Santé physique

Activité physique chez les jeunes filles: 6 trucs pour tenir nos résolutions

Avec la nouvelle année viennent souvent les résolutions. Est-ce une bonne idée d’en prendre en famille? Et si oui, lesquelles devrait-on adopter pour 2018?

Activité physique chez les jeunes filles: 6 trucs pour tenir nos résolutions

Tour d’horizon avec une spécialiste en la matière, Geneviève Leduc, conseillère aux programmes et à l’évaluation pour l’organisme Fillactive, dont la mission est de faire bouger les jeunes filles. Elle propose 6 trucs pour rendre nos résolutions un peu plus faciles à adopter cette année.

 

1. Remplacer résolution par interrogation

Pour Geneviève Leduc, les résolutions qui se font le 1er janvier… se défont bien souvent quelques semaines plus tard! « Qu’on soit le 1er janvier, le 15 mars ou le 22 septembre, il n’y a pas un seul bon moment pour avoir une réflexion sur notre santé », rappelle-t-elle.

 

Que faire alors? La diplômée en kinésiologie et nutrition suggère de remplacer la résolution par une interrogation. « Qu’est-ce qui nous plaît comme activité? Quel sport aurait-on envie d’essayer cette année? »

 

Personne ne patine dans la famille? C’est le temps d’aller acheter des patins d’occasion (les magasins d’articles d’hiver de seconde main en regorgent) et de s’essayer!

 

2. En parler…

Pourquoi ne pas profiter de la nouvelle année pour avoir une discussion, en famille, sur l’importance des saines habitudes de vie? Oui, la proportion de garçons et de filles qui font 60 minutes d’activité physique d’intensité moyenne ou élevée chaque jour a légèrement grimpé depuis les dernières années, mais elle demeure trop faible.

 

« Sans vouloir être alarmiste, réagit Geneviève Leduc, c’est inquiétant. On sait que nos jeunes sont plus susceptibles de présenter des maladies comme l’obésité ou la fragilité osseuse. »

 

Elle rappelle que le sport n’est pas unidimensionnel. Ainsi, ce n’est pas parce qu’une fille n’aime pas ses cours d’éducation physique à l’école qu’elle n’aime pas bouger. En réfléchissant en famille, on peut trouver une activité physique qui la comblerait.

 

3. Passer à l’action rapidement

On a beau parlementer et arguer, ce ne sont pas les paroles qui convaincront les jeunes de se mettre à l’activité physique. Le modèle parental est encore plus déterminant dans la pratique sportive des jeunes, explique Geneviève Leduc.

 

« En étant ado, il est normal de vouloir faire le contraire de ce que nos parents font! Mais, les recherches le prouvent, quand on a vu nos parents être actifs physiquement, on va y revenir dans notre vie. »

 

Alors, on s’interroge sur notre mode de vie : est-il sédentaire ou actif? Prenons-nous le temps de bien manger? Au-delà des mots, ce sont nos gestes qui ont le plus d’impact dans la tête de nos enfants.

 

 

4. Mettre l’hiver de son côté

L’hiver est un obstacle à la pratique d’activités physiques. « Le nier ne serait pas responsable », avance Geneviève Leduc. Bonne nouvelle : on peut conjurer le sort. Elle cite les nombreuses initiatives de santé publique dans les pays scandinaves comme la Finlande ou le Danemark et leurs impacts qui font tranquillement écho chez nous.

 

Le jour où nous avons parlé à Geneviève Leduc, le Québec connaissait la première tempête de neige de l’année… « Ça peut sembler difficile d’aller dehors par une journée comme aujourd’hui, dit-elle. Mais une fois qu’on est habillés correctement, il suffit de faire le premier pas à l’extérieur. Il faut… briser la glace! », rigole-t-elle.

 

En exemple, elle prend les courses à faire. Au lieu de déneiger la voiture, de la pousser si elle reste bloquée dans un banc de neige, de trouver du stationnement à l’épicerie ou à la pharmacie, on peut décider de faire nos courses à pied et voir ça comme une expédition. Les commerces sont trop loin? On va au dépanneur du coin! « On va revenir avec les joues rouges, on va avoir utilisé un mode de transport actif et on en retirera autant de bienfaits sur notre santé que si on s’était entraîné », fait valoir Geneviève Leduc.

 

5. Prendre des rendez-vous

Une autre façon d’intégrer plus d’activité physique dans nos rituels familiaux est de mettre des rendez-vous à l’horaire. « Si on est tous capables de se réunir devant notre émission de télé préférée le mardi à 20 h, on peut bien se donner rendez-vous tous les dimanches après-midi pour une marche », invoque-t-elle.

 

En inscrivant l’activité au calendrier, on a plus de chance de ne pas abdiquer le moment venu. Ensuite, on peut se poser des questions en famille : comment la promenade m’a fait sentir dans mon corps? Est-ce que j’ai eu plus d’énergie? Est-ce que j’ai mieux dormi le soir venu? Avons-nous rencontré des voisins? Avons-nous amélioré la cohésion au sein de notre famille?

 

6. Dire adieu à la culpabilité

Malgré tous ses bons conseils, Geneviève Leduc trouve important de réitérer l’idée selon laquelle il ne faut pas se décourager si on sent que notre enfant est moins actif. Tôt ou tard, si on lui offre un modèle intéressant, il a de fortes chances d’y adhérer.

 

Il ne faut pas se culpabiliser ni culpabiliser les jeunes : « On aurait l’effet contraire. On veut demeurer dans le plaisir que l’activité physique nous procure! »

 

Par Fillactive

 

 


Le sujet vous intéresse? Consultez notre dossier Filles et activité physique.

 

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