Tendances

Lab-École : pour réinventer l’école québécoise

Article -

L’annonce du projet Lab-École, faite lors du dévoilement du budget Leitão la semaine dernière, a suscité la polémique. Ce projet a été soumis au ministre de l’Éducation Sébastien Proulx par trois personnalités connues : l’architecte Pierre Thibault, le triathlète et « père » des cubes énergie Pierre Lavoie et le chef Ricardo Larrivée.

Lab-École : pour réinventer l’école québécoise

L’objectif du Lab-École est ambitieux : doter le Québec des meilleures écoles au monde ! Le trio s’est engagé à livrer un plan d’action d’ici la fin de 2017. Bien que les détails du projet ne soient pas encore connus, certaines informations ont d’ores et déjà filtré dans les médias. Voici trois clés pour mieux comprendre cette initiative.

 

1. Offrir un cadre de travail stimulant 

La mission du Lab-École est de concevoir un nouveau milieu de vie qui donnera aux élèves le goût d’apprendre. Ce projet vise principalement les écoles primaires, mais aussi quelques écoles secondaires.

 

L’équipe du Lab-École compte visiter des établissements scolaires à travers le monde pour identifier les meilleures pratiques et s’en inspirer. Dans le but d’offrir aux élèves et aux enseignants un milieu plus attrayant et favorisant l’apprentissage, les instigateurs du projet proposent, entre autres, d’aménager des locaux bien éclairés et dont l’air est d’excellente qualité.

 

Pierre Thibault, Ricardo Larrivée et Pierre Lavoie, les personnalités à l'origine de Lab-École.
Crédit photo : La Presse

 

Ils souhaitent aussi motiver les jeunes à devenir plus actifs et à manger sainement. Concrètement, on pourrait enseigner aux enfants à préparer des petits-déjeuners, les initier à l’agriculture urbaine ou encore leur permettre de se rendre à l’école en vélo en aménageant de nouvelles pistes cyclables. 

 

À l’annonce du projet, les réactions des travailleurs du milieu de l’éducation ne se sont pas faites attendre. Plusieurs de ces travailleurs se sont indignés du fait que le ministre Proulx accorde du financement au Lab-École alors qu’il ignore les recommandations faites par les enseignants et les directeurs d’écoles pour améliorer les écoles, sous prétexte d’un manque de fonds. 

 

2. Placer l’école au centre de la communauté 

Le Lab-École souhaite faire des nouvelles écoles des foyers communautaires, notamment en mettant certains locaux – tels que les bibliothèques et les gymnases – à la disposition des habitants du quartier. On y voit une façon de rendre les coûts liés à l’aménagement des écoles plus acceptables socialement, puisque de nouvelles infrastructures seraient bénéfiques pour la collectivité.

 

Devant la grogne populaire face aux montants en jeu – 1,5 millions de dollars annuellement – Sébastien Proulx a précisé que messieurs Lavoie, Larrivée et Thibault ne seraient pas rémunérés directement pour leur travail.

 

Plusieurs membres des syndicats d’enseignants estiment que la construction de quelques écoles luxueuses ne vise qu’à épater la galerie et qu’elle occulte l’état déplorable dans lequel se trouvent plusieurs écoles existantes.

 

3. Impliquer divers intervenants

De nombreux enseignants se sont dits outrés du fait que la réorganisation des écoles soit confiée à trois vedettes provenant de l’extérieur du milieu de l’éducation. À la suite de ces critiques, le ministre Proulx et les initiateurs du Lab-École ont assuré la population qu’ils consulteraient des acteurs du milieu de l’enseignement, des parents et des représentants des municipalités pour élaborer leur projet.

Les détails de cette initiative seront révélés en mai prochain et feront certainement couler encore beaucoup d’encre.  

 

pour en lire davantage à ce sujet: 

La Presse : « L’école doit devenir le cœur de la communauté »

La Presse : Trois vedettes pour réinventer l’école

La Presse : les syndicats d’enseignants en colère contre le ministre

Le Devoir : les syndicats des enseignants outrés par le projet Lab-École 

 

 

Infolettre
Pour recevoir par courriel nos plus récents articles.
Abonnez-vous
Infolettre
Tendances

Jérémy et Zachary Lauzon : jouer au hockey junior avec son frère

Article -

Un joueur de hockey, c’est bien, mais deux, c’est mieux. On peut se permettre de changer le dicton pour parler des frères Jérémy et Zachary Lauzon, qui ont la chance de jouer ensemble pour les Huskies de Rouyn-Noranda, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Comment devient-on une famille de sportifs?

Jérémy et Zachary Lauzon : jouer au hockey junior avec son frère

Deux frères dans la même équipe!

 

Jérémy, qui fêtera ses 20 ans le 28 avril prochain, l’avoue sans détour : défendre les mêmes couleurs que son p’tit frère est un privilège. « C’est sûr que c’est spécial, dit le capitaine des Huskies. Peu de gens ont la chance de vivre ça. Quand les Huskies l’ont repêché, j’ai vraiment ressenti de la fierté. J’avais vraiment hâte de jouer avec lui. En plus, on a gagné la coupe des Présidents [titre de la LHJMQ] et on a participé à la coupe Memorial [championnat junior canadien] ensemble, l’an dernier. Ça rend le tout encore plus spécial. »

 

Zachary était on ne peut plus heureux d’être repêché au 25e rang par les Huskies en 2014, un an après que Jérémy ait été sélectionné 5 échelons plus tôt. « J’aurais pu atterrir n’importe où, mais j’étais vraiment content que les Huskies me repêchent, dit l’Abitibien. Mon frère est un peu mon mentor. Il m’a aidé à devenir plus mature, comme joueur et comme personne. J’apprécie d’être avec lui à chaque jour. »

 

Jérémy Lauzon
Crédit photo: Jean Lapointe

 

Natifs de Val-d’Or, les Lauzon sont deux défenseurs gauchers. Jay mesure 6’3’’, pèse 205 lb et en est à sa quatrième saison dans la LHJMQ. Zach est plus petit, 6’1’’ et 188 lb, et dispute sa deuxième saison complète.

 

« On a seulement un an et demi de différence, alors on a toujours été proches, souligne Zachary, né le 10 octobre 1998. On a toujours eu le même cercle d’amis et j’ai toujours considéré Jérémy comme un modèle. Plus jeune, je voulais suivre ses traces et aujourd’hui, j’ai la chance de jouer avec lui! »

 

Le père des Lauzon, Ghislain, n’a jamais joué au hockey. Pas à un niveau élevé, du moins. Il est plutôt pneumologue de profession et son épouse, Manon Turbide, est gynécologue. Aucun des deux n’a poussé ses enfants vers la patinoire.

 

Zachary Lauzon
Crédit photo : Jean Lapointe

 

« Plus jeunes, mes deux frères et moi regardions le Canadien avec notre père, note Jérémy. Je me souviens, assez tôt au primaire, un de mes bons amis jouait au hockey et j’étais allé le voir jouer. J’avais ensuite dit à mon père que je voulais essayer. C’est comme ça que ç’a commencé et mes deux frères m’ont suivi là-dedans. »

 

Émile, bientôt dans la LHJMQ aussi?

 

Quoi, deux frères? Eh oui! À 15 ans, Émile Lauzon suit les traces de ses frangins avec les Forestiers d’Amos, dans la Ligue midget AAA. Mais contrairement à eux, il joue à l’attaque.

 

Émile devrait être repêché par une équipe de la LHJMQ en juin prochain, tandis que Zachary devrait l’être par un club de la Ligue nationale. La Centrale de recrutement du circuit le classe en effet en 164e position parmi les espoirs nord-américains.

 

Jérémy, lui a été repêché au 52e rang par les Bruins de Boston en 2015, ce qui l’a incité à mettre un X sur l’équipe de son enfance, le Canadien.

 

« J’essaie de ne pas trop me mettre de pression [avec le repêchage], mentionne Zachary. Cette année, ça va bien. C’est en demeurant concentré sur mon jeu et en jouant comme j’en suis capable que je vais augmenter mes chances d’être repêché. »

 

Quant à Jérémy, il se voit porter le chandail des « Big Bad Bruins » très bientôt. « Je ne le cache pas : mon but est de me présenter au prochain camp des Bruins et de faire l’équipe. Mais si j’ai à passer du temps dans la Ligue américaine, je vais tenter de m’améliorer pour être rappelé le plus vite possible. »

 

Les frères Lauzon à la Coupe 2016
Crédit photo : LHJMQ

 

En attendant qu’un, deux ou trois de leurs fils foulent les glaces de la LNH, papa et maman Lauzon ont la chance de les suivre de près, puisqu’ils habitent encore à Val-d’Or, à 80 minutes de Rouyn et à 50 minutes d’Amos.

 

Le bébé de la famille, Amélie, les accompagne souvent. Et non, si vous voulez tout savoir, elle ne joue pas au hockey!

 

Infolettre
Pour recevoir par courriel nos plus récents articles.
Abonnez-vous
Infolettre