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Stéphanie Drolet, championne de ski de fond

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Stéphanie Drolet a été initiée au ski de fond à l’âge de huit ans et a gravi les échelons jusqu’à une participation au Championnat du monde junior. Cette jeune passionnée partage son expérience.

Stéphanie Drolet, championne de ski de fond

Quand as-tu commencé à pratiquer le ski de fond ?

 

À l’école en cours d’éducation physique. Je skiais aussi avec mes parents, mon frère et ma sœur jumelle. Puis mes parents ont créé un club de ski de fond. Un prof enthousiaste et des parents motivés, ça aide…

 

Le ski de fond est un sport très demandant. Quel moteur te poussait malgré tout à continuer ?

 

Au club de ski, je retrouvais mes amis, on pratiquait la technique et on faisait des jeux différents à chaque fois, par exemple une chasse au trésor. Quand on skiait en famille, on s’arrêtait en refuge pour le lunch. On ne faisait pas de grandes boucles. Des fois on chialait un peu, alors on prenait une pause, on nourrissait les oiseaux, et on grignotait!

 

À quel moment t’est venue l’envie de faire de la compétition ?

 

Dès la première année que j’ai fait du ski. J’ai gagné une petite compétition locale, ça m’a donné la piqûre !

 

As-tu vécu des échecs, des moments de découragement ?

 

Oui, au Championnat du monde junior en Europe. J’avais 17 ans et je devais me mesurer aux meilleurs au monde. C’était dur. Mais ça m’a donné une bonne zone de confort par la suite avec l’équipe nationale.

 

Que t’apporte ce sport ?

 

Une grande liberté. C’est un mode de vie qui m’a donné de la confiance, de la discipline.

 

Selon toi, quelles sont les bonnes méthodes pour motiver un jeune à faire du sport ?

 

Il faut lui faire essayer le plus d’activités possible. C’est presque impossible que rien ne l’intéresse. Quand on est jeune, on dépend beaucoup des parents, notamment pour le transport. Ils doivent être des modèles. S’ils ne font pas de sport, ils peuvent donner au moins la chance à leurs jeunes d’en faire. On se fait des amis en pratiquant un sport et ça motive pour se lever le samedi. On se dit « Ma gang et mon entraîneur m’attendent ». Une fois rendu sur place, on est content d’être levé. Et il faut avant tout avoir du plaisir, peu importe à quel niveau.

 

Qu’est-ce que les parents doivent éviter de faire ?

 

Il ne faut pas toujours être sur son dos, ne pas voir trop grand et ne pas le pousser trop vite, trop jeune. Un enfant très doué peut voir ses résultats baisser avec les modifications de croissance. L’important est de le supporter, mais sans être trop envahissant et ne surtout pas transférer ses rêves sur lui.

 

Le ski de fond peut se pratiquer facilement en ville, notamment dans les parcs. Pour en savoir plus, consultez le programme jeunesse du site Ski de fond Québec

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