes ont été établies par des comités d’experts. Voici les quatre étapes décortiquées :

 

1. SUER

Il est recommandé d’accomplir une activité physique d’intensité moyenne à élevée pendant 60 minutes par jour. Trois fois par semaine, des activités pour renforcer les muscles et les os devraient être incluses. Par exemple : un cours d’éducation physique, une partie de soccer, une randonnée en montagne.

 

2. BOUGER

On préconise une variété d’exercices d’intensité légère pendant plusieurs heures par jour. Ces activités sont non structurées. Par exemple : des jeux de ballon pendant la récréation, une promenade avec le chien à l’extérieur.

 

3. DORMIR

Les 5 à 13 ans ont besoin de 9 à 11 heures de sommeil par nuit et les 14 à 17 ans, de 8 à 10 heures. Plus les heures de coucher et de lever sont régulières, meilleur sera le sommeil.

 

4. S’ASSEOIR

On recommande de s’asseoir pour le loisir au maximum deux heures par jour devant un écran et on essaie d’éviter les périodes prolongées en position assise.

 


Sources :

 

 

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Pourquoi 70 % des préados abandonnent-ils le sport à 13 ans?

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Selon un sondage effectué par la National Alliance for Youth Sports, environ 70 % des jeunes aux États-Unis abandonnent le sport organisé à 13 ans. Une tendance qui se décèle aussi chez nous. Le constat est préoccupant.

Pourquoi 70 % des préados abandonnent-ils le sport à 13 ans?

Enseignante en éducation physique au premier cycle du secondaire dans une école lavalloise, Chantal St-Georges estime que le taux de 70 % est peut-être un peu élevé pour représenter nos préados québécois de cet âge, mais elle tire la sonnette d’alarme.

 

Pourquoi décrochent-ils? 

Plusieurs déterminants influencent le processus menant à l’abandon du sport organisé. Parmi les raisons que des jeunes ont déjà invoquées à l’enseignante : le manque de temps, les études qui sont plus contraignantes, les entraînements qui sont rendus trop difficiles, la compétition qui n’est plus saine et la place moins grande accordée pour les moins performants.

 

Chantal St-Georges admet, par ailleurs, qu’à cet âge les amis prennent aussi une plus grande place et que si ces derniers ne sont pas sportifs, ça peut influencer l’abandon.

 

Le manque de temps, les études plus contraignantes, les entraînements  trop difficiles, la compétition malsaine et le peu de place accordé aux moins performants sont quelques raisons expliquant l’abandon du sport organisé.

 

Quand le plaisir n’est plus de la partie

Gabryel Désormeaux, 16 ans, avoue que la perte de plaisir a été le facteur prédominant de son décrochage. L’adolescent a délaissé le football il y a trois ans.

 

« J’ai décidé d’arrêter, car je n’avais plus d’intérêt pour ce sport. Mon plaisir a diminué au fil des ans et je ressentais moins le besoin de jouer. Je voulais aussi consacrer plus de temps à l’école, car ce sport occupait grandement mes soirées. D’autre part, l’ambiance qui régnait au sein de l’équipe a affecté mon choix. Je ressentais de la pression, celle de ne pas devoir faire d’erreurs et de ne pas être capable de faire tout du premier coup », témoigne-t-il.

 

Il est clair que le plaisir du sport organisé ne doit pas être associé seulement à la victoire ou à la performance. Quand un jeune ne s’amuse plus, il finit par abandonner.

 

D’autres pistes… 

D’autres aspects à considérer : le prix de l’équipement, des camps d’entraînement, des tournois, etc. Des coûts importants où plusieurs parents sont mis « hors-jeu ». On parle aussi de contacts alors qu’il y a souvent une différence de gabarit entre les joueurs. Puis, il y a les écrans de télévision, de téléphone intelligent, de tablette et d’ordinateur qui captivent (trop!) nos jeunes. On dit qu’un jeune sur cinq passe plus de temps devant un écran que sur les bancs d’école.
 

Comment prévenir l’abandon?

Il faut donner aux préados des raisons de rester au jeu. Comment? Par la communication et en créant un environnement épanouissant, qui répond aux besoins, aux valeurs et aux priorités des enfants.

 

Frédéric Tremblay, conseiller aux sports à l’Institut national du sport du Québec, croit notamment qu’il faut encourager davantage la pratique du sport organisé dans les écoles. « C’est un lieu où les jeunes ont leur cercle d’amis et où ils peuvent y développer un sentiment d’appartenance », dit-il.

 

Considérant tous les effets bénéfiques de l’activité physique, tous devons faire équipe pour garder nos jeunes sur le « terrain ». Un pour tous, tous pour un!

 

Sources :

 


Pour plus d’informations sur l’inactivité chez les jeunes, consultez notre dossier Sédentarité

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