Rôle du parent

Et si nos jeunes étaient nos coachs?

Opinion -

Nos jeunes veulent bouger, mais ils n’ont pas toujours les moyens, ou l’autorisation, pour le faire. Parce que papa et maman sont occupés, voire débordés, ils trouvent des « solutions— échappatoires » souvent électroniques. Avec des agendas surchargés, tout concilier est compliqué.

Et si nos jeunes étaient nos coachs?

Et si nos enfants devenaient nos motivateurs? S’ils sont prêts à bouger, soyons disponibles et montrons-leur que s’activer physiquement, c’est aussi important que d’activer ses méninges. 

 

Parce que mes enfants veulent bouger

Tel que je le soulignais dans mon article Les enfants, faites ce que je dis, pas ce que je fais, je ne suis pas un modèle sportif pour mes enfants.

 

Récemment, j’ai pris conscience d’un autre enjeu, plus subtil que celui-là. Cela m’a sauté aux yeux, subitement. WIXX vise à faire bouger les enfants, mais… mes enfants veulent bouger!

 

« Papa, tu viens jouer au soccer? »  « Papa, tu veux aller faire du vélo? »  « Papa, tu veux aller glisser? »

 

En fait, ils veulent tout le temps bouger. Deux à trois fois par jour, ils m’en font la demande. L’été et les fins de semaine, c’est encore plus.

 

Ma réponse est trop souvent : « Pas maintenant, je dois terminer quelque chose ». Et je les retrouve plus tard devant l’ordinateur, la télévision ou, si je suis chanceux, devant un livre.

 

Inversion des rôles

Je ne peux évidemment pas leur consacrer tout mon temps, mais je peux au moins faire l’effort de leur réserver certaines périodes, ou certains moments. Pour 2013, j’ai donc pris la décision de faire de mes enfants, mes coachs.

 

J’ai établi des règles claires pour éviter les débordements et les déceptions. Ils s’engagent à me trouver, chaque jour, une activité d’environ 30 à 60 minutes, déplacement inclus (la semaine seulement). Si certaines journées posent problème et que le temps vient à manquer, les minutes s’accumulent et sont reportées à la fin de semaine. Certains peuvent trouver que c’est peu, mais pour moi, c’est déjà beaucoup.

 

Condition non négociable : ils doivent tous participer, même s’ils n’aiment pas l’activité proposée par les autres. Ils sont là pour m’encourager à bouger. N’ai-je pas dit qu’on inversait les rôles?

 

Oui, mais si…

J’ai commencé à énumérer avec eux— ce sont les experts — tous les « si » qui pourraient empêcher de mettre notre plan à exécution. Nous avons alors créé des stratégies pour  court-circuiter aisément les deux « si » les plus fréquents.

 

Si je dis « je n’ai pas le temps », ils doivent me  convaincre que je dois bien avoir 15 minutes, soit l’équivalent d’une pause. Il faudra donc faire une activité plus intense, autour de la maison. Le quart d’heure manquant sera repris plus tard.

 

Si je dis « je suis fatigué ou je suis malade », ils doivent me proposer une activité plus douce, comme une marche. Ce qui, la plupart du temps, est très bénéfique.

 

Dans les deux cas, pas d’échappatoire possible!

 

Go! Go! Go!

Tout est prêt. C’est même probablement commencé à l’heure où vous lisez ces lignes. Je ne m’attends pas à ce que tout roule comme sur des roulettes. J’espère surtout que nous pourrons nous amuser et bouger ensemble le plus souvent possible.

 

Je prendrai des notes pour vous en dire plus dans quelques semaines. Bien hâte de voir mes trois coachs à l’œuvre…

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