Sports et plein air

Premier camp pour familles d’enfants ayant un excès de poids

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Le Groupe En-Jeux pour les parents d’enfants avec excès de poids (GEPEEP), créé par Céline Raymond, diététiste-nutritionniste à Shawinigan, tiendra, du 17 au 19 mai, son premier camp familial à la base Plein Air Ville-Joie de Trois-Rivières (secteur Pointe-du-Lac). Des familles comprenant des enfants âgés de 5 à 14 ans qui ont un surplus de poids pourront alors vivre un « week-end santé joyeusement profitable », prévoit Mme Raymond, qui insiste sur la notion de plaisir de cette activité familiale.

Premier camp pour familles d’enfants ayant un excès de poids

[Article mis à jour]

D’où est venue l’idée d’un tel camp?

« Il faut remonter à l’origine du GEPEEP, explique Céline Raymond, qui était diététiste clinicienne au Centre d’enseignement sur le diabète dans le réseau de la santé. En 2004, j’avais rencontré, lors d’une consultation pour le prédiabète, deux enfants qui avaient un surplus de poids. Jadis, le diabète de type 2 apparaissait chez les adultes de plus de 40 ans, mais de nos jours, des enfants en souffrent en raison de l’incidence de l’excès de poids sur le diabète de type 2. J’ai fait des démarches auprès du CLSC pour qu’on fasse quelque chose! »

 

Le Groupe En-Jeux est né de cette réflexion avec un enseignant en éducation physique, des professionnels du CLSC et un parent d’enfant obèse. C’était d’abord un projet-pilote avec une approche familiale en trois volets : nutrition, activité physique et aspects psychosociaux.

 

Le GEPEEP proposait des sessions composées de séances d’activités physiques, d’ateliers de cuisine en famille et de formation pour les parents. Malgré le taux de satisfaction très élevé des participants, peu de jeunes familles avaient le temps de participer à ces soirées, trop occupées par les soupers, les devoirs, les bains… « Compte tenu de cette réalité, ajoute Mme Raymond, nous avons réorienté notre offre et conçu notre premier camp de vacances pour familles avec au moins un enfant de 5 à 14 ans ayant un excès de poids. Nous serons dans un milieu favorable au développement de l’estime personnelle, où les enfants ne craindront pas d’être « jugés », puisqu’il y aura d’autres jeunes comme eux. »

 

Le camp : un condensé de l’approche multidisciplinaire du GEPEEP

Le programme de ce premier camp du GEPEEP comprend notamment des activités physiques, une visite à l’épicerie, des ateliers de cuisine et la présentation de l’outil pédagogique Pyramide des saines habitudes de vie. Les activités physiques regroupent des jeux collectifs et non compétitifs convenant aux enfants de chaque groupe d’âge et, pour encourager les parents à bouger avec leurs enfants, des jeux à faire en famille comme le Cardio plein air, le rallye actif en famille, le circuit d’activités physiques, etc. Un service de gardiennage pour les tout-petits est aussi offert gratuitement.

 

Céline Raymond est emballée par le choix du camp : « La base de plein air est située en bordure du lac Saint-Pierre, dans le secteur Pointe-du-Lac de la ville de Trois-Rivières. On peut donc aller à pied à l’épicerie, une façon de valoriser la marche. L’orientation de la fin de semaine est d’optimiser les principes de la nutrition : si elle est rassasiante et équilibrée, on diminue les situations de fringales. L’atelier de cuisine, sur la planification des menus, permettra de préparer un repas communautaire sous forme de buffet. On verra qu’une alimentation saine peut être variée et savoureuse. Le but principal est de faire vivre aux enfants une expérience très positive. »

 

On attend un maximum de 15 familles, mais si un plus grand nombre de personnes sont intéressées, le GEPEEP pourra réserver une autre fin de semaine à la base Plein Air Ville-Joie. Mme Raymond confie que la fin de semaine de l’Action de grâces, en octobre 2013, est déjà réservée, au cas où…

 

Info : www.gepeep.org

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Lancer un nouveau sport dans sa ville : Ultimate frisbee à Sainte-Julie

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Avant que Diane Beaudry emménage à Sainte-Julie, l’Ultimate frisbee ne faisait pas partie de la programmation sportive de la Ville. Mère de deux jeunes qui avaient à l’époque 12 et 14 ans, elle a vite remédié à la situation. En 2010, elle a fondé une association régionale permettant à la fois aux enfants et à leurs parents de découvrir cette nouvelle activité.

Lancer un nouveau sport dans sa ville : Ultimate frisbee à Sainte-Julie

Chez Diane Beaudry, tout le monde manie le frisbee. Son conjoint a commencé à jouer à Montréal, ce qui a incité les enfants à en faire autant. Ces derniers étaient déjà très actifs, surtout en patinage de vitesse. La famille devait donc se rendre fréquemment dans la métropole. À force d’observer sa progéniture s’épanouir sur le terrain, l’idée d’une ligue d’Ultimate frisbee à Sainte-Julie a germé dans la tête de la mère.

 

Sous l’aile d’une autre association

Son premier réflexe a été d’aller rencontrer le président de l’Association de Ultimate de Montréal (AUM), qui lui a d’abord recommandé de vérifier l’intérêt de la Ville. « Le Service des loisirs était très ouvert à ça, se remémore Diane Beaudry. La première année, il nous a même aidés à obtenir la subvention SOGO Active. Le président de l’AUM est venu animer une soirée portes ouvertes, et il a aussi assisté à trois ou quatre rencontres avec la Ville, parce que je n’avais jamais démarré ça, moi, une association! » L’organisation montréalaise a même accepté de s’occuper de la comptabilité de la nouvelle ligue de Sainte-Julie, au plus grand soulagement de sa fondatrice.

 

Le principal défi a toujours été le recrutement de nouveaux joueurs. Constituée à l’échelle régionale, l’association a accès à un plus vaste bassin de population, mais cela nuit à la disponibilité des terrains. Les clubs locaux ont la priorité, alors Ultimate Sainte-Julie doit se contenter d’une plage horaire le vendredi soir.

 

« J’ai perdu beaucoup de gens à cause du vendredi, parce qu’ils veulent faire autre chose ce soir-là. Ils préfèreraient jouer à un autre moment de la semaine, mais je n’ai pas d’endroit pour le faire », se désole Diane Beaudry.

 

S’entourer pour répartir la charge de travail

S’il y a un conseil que la femme donnerait à un parent qui souhaite suivre ses traces, c’est de s’entourer de bénévoles. Elle ne l’a pas fait assez au début, et elle a trouvé la charge de travail lourde à porter.

 

Elle recommande aussi d’assister aux réunions des fédérations provinciales. Cela lui a permis d’échanger des trucs avec d’autres petites associations de la Gaspésie qui vivaient les mêmes difficultés.

 

Adultes et enfants se partagent le terrain

À Sainte-Julie, une formule familiale est mise de l’avant. Le terrain est séparé en deux pour permettre aux enfants et à leurs parents de jouer en même temps, mais chacun de leur côté.

 

Diane Beaudry décrit l’Ultimate frisbee comme un mélange de football, de soccer et de basket-ball. On ne court pas avec le disque, mais on peut se servir d’un pied pivot et, pour marquer, un joueur doit attraper le frisbee dans la zone de but. L’autoarbitrage des parties apporte, selon elle, une grande convivialité sur le terrain. Par ailleurs, les joueurs plus expérimentés assurent le transfert des connaissances aux débutants, facilitant ainsi leur acclimatation intégration.

 

Crédit photo : Robert Gosselin PPM

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