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Comment prévenir l’abandon de l’activité physique et des loisirs actifs?

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Au début de l’adolescence, plusieurs jeunes abandonnent les loisirs actifs au profit des loisirs sédentaires. Cette transition s’opère tout particulièrement entre 12 et 17 ans.

Comment prévenir l’abandon de l’activité physique et des loisirs actifs?

Un mandat ambitieux?

Plusieurs solutions permettent de freiner l’abandon des loisirs actifs chez les jeunes. Pour bien définir celles-ci, encore faut-il comprendre ce qui pousse les jeunes à délaisser l’activité physique.

 

Des intérêts multipliés

C’est au début de l’adolescence, vers l’âge de 12 ans, que plusieurs jeunes, garçons et filles, tendent à devenir plus sédentaires. Or, à l’amorce de l’adolescence, les jeunes vivent plusieurs changements. Ils passent du primaire au secondaire, leurs activités sociales se multiplient, le groupe d’amis prend de l’importance, etc.

 

Ces bouleversements s’accompagnent également de nouvelles contraintes et de nouvelles responsabilités. Les ados ont des intérêts qui se diversifient, moins de temps devant eux et, conséquemment, ils coupent dans certaines de leurs activités dont le sport. Pourtant, les bienfaits liés à l’activité physique sont nombreux.

 

On peut espérer prévenir l’adoption d’un mode de vie sédentaire en favorisant un contexte d’activités sains et stimulant.

 

De la compétition à la participation

Ceux qui demeurent actifs le savent et gardent l’esprit sportif : ils prennent plaisir à bouger, ils aiment relever de nouveaux défis et s’améliorer dans leur discipline. Qu’en est-il des autres? Comment les raccrocher ou — mieux encore — les empêcher d’abandonner l’activité physique et sportive?

 

Les jeunes qui délaissent le sport le font parce qu’ils éprouvent un « sentiment d’incompétence », par peur de ne pas être à la hauteur, par peur de l’échec ou parce qu’ils n’aiment pas la compétition. Certains affirment aussi subir trop de pression de la part de leurs parents ou de leur entraîneur.

 

Des solutions à la portée de tous

En considérant ces facteurs d’abandon, on peut espérer prévenir l’adoption d’un mode de vie sédentaire en favorisant un contexte d’activités sain et stimulant. S’agit ainsi pour nous, parents et intervenants qui encadrons les jeunes, de nous assurer d’apporter un soutien adéquat aux ados. Il est fondamental de les encourager. Il est aussi capital de les initier à plusieurs activités diversifiées (sports ou loisirs actifs) pour qu’ils puissent choisir les activités qui leur conviennent et où ils se sentent compétents. Et par dessus tout, il est primordial de valoriser, en tout temps, le plaisir plutôt que les résultats. Un atout supplémentaire : faire de l’activité sportive choisie une occasion de socialisation où les jeunes acquièrent un sentiment d’appartenance dans un contexte de convivialité.

 

Si l’on souhaite que nos jeunes soient actifs et le demeurent, aussi bien les initier tôt à l’activité physique et sportive. Il est prouvé que les enfants qui pratiquent, en bas âge, des activités physiques et des loisirs actifs ont plus de chance d’adopter le sport et d’y rester fidèles. Attention toutefois à la spécialisation hâtive. Vouloir à tout prix faire de son enfant un compétiteur performant risque davantage d’en faire un « décrocheur sportif » qu’un futur champion olympique!

 

Lisez, à ce sujet, le texte sur les pièges de la spécialisation hâtive de Joanie Caron.

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Trois types de peurs liées à de nouvelles aventures sportives

Opinion -

Les enfants éprouvent souvent de la peur lorsqu’ils sont confrontés à la nouveauté et c’est tout à fait normal. En fonction des expériences heureuses et malheureuses qu’ils ont vécues et vivront, cette peur peut s’estomper ou devenir un réel problème. Voici trois types de peurs relatives à la pratique d’une nouvelle aventure sportive, ainsi que quelques trucs et astuces pour aider vos enfants à les surmonter.

Trois types de peurs liées à de nouvelles aventures sportives

Trucs et astuces pour aider vos enfants à les surmonter

La peur est une émotion la plupart du temps irrationnelle. Sur Wikipedia.org, nous pouvons lire :

« La plupart des peurs possèdent la propriété de pouvoir être surmontées. En effet, pour une personne donnée, il suffit souvent de surmonter sa peur une fois pour la faire disparaitre définitivement. Cette aptitude à diminuer sa peur et à gagner ainsi en courage constitue un processus de maturation de l’esprit et de l’individu qui continue durant toute la vie. Ceci explique aussi que les enfants et les jeunes adultes sont en général beaucoup plus craintifs que les adultes plus expérimentés. »

 

Nous pouvons donc en tant que parents aider nos enfants dans le processus de gestion des peurs. Lorsqu’un enfant a des craintes face à la pratique d’une nouvelle discipline sportive, il faut déterminer la nature de celle-ci et agir en conséquence. J’aborde aujourd’hui trois types de peurs bien différentes : se blesser, échouer et faire rire de soi.

 

1. La peur de se blesser

Certains sports ou activités peuvent provoquer la peur étant donné leur nature plus risquée. Cet été, nous sommes allés en famille faire une randonnée en canot et kayak sur la rivière Rouge. Une courte section était composée de minirapides.

 

Grâce à son tempérament fonceur, l’aînée de 11 ans a surmonté sa peur. Il faut dire que son amie avait d’abord tenté le coup et réussi. Mise au défi, ma fille a pris son courage à deux mains et s’est élancée sans sourciller.

 

Ma fille de 9 ans s’est montrée moins aventureuse. Sa peur de chavirer était trop grande pour s’élancer dans les minirapides. Elle n’a pas fait le saut et nous avons respecté son rythme sans la bousculer.

 

2. La peur d’échouer

Si la peur de se blesser peut être perçue comme « normale », car associée à la prudence, la peur d’échouer est d’une autre nature. Elle est souvent construite autour d’expériences passées malheureuses ou d’attentes personnelles trop grandes.

 

Mon garçon a exprimé ce type de peur lorsqu’est venu le temps d’apprendre le vélo. Il m’a dit la phrase typique que vous avez sûrement déjà entendue : « je ne suis pas capable ». Dans le langage de mon garçon, cela voulait simplement dire qu’il ne pouvait pas réussir du premier coup.

 

Il faut souvent y aller par étapes et montrer à nos enfants comment apprivoiser leurs peurs et le sport choisi. Dans le cas du vélo, j’ai réduit le temps d’essai. Résultat: l’objectif n’était plus de réussir du premier coup, mais d’essayer pendant 15 minutes. Quatre jours plus tard, Fiston pédalait seul.

 

3. La peur de faire rire de soi

Cette peur se distingue de la précédente. Elle naît de la possible réaction des autres. Certains enfants sont plus enclins à éprouver ce type de peur.

 

Dans son cours de hip-hop, ma fille de 9 ans devait faire semblant d’être assise dans le vide lorsque le professeur disait « bol de toilette ». Évidemment, les autres riaient à chaque fois. À la fin du cours, elle m’a dit qu’elle voulait tout lâcher. En discutant, je lui ai fait comprendre que les autres riaient de l’expression et non pas d’elle.

 

Si ses camarades avaient vraiment ri d’elle, je l’aurais guidée dans sa réflexion pour tenter de connaître la cause exacte d’une telle réaction. Cela permet de départager les perceptions et la réalité, et de déterminer s’il y a réellement un problème ou simplement une peur.

 

Les sortir de leur « zone de confort »

La peur est essentiellement le fruit d’une construction mentale même si elle entraîne des effets physiques. Il est bon d’utiliser la communication pour la surmonter. Il faut d’abord cibler et définir la peur et son origine, et comprendre comment votre enfant vit celle-ci. Ensuite, il faut trouver les bons mots pour la minimiser ou l’éliminer complètement. On peut ainsi aider nos préados à bâtir leur confiance et leur estime de soi.

 

Personnellement, ce que je trouve le plus difficile c’est de savoir comment pousser mes enfants à sortir de leur « zone de confort » sans toutefois les brusquer. Je crois que, pour y parvenir, il faut apprendre à les connaître en tentant différentes approches. Et surtout, il ne faut jamais baisser les bras.

 

Voir sourire notre jeune, heureux et vainqueur, fera toujours chaud au cœur.

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