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8 athlètes inspirants à suivre aux Jeux olympiques de Pyeongchang

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Ils nous donnent des émotions fortes, nous font trembler, pleurer et même que parfois, on pense un peu à eux alors qu’on se démène dans les derniers 100 mètres de notre randonnée de ski de fond : il n’y a pas à dire, les athlètes olympiques sont inspirants! 

8 athlètes inspirants à suivre aux Jeux olympiques de Pyeongchang

À l’occasion du début des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, on dresse le portrait de 5 athlètes canadiens et de 3 athlètes internationaux qui pourraient nous en faire voir de toutes les couleurs dans les prochaines semaines.

 

1. Hockey : Marie-Philip Poulin

 

Au hockey, cette année, ce seront les filles qui feront jaser! À la tête de l’équipe, Marie-Philip Poulin a déjà beaucoup d’expérience. À 26 ans, la capitaine espère aider le Canada à gagner sa 5e médaille d’or… de suite!

 

Certains surnomment Marie-Philip Poulin la « Sidney Crosby » féminine, mais nous, on trouve qu’il est inutile de la comparer à un gars! À 4 ans, elle essaie le patinage artistique et réalise qu’elle n’aime pas du tout cela. Ses parents l’inscrivent alors au hockey. C’est le début d’une passion qui la mènera aux Jeux olympiques plusieurs années plus tard.

 

2. Ski acrobatique : les sœurs Dufour-Lapointe

Justine Dufour-Lapointe
Crédit photo: équipe olympique canadienne

 

Deux des sœurs Dufour-Lapointe ont réussi à se qualifier pour l’épreuve des bosses qui aura lieu du 9 au 12 février. Justine et Chloé auront donc des chances de se retrouver toutes deux sur le podium, comme à Sochi en 2014. Et ce, malgré les éprouvants derniers mois qu’elles ont vécu : leur mère est en effet en rémission d’un cancer. Unie, la famille au complet sera derrière Justine et Chloé à Pyeongchang.

 

3. Patinage de vitesse : Marianne St-Gelais et Charles Hamelin

Marianne St-Gelais
Crédit photo: équipe olympique canadienne

 

À chacune de leur participation aux J.O., les amoureux se font remarquer. En plus d’être exceptionnels dans leur discipline, ils sont drôles et charismatiques. En 2014, Charles a remporté une médaille d’or, mais Marianne a eu des résultats en deçà de ses performances habituelles. Alors, cet hiver, à Pyeongchang, tous les espoirs sont permis. Parce que bientôt, les tourtereaux troqueront les patins pour la poussette : eh oui, ils veulent fonder une famille!

 

Charles Hamelin
Crédit photo: équipe olympique canadienne

 

4. Tessa Virtue et Scott Moir

Tessa Virtue & Scott Moir
Crédit photo: équipe olympique canadienne

 

Le duo de patinage artistique sera-t-il capable de gagner à nouveau la médaille d’or dans la catégorie danse, comme ils l’avaient fait aux J.O. de Vancouver en 2010? Les regards sont tournés vers eux puisqu’après Vancouver, ils ont pris une pause. Puis, ils ont recommencé l’entraînement en vue de se dépasser à Pyeongchang.

 

Jusqu’à maintenant, la saison de ces deux Ontariens qui habitent maintenant au Québec se déroule à merveille. En plus, ils ont été choisis par le Comité olympique comme porte-drapeaux du Canada. Espérons que ça leur porte chance.

 

5. Planche à neige : Sébastien Toutant, Maxence Parrot et Mark McMorris

Maxence Parrot
Crédit photo: équipe olympique canadienne

 

Cette année, une nouvelle discipline de planche à neige voit le jour à Pyeongchang : le big air, c’est-à-dire la possibilité d’exécuter des sauts en s’appuyant sur une immense structure de neige. Cette nouveauté attire l’attention vers trois des Canadiens qui participeront aux épreuves et qui sont déjà des vedettes des X-Games : Sébastien Toutant (surnommé Seb Toots), Maxence (surnommé Max) Parrot et Mark McMorris.

 

Il faut dire que l’équipe canadienne de snowboard est très forte. Les trois athlètes peuvent assurément rêver de monter sur le podium, même Mark McMorris, originaire de Regina, qui a subi un grave accident sur les pistes il y a quelques mois.

 

Et à l’international?

Les J.O., c’est aussi l’occasion de découvrir des sportifs inspirants qui viennent de partout dans le monde. Voici nos favoris :

 

  • Ester Ledecka, République tchèque.

À 21 ans, la jeune femme est la première athlète à se qualifier autant en ski alpin qu’en planche à neige dans les mêmes Jeux olympiques. Le goût de la compétition doit être dans la famille : son grand-père a déjà remporté une médaille olympique en hockey!

 

  • Javier Fernandez, Espagne.

Même s’il a été intimidé dans sa jeunesse à cause de sa passion pour le patinage artistique, plus personne ne rit de Javier Fernandez aujourd’hui. Il pourrait devenir le premier athlète à donner une médaille à son pays, l’Espagne, aux Jeux olympiques d’hiver… depuis 1992!

 

  • Pita Taufatofua, Tonga.

Cet athlète originaire de Tonga, un petit État de la Polynésie, s’est fait connaître en participant à l’épreuve de taekwondo aux J.O. de Rio en 2016. Il a tout bonnement décidé, pour les J.O. d’hiver, de s’essayer… au ski de fond! Pas évident pour cet athlète originaire d’un pays où il ne fait jamais en bas de 22°C et qui a dû, pour s’entraîner, s’exiler en Islande.

 

Quels sont les Olympiens qui vous inspirent ?

 


Pour d’autres lectures inspirantes sur les Olympiens, consultez notre dossier Jeux olympiques

 

 

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Maggie MacDonnell: la meilleure prof au monde!

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En mars dernier, une Canadienne remportait le prestigieux Global Teacher Prize 2017. Portrait de Maggie MacDonnell, une enseignante profondément engagée.  

Maggie MacDonnell: la meilleure prof au monde!

Maggie MacDonnell enseigne à l’école Ikusik de Salluit (Nunavik) depuis sept ans. Elle est aussi l’instigatrice de nombreux projets communautaires visant à rendre les jeunes autochtones maîtres de leur destin. En mars 2017, Maggie a été sacrée « meilleure enseignante au monde » à Dubaï, aux Émirats arabes unis, un prix venant avec la somme d’un million de dollars américains.

 

Crédit: Abdullah Kafashe

 

Originaire de la Nouvelle-Écosse, elle était l’une des dix finalistes retenus parmi 20 000 candidats. « Lors de la remise de ce prix, je me suis sentie très honorée de côtoyer des gens au vécu si inspirant, relate-t-elle. J’ai eu le bonheur de vivre ce moment avec trois de mes anciens étudiants qui se sont empressés d’annoncer l’heureuse nouvelle sur Facebook! »

 

La motivation ultime de Maggie est de redonner aux jeunes Inuits leur fierté et ainsi contrer les fléaux affligeant Salluit : drogues, alcool, vandalisme, abus sexuels, grossesses précoces, décrochage scolaire, suicide… « En tant qu’enseignante dans une petite communauté arctique, ma journée de travail n’est jamais terminée. Même lorsque les portes de l’école sont closes, la relation avec mes élèves se poursuit puisque nous appartenons à la même communauté. Je me perçois comme une mentore, mais certains jeunes me considèrent comme une figure parentale en quelque sorte ».

 

« Les gens qui visitent l’Arctique sont séduits par la beauté des paysages, mais, moi, ce qui m’a toujours inspirée, ce sont les jeunes Inuits. À mes yeux, ce sont eux les véritables aurores boréales ! Mon rôle consiste à faire tomber les barrières afin qu’ils puissent danser et briller de tous leurs feux. »

– Maggie MacDonnell

 

Des projets à la pelle

Diplômée en kinésiologie et en éducation physique, Maggie MacDonnell considère l’activité physique comme un outil de choix pour favoriser la résilience chez les jeunes. Mais elle réalise aussi des projets dans d’autres domaines :

    

  • Des stages en milieu de travail offert aux jeunes filles grâce à un partenariat entre l’école et une garderie. 
  • Un atelier de réparation de vélos employant des adolescents.
  • Une cuisine communautaire et un programme de nutrition en milieu scolaire. 
  • Un centre de conditionnement physique accessible aux jeunes et aux adultes. 
  • Un club de course à pied. En plus d’agir comme entraîneurs, Maggie MacDonnell et son mari ont trouvé le financement nécessaire pour permettre à de jeunes coureurs de participer à des compétitions en Nouvelle-Écosse et à Hawaï.   

 

Un avenir prometteur  

Crédit: Abdullah Kafashe

 

Que fera Maggie avec la somme d’un million de dollars américains reçue à Dubaï? « J’ai plusieurs beaux projets en tête, y compris l’implantation d’un programme visant à faire renaître la pratique ancestrale du kayak chez les jeunes Inuits. Étonnamment, même si ce sont les Inuits qui ont inventé le kayak, peu d’habitants de Salluit en font. Je suis persuadée que cette activité pratiquée en harmonie avec la nature est bénéfique pour la santé physique et mentale des jeunes et qu’elle peut faire d’eux des défenseurs de l’environnement. C’est aussi une excellente façon de développer des liens entre autochtones et non-autochtones », précise la sympathique enseignante.   

 

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