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Combiner études et sport de haut niveau : portrait de la nageuse Katerine Savard

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Katerine Savard est une nageuse de haut niveau, spécialiste de la nage papillon. Elle a remporté plusieurs titres prestigieux, notamment une médaille de bronze au relais 4 X 200 m libre aux Jeux Olympiques à Rio (2016), une médaille d’or au 100 m papillon aux Jeux du Commonwealth à Glasgow (2014) et une médaille d’or au 4 X 200 m libre au Championnat du monde de Windsor (2016). 

Combiner études et sport de haut niveau : portrait de la nageuse Katerine Savard

L’athlète de 24 ans suit un entraînement rigoureux de 25 à 30 heures par semaine en plus de poursuivre son baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement au primaire. « Les gens qui m’entourent me disent souvent que j’en fais trop, mais j’aime démontrer que j’en suis capable. Bien que ce soit difficile par moments, j’y arrive ! Je constate aussi que les qualités que j’ai développées grâce à la natation – la discipline, la persévérance, la gestion du stress et la résilience face aux échecs – me sont très utiles à l’école. Pour me réaliser pleinement, j’ai besoin de faire du sport, d’étudier et d’être en contact avec mes amis. J’ai pris conscience de cette réalité en 2012, alors que j’ai fait l’erreur de cesser d’étudier pour me consacrer à mon entraînement en vue des Jeux Olympiques de Londres. Ce fut un épisode difficile, car j’ai été envahie par une grande pression de performance. »

 

Un parcours hors du commun

Enfant, Katerine Savard n’aime pas nager. Sa mère, qui avait peur de l’eau, l’inscrit tout de même à des cours de natation. En secondaire 2, Katerine suit un programme sports-études, mais n’excelle pas encore en natation. À l’âge 16 ans, les choses débloquent et la nageuse progresse de façon fulgurante, passant du niveau régional au niveau national en seulement deux mois !

 

 

Pour pouvoir mener de front natation et études en enseignement malgré ses nombreux séjours à l’étranger, Katerine prend des arrangements avec ses enseignants. Par exemple, ces deniers déplacent les examens en fonction des disponibilités de l’étudiante et lui permettent de faire certains travaux individuellement plutôt qu’en équipe. De plus, Katerine échelonnera son baccalauréat sur cinq ans au lieu de quatre.

 

à la rencontre des jeunes

La sympathique athlète établit facilement des liens avec les jeunes, notamment lorsqu’elle présente des conférences dans des écoles et des clubs de natation. « J’aime m’impliquer auprès des enfants et je me sers de mon expérience personnelle pour les encourager à croire en leurs rêves. Souvent, des jeunes nageurs de 14 ou 15 ans me disent qu’ils ne sont pas assez rapides pour participer à d’importantes compétitions. Je leur fais remarquer qu’ils nagent plus vite que le faisais à leur âge. Et pourtant, je suis devenue une des nageuses les plus rapides au monde ! Quand je serai enseignante, je compte encourager mes élèves à suivre leurs passions quelles qu’elles soient : sport, art, mode ou autre » conclut-elle.       

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Faire bouger les jeunes: 6 questions à Laurent Duvernay-Tardif

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Il est joueur de football professionnel (au sein des Chiefs de Kansas City), étudiant en médecine (il va graduer l’an prochain), et maintenant, voilà qu’il lance sa Fondation et s’apprête à faire une grande tournée du Québec. 

Faire bouger les jeunes: 6 questions à Laurent Duvernay-Tardif

Mais qu’est-ce qui fait courir Laurent Duvernay-Tardif ? WIXXMAG lui a posé 6 questions.

 

1. Tu aurais pu choisir 1001 causes pour ta fondation ; pourquoi l’activité physique?

La fondation a choisi deux causes qui s’arriment : l’activité physique et l’école . Je veux encourager les jeunes à continuer l’école tout en poursuivant leurs passions sportives. Je crois sincèrement que les deux sont complémentaires et je valorise la poursuite des deux objectifs ! Je souhaite aussi motiver et sensibiliser les jeunes aux bienfaits du sport pour le corps et la tête. 

 

2. Pourquoi viser particulièrement les jeunes ?

Les jeunes sont l'avenir, c'est indéniable. Selon moi, c'est en rappelant l'importance de l'activité physique et des saines habitudes de vie et en valorisant le modèle de l'étudiant-actif que j'aurai réellement un impact sur leur quotidien à moyen et long terme. 

 

Laurent Duvernay-Tardif jouant pour les Chiefs de Kansas City
Crédit photo : Steve Sanders, Kansas City Chiefs

 

3. Tu dis que ce sont les statistiques sur la sédentarité qui t’ont donné l’impulsion pour la Fondation. À quel point as-tu été étonné quand tu as vu ça?

Surpris ? Un peu. Pessimiste ? Pas du tout. Je suis convaincu qu'on saura faire bouger les choses (et les jeunes !).  Personnellement, j'ai toujours aimé bouger, j'en ai besoin pour me sentir bien. Avec toutes les données qui démontrent les effets positifs de l'exercice sur la qualité de vie des gens en général, je ne pouvais passer à côté de cette opportunité de contribuer à l'épanouissement de notre relève.

 

4. Toi, quelle était ta motivation à faire du sport quand tu étais jeune ?

J’ai toujours été très actif ! Mes parents sont des adeptes de plein air, donc j’ai toujours fait du sport et de l’activité physique. Ça fait partie de mon quotidien et de mon style de vie depuis plusieurs années. Ma motivation était d’être en famille, entre amis, et nous pousser au maximum. Les bienfaits que me procure l’activité physique sont ma motivation. Je dois bouger et j’adore me dépasser.

 

Laurent Duvernay-Tardif avec les Chiefs de Kansas City
Crédit photo : Steve Sanders, Kansas City Chiefs

 

5. Maintenant que tu es grand (!) et que tu peux donner des conseils aux plus jeunes, si tu avais, par exemple, UN SEUL conseil à donner à un jeune de 9 ou 10 ans, qui est sédentaire, pour l’inciter à bouger, ce serait quoi ?

Avant tout, je veux que les jeunes s'amusent. Je veux qu'ils découvrent de nouveaux sports et activités, et qu'ils repartent avec la motivation d'adopter de saines habitudes de vie au quotidien. J'aimerais également communiquer que, oui, la Fondation LDT valorise l'activité physique, mais que l'important est de faire ce qu'on aime, que ce soit à travers le sport, les arts ou toute autre activité parascolaire. 

 

6. Au printemps 2018, tu vas faire une tournée dans les écoles. Que veux-tu dire aux jeunes que tu vas rencontrer ?

C’est en essayant plusieurs sports, en étant curieux et en essayant des activités que l’on se développe et se découvre. Par le sport, les arts, la culture, par l’école bref ! C’est grâce à nos passions et à un mode de vie sain et équilibré qu’on devient des êtres humains complets et épanouis. Et si je peux être la petite étincelle pour allumer cette passion et le désir de dépassement de soi…. super ! Je pourrai dire : mission réussie !


Visitez le site de la Fondation LDT pour en connaître davantage !

 

 

 

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